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Kashimashi ~ Girl meets Girl (2006)

HR

Temps de lecture :

1341 mots - 7 minutes

Version française : Non licenciée
Studios : Studio Hibari, Lantis, Bandai Visual
Genre : Shôjo, Romance, Humour, Fantastique
Nombre d’épisodes : 12 + 1 OAV
Diffusion : Premier épisode diffusé le 11 Janvier 2006, dernier le 29 Mars 2006

Kashimashi, c’est des triangles amoureux, de petites amourettes entre filles saupoudrées d’une pointe de poésie et d’humour. Une recette dont l’efficacité reste à prouver lorsqu’on mêle le tout à une quantité d’absurdités et d’incohérences, même si le tout est plein de bons sentiments. L’exemple typique d’une série qui manque son tir, et ne fait pas mouche.


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La petite erreur de calculs ayant aboutit au changement de sexe d’Hazumu ne semble pas le déranger, tout est fait pour que le spectateur suive son exemple et cède devant son côté kawaï.


Heureusement qu’il est bien là, cet humour, sinon je ne crois que je n’aurais jamais eu la force d’aller jusqu’au bout de la série. C’est bien sympathique, les histoires de cœur et les liens amoureux entre  des filles aussi mignonnes les unes que les autres, et c’est plutôt agréable de découvrir les secrets des personnages au fil des épisodes, mais ce fut difficile de tenir une saison entière à cette allure, le tout manque cruellement de punch. C’est l’humour qui occupe ce grand vide, d’une manière très appréciable mais qui contraste un peu avec le reste de l’animé et fait un peu tâche, partageant la série entre deux aspects opposés qui ont un mal fou à cohabiter. La faible quantité d’émotion qui pourrait se dégager de la série est annihilée par les origines humoristiques de l’histoire, tandis que l’humour est souvent totalement en décalage avec un aspect sérieux peu crédible et n’atteint pas sa cible. Kashimashi ne sait pas sur quel pied danser et se trouve face à un constat final douloureux : lorsqu’on adapte à l’écran un manga moyen qui ne le méritait pas, le résultat n’est jamais des plus fabuleux, il n’y a même pas de quoi éveiller un certain potentiel dans la série.


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L’humour est légion et plutôt efficace au départ, mais on se lasse vite des frasques des personnages, d’autant plus que ça ne vole pas bien haut.


Le scénario lui-même repose sur un fait humoristique : Hazumu est un garçon transformé en fille par des aliens à la suite d’un accident aussi hasardeux que ridiculement mis en scène… On pourrait se demander si ça ne lui poserait pas quelques problèmes de sexualité, mais en fait pas le moins du monde. Hazumu aime une fille, et même en fille il continuera à l’aimer… C’est bien ça qui m’a paru étrange, Hazumu ne s’inquiète pas du tout de sa transformation en fille, on dirait même qu’il n’attendait que ça. A vrai dire, il réagissait à la base comme une vraie fille, et avec un caractère plutôt léger et plat. Une fois transformé en fille, il n’a pas du tout conscience de ses attributs, ce qui plaît pas mal à son père et à son meilleur ami, qui ne cachent pas leur attirance pour cette fille toute fraîche. Apparemment, ça ne leur pose pas de problème de savoir qu’il était un garçon avant, qu’ils le connaissent bien et qu’il est même le fils du premier, tout être normalement constitué serait tiraillé par cette situation et y verrait certaines références homoérotiques ou incestueuses peu plaisantes, mais non, dans Kashimashi les personnages ont le QI d’une moule et ils ne pensent qu’à se reproduire avec le plus bel être du sexe opposé, savoir d’où il est et qui il est importe peu. On aurait même pu penser qu’Hazumu cacherait cette situation à sa famille et se ferait passer pour une nouvelle arrivante en ville, mais rien de tout ça, il rentre simplement chez lui transformé en fille, et ça n’a l’air d’inquiéter personne. La seul point un temps soit peu intéréssant concerne sa relation avec Yasuna, une fille de sa classe qui l’a rejeté plus tôt et qui semble elle être très perturbée par ce changement de sexe, se résignant finalement à adresser quand même ses sentiments à Hazumu, qu’elle aime envers et contre-tout pour ce qu’il est intérieurement. Sans doute l’unique personnage cohérent de la série. Mais après tout on est dans la japanimation, alors tout est envisageable, pour le meilleur et pour le pire.


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La relation qui lie Yasuna et Hazumu est la seule qui soit digne d’intérêt et réellement cohérente, mais les rares scènes de romance qui les concernent s’intègrent difficilement dans le reste de la série.


Ce qui m’a fait tenir dans Kashimashi, c’est l’humour : stupide et inattendu, qui arrive comme un grand courant d’air dans un méli-mélo collant de sentiments. Entre les parents d’Hazumu qui s’adonnent couramment à la pratique du catch, Tomari et ses coups de pied dévastateurs, la professeur qui se prend pour un super-héros et qui cherche désespérément son âme soeur, et l’alien déguisé en Télétubbie et sa compagne Jan-Puu, il y en a pour tous les goûts. Les cours d’anglais de Namiko sont plutôt mémorables, surtout lorsqu’elle tombe accidentellement par la fenêtre, emportée par son envie de partager ses connaissances . Elle n’hésite d’ailleurs pas à partir à la rescousse de ses élèves dès qu’elle préssent un danger… ce qui généralement se termine par un bide lamentable. C’est encore une fois lorsqu’il concerne Hazumu que l’humour devient vite déplaisant et incompréhensible, malgré tous les efforts de la série on rigole finalement très peu, et de moins en moins. Les scènes comiques deviennent très vite sans intérêt, tout comme les scènes de romance plus sérieuses qui perdent toute leur substance au fil du temps devant leur absurdité patente.

Au final, il ne reste tout simplement plus rien à regarder, et on se retrouve devant un écran vide, se demandant si ce ne serait pas plus excitant d’appuyer sur la croix de son  lecteur pour offrir un ultime rebondissement à la série. La série a au moins un avantage, c’est un excellent remède contre les insomnies : elle vous invite à entrer dans votre univers intérieur au lieu de perdre votre temps en la regardant, parce que vos rêves auront sans doute plus d’intérêt. Avec un peu de chance, vous rêverez d’une version améliorée de la série, alors finalement, vous avez peut-être tout à y gagner. L’unique OAV s’entête à ajouter du futile à l’inutile et n’offre absolument rien à la série : à voir avant une longue sieste, pendant un chaud dimanche d’été, pour la promesse d’un sommeil lourd et vivifiant.





Soporifique

Hazumu est à croquer, comme toutes ses amies, mais les situations sont en général complètement invraisemblables. La situation d’Hazumu est plutôt sérieuse est contraignante, mais le fait qu’elle s’explique par un fait humoristique enlève toute cohérence à l’histoire, supprimant toute les saveurs de la série et éclipsant totalement des qualités déjà minimes pour un résultat insipide et ennuyeux. Scénario incohérent, réalisation bancale, décidément, j’ai bien du mal à accrocher à cette rencontre entre filles, même si elle est pleine de bons sentiments…


Gen'

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