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Odin Sphere (Playstation 2)

HR

Temps de lecture :

2959 mots - 15 minutes

Dates de sortie : Mai 2007 (Japon, USA), Mars 2008 (France)
Genre : Action, RPG, Side Scrolling
Nombre de joueurs : Solo
Développeur : Vanillaware
Editeur : Square Enix

Dans la série jeux-vidéo inspirés de la richissime mythologie scandinave, je demande Odin Sphere, un petit bijou tout en 2D offert à nos yeux par le studio Vanillaware décidément de plus en plus talentueux, et je dirais même presque au sommet de son art. Presque, parce que même si cette superbe fresque de destinées, de combats et d’amours déchus dépeinte sur un univers résolument mythologique a tout pour plaire, elle n’est pas exempte de défauts. Odin Sphere aurait sans aucun doute atteint la perfection à ces quelques détails près, mais rassurez-vous, l’expérience n’en reste pas moins saisissante de fraîcheur et d’intensité !


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La narration tient une place importante dans le jeu et révèle sa véritable profondeur, la savourer ajoute un plus incontestable, d’autant plus qu’elle ne manque pas de rebondissements et d’émotion.


Précisons tout d’abord que malgrès ses graphismes tout en 2D et ses traits quelque peu enfantins, ou plutôt féeriques, Odin Sphere ne fait pourtant pas dans le dégoulinant de sucre et de naïveté et nous expose des histoires et des personnages réalistes, dans le sens que leur personnalité très marquée ne manque pas d’évoluer et de s’enrichir tout au long de la trame scénaristique, scénario qui regorge de subtilités et de liens tissant les multiples cinématiques de chacun des personnages jouables. La maîtrise de l’histoire saute très vite aux yeux, et c’est un exploit quand on sait que ça aurait pu se terminer en un méli-mélo dramatique d’évènements sans queue ni tête ! Certains aprioris laisseraient penser qu’un jeu en 2D laisserait peu de place à l’histoire, d’autant plus avec une vue de côté, mais il n’en est rien, et c’est sans problème qu’on se laisse absorber par cette fresque de personnages et de figures emblématiques. Nous suivons tout d’abord les traces de la princesse valkyrie Gwendolyn et nous trouvons plongés dans une guerre sans merci opposant deux des trois plus grandes nations d’Erion : j’ai nommé Ragnanival et Ringford, respectivement gouvernés par le souverain belliqueux Odin (surnommé à juste titre Seigneur Démon par le peuple) et la trop audacieuse reine des fées Elfaria. C’est donc sur les terres dévastées de l’ancien royaume de Valentine, dont l’Histoire nous sera révélée au compte-goutte tout au fil du jeu, que le joueur a le loisir de diriger Gwendolyn et de lancer quelques coups de lance, maladroits au départ il faut bien l’avouer, sur une poignée de soldats ennemis et de fées capricieuses tout en admirant un paysage qui semble avoir été soufflé par un gigantesque cataclysme : arbres, ruines de grands bâtiments et d’églises, tout est étrangement incliné, et lorsqu’on jette un œil à la carte d’Erion on comprend très vite pourquoi : ce champ de bataille est un immense cratère, cicatrice imposante d’un cataclysme capital pour l’Histoire (avec un grand H, s’il vous plaît) d’Odin Sphere. Un contexte très politique et sans réel parti pris (ni bon ni mauvais, les points de vue ne cessent de diverger durant le jeu et rendent impossible cette séparation) qui a déjà le mérite d’exposer un aspect très adulte tout en restant on ne peut plus enchanteur.


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Le système d’objets est très bien trouvé et ajoute un côté tactique au gameplay, puisqu’il faut savoir utiliser chaque objet au bon moment (l’action se met en pause lorsqu’on ouvre le cercle d’objets, mais pas lorsqu’on en uilise un !) et bien cerner le système de recyclage des potions pour pouvoir atteindre le bout des niveaux.


L’histoire commence par les dernières paroles de Griselda, sœur de Gwendolyn et première princesse de Ragnanival, beaucoup plus estimée aux yeux de son père que cette dernière, qui a bien du mal à exhiber sa fierté de valkyrie tant elle essaie de gagner l’amour de son père qui ne pense qu’à guerroyer et ne trouve de fierté que dans le combat. Une jeune femme tiraillée et hésitante véritablement attachante, d’autant plus que sa personnalité ne cessera de s’enrichir et d’évoluer tout au long des évènements pour finalement s’émanciper totalement, fait commun aux cinq personnages jouables du jeu. On peut aussi noter que pour une fois, les cinq protagonistes ne sont pas unis dans une seule équipe contre un adversaire commun, il arrivera même fréquemment que le joueur doivent affronter un autre personnage jouable selon le scénario joué. Le contexte global de l’histoire et les personnages ne sont pas sans rappeler un certain Valkyrie Profile, ressemblance qui va au delà d’une source d’inspiration commune, avec ses luttes de pouvoir intestines, ses personnages torturés et ses destins insécables et amours impossibles, auquel on aurait ajouté des couleurs chatoyantes et un travail fou rendant la 2D absolument délicieuse, d’un détail et d’une fluidité remarquables. Avec tout ces atouts, il est évident que je ne pouvais qu’aimer.


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La cuisine en ville tient une place très importante dans le gain de niveaux : sans recettes, n’espérez pas améliorer votre barre de vie et votre puissance sans de longues heures de jeu, le challenge est plutôt tentant.


Du côté technique aussi donc, on ne peut être qu’épaté par le travail réalisé par Vanillaware, pas à un seul instant les décors ou les personnages semblent figés, et même les ennemis bénéficient d’un soin tout particulier et s’animent à la perfection tout en exhibant un design plutôt accrocheur (ça fait longtemps que je n’avais pas vu d’aussi beaux dragons dans un jeu vidéo, et je pèse mes mots). Les menus bénéficient d’un soin tout aussi impeccable, ça va même jusqu’au livret du jeu très coloré qui en met plein les mirettes, sans compter que la totalité du contenu du jeu a bénéficié d’une traduction française, c’est inespéré. Tous les dialogues sont eux aussi doublés, y compris les salutations des marchands et autres personnages qui déambulent dans les niveaux, mais évidemment aucun doublage français à l’horizon (et j’ai envie de dire « heureusement », peut-être qu’il vaut mieux qu’on évite de faire ce pourquoi nous ne sommes manifestement pas doués !). Reste que les options nous laissent le choix entre doublage anglais et japonais, ce qui est plutôt sympathique même si j’ai une préférence pour le doublage anglais, beaucoup plus « filmique » si je puis dire (pourtant d’habitude c’est l’inverse, une question d’immersion je suppose). Même si les décors que traversent nos personnages sont peu nombreux et qu’on doit souvent les traverser à nouveau, et c’est bien là un des défauts d’Odin Sphere, ils en sont d’autant plus soignés et nettement différents à jouer. Chaque niveau a des spécificités bien précises, comme un élément ou un statut anormal associé (mon préféré est l’état « grenouille » qui transforme le joueur en une pauvre rainette honteusement faible !).


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Le gameplay se transforme totalement en fonction du personnage contrôlé : Mercedes possède la jouabilité la plus originale et vous permet de voler librement sans limite de temps tout en vous obligeant à utiliser des attaques à distance pour vaincre vos ennemis et compenser votre faible barre de vie, des particularités qui transforment certains boss en véritables défis.


Même si les niveaux sont plutôt répétitifs (un enchainement de vagues de monstres sans énigmes, pas même une porte à ouvrir ou un obstacle à détruire), le gameplay est équilibré par des systèmes recherchés et innovants, comme les niveaux indépendants de points de vie et de points de « phozons ». Le premier permet au joueur d’augmenter son nombre maximum de pv, c’est la nourriture qui procure l’expérience nécessaire à cette ascension, il est d’ailleurs conseillé d’aller souvent au restaurant manger un bon petit plat qui fera miraculeusement monter ce niveau grâce à une multitude de recettes ramassées dans les niveaux. Le niveau de phozon, quand à lui, est à mettre en rapport avec la puissance de votre arme, et donc l’impact de vos attaques, les phozons sont des petits éclats violets qui peuvent être libérés de plusieurs façons, la plus courant étant en abattant un ennemi. Il vous suffira ensuite d’absorber ces phozons pou faire grimper le niveau de votre arme, ce qui vous permettra aussi de lancer des attaques spéciales aussi utiles que dévastatrices qui vous sortiront de mauvais pas à de nombreuses reprises. Le personnage joué en lui-même n’a donc pas de niveau général, et c’est ce qui rend ce système si original tout en poussant le joueur à se nourrir fréquemment et à réunir le plus de phozons possible. Et on peut dire que c’est nécéssaire quand on voit le challenge que resprésentent certains boss ou mini-boss ! (le premier affrontement avec le Général Brigan reste un de mes souvenirs les plus douloureux…). La difficulté est néanmoins minimisée puisqu’on peut recommencer l’étape du niveau ou le boss à loisir lorsque nos pv atteignent inopinément 0.

Le système d’objets est lui aussi très bien fait avec son anneau à l’écran et ses sacs de contenance variable pour allonger l’inventaire, sans parler du système d’alchimie et de botanique très simple mais qui ajoute vraiment une touche unique à l’inventaire avec tout un tas de graines et de mandragores aux usages divers. Les graines aspirent par exemple du phozon pour croître et donner des fruits à consommer, alors qu’un mélange d’une matière et d’une mandragore pourra donner une potions aux effets variés La simplicité la plus dérangeante concerne donc surtout les niveaux, qui même s’ils sont bien organisés (un assemblage de cercles très bien trouvé d’ailleurs, chaque cercle correspondant à un pallier de taille variable selon le défilement horizontal de l’écran) restent peu nombreux et vite expédiés, un peu plus de complexité dans tout ça aurait certainement rendu le jeu encore plus parfait qu’il ne l’est déjà, tout comme la sélection simple sur la carte, mais ça n’empêche pas la difficulté d’être bien là, et de parfois persévérer au gré des tentatives désespérées du joueur. Voilà, c’est honnêtement la seule chose qui soit rebutante, à l’exception peut-être de la durée du jeu, tout de même très conséquente pour son genre, mais comme tout produit addictif on ne peut que devenir accroc et en redemander, que voulez-vous.


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L’écran parfois fouillis peut vous jouer quelques mauvais tours : surveillez toujours vos alentours avant de lancer une attaque puissante car la moindre erreur pourra vous être fatale, et le sera très souvent, les quelques ralentissements du jeu lorsque l’écran est trop assailli n’aident pas.


Le chapitre le plus long reste le premier, et c’est aussi le plus réussi, on ne pouvait pas rêver mieux comme mise en bouche. Le rythme des niveaux s’installe très vite : d’abord le personnage a un court temps de répit dans l’enceinte de sa base, puis vient la sélection du prochain niveau. Une fois celle-ci effectuée quelques cinématiques viennent relancer l’histoire, puis le joueur traverse le niveau et déclenche une autre cinématique lorsqu’il arrive au boss et lorsqu’il le bat. La sélection des différents chapitres se fait quand à elle dès le lancement d’une partie, où on dirige une jeune fille dans une bibliothèque et qu’on prend un des livres posés sur le sol pour s’installer confortablement sur un fauteuil, les lire et laisser faire son imagination. Un chat noir nommé Socrate se balade aussi dans la pièce et permet de jeter un oeil à la chronologie et aux différentes cinématiques débloquées sans forcément entrer dans un chapitre spécifique. Une progression peut-être un peu trop simpliste qui rend le jeu assez prévisible dans son ensemble, aussi complexe que soit le scénario. Soulignons quand même qu’un chapitre final se débloque lorsque les cinq chapitres sont achevés, qui se révèle être un challenge pour les joueurs et apporte beaucoup de piment à la fin du jeu, et qui doit être accompli dans un certain ordre pour que celui-ci soit récompensé par la véritable fin du jeu. Les cinq personnages jouables sont dotés de coups et d’aptitudes différents, ce qui leur donne un côté unique et rend les premiers pas assez difficiles, mais cette subtilité s’avère payante puisqu’on se prend vite au jeu et qu’on a bien du mal à quitter son personnage lorsque le chapitre se termine. Heureusement, le jeu nous offre la possibilité de le recommencer à loisir en repartant du début du chapitre tout en gardant les statistiques du personnages. Odin Sphere joue beaucoup sur la répétitivité, que ce soit dans ses niveaux ou dans sa manière d’appréhender son scénario, et même si c’est largement critiquable il faut avouer qu’avec un minimum de persévérance et d’adaptation cette technique s’avère être souvent payante.


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Les baies de mandragore disséminées dans les niveaux vous permettent de mettre au point des potions aux effets divers et variés (napalm, soins, blizzard, lumière, etc) et son parfois utilisées dans des recettes en ville. Mais attention : elles ne sont pas toutes aussi pacifiques et trouillardes qu’elles le font croire !


N’oublions pas de parler des musiques, là aussi je ne peux que m’incliner devant tant d’efficacité. La composition est assez simple, mais j’ai rarement vu une bande sonore aussi efficace, ça donne des thèmes enjoués qui restent en tête et qui donnent envie de se lancer à corps perdu dans l’univers du jeu. Je m’étais procuré l’OST bien avant d’acheter le jeu, et on peut dire que je l’ai véritablement redécouvert en jouant, et ça a royalement dépassé mes attentes, certains thèmes pourraient même sans problème entrer dans les classiques du genre, comme la très impétueuse Valkyrie March ou les musique contre les boss finaux de chaque personnage, tout comme celle parfois très calme de certains niveaux (celle des Rocheuses Glacées est excellente, la version calme pourrait parfaitement coller à un niveau de Valkyrie Profile), de nombreux autres thèmes se dégagent du jeu et de son ambiance onirique, on ne se lasse pas d’écouter même les plus simples d’entre eux (je n’arrive pas à expliquer pourquoi j’aime tant Study Time…), la musique Sinking in Sadness me fait irrémédiablement penser à Gwendolyn accoudée au parvis du vieux château et je ne peux pas non plus m’en passer et le thème calme de la cité de Nebulapolis a vraiment quelque chose d’inoubliable ! Il en devient difficile de penser à une scène, un combat ou un personnage sans avoir la musique associée qui revient en tête. Je suis d’ailleurs toujours en admiration devant les musiques des boss final du jeu, épiques et époustouflantes, il est impossible de parler sérieusement d’Odin Sphere si on ne les a pas entendues au moins une fois, et si on ne les a pas ressenties pendant les dits combat (je pense surtout à Facing the Darkness et à Rally). Dantesque.

Le thème d’Odin Sphere est lui aussi mémorable et reste en tête dès les premières notes, les différentes versions présentes dans l’OST sont tout aussi réussies, ma préférée restant la version orchestrale immédiatement suivie par la version Sanachie, qui est aussi sublime, surtout grâce à sa seconde partie saupoudrée d’instruments très scandinaves. Les différents compositeurs se sont donc acquittés de leur tâche avec brio (je ne suis même pas étonné qu’Hitoshi Sakimoto en fasse partie, c’est juste mon compositeur de jeux vidéo favori), et même si certaines compositions resplendissent bien moins que d’autre, le plaisir d’écoute est palpable, que l’ont gambade dans la forêt ou qu’on se batte pour sa vie dans les rues de la Capitale ou face à l’impitoyable reine de l’au delà, Odette. Au niveau sonore donc, on a aussi affaire à du très lourd, c’est un régal de retrouver une instrumentalisation si riche au service de l’ambiance mythologique et onirique du jeu; c’est exactement ce que méritait Odin Sphere. Décidément, on dirait que la mythologie scandinave ne cessera jamais d’être aussi prolifique et d’inspirer les créateurs de jeux-vidéos et d’oeuvres en tout genres, et le pire c’est que le résultat est souvent excellent, même si elle est toujours un peu remaniée pour coller à la sauce vidéoludique (et je persiste à dire que Valkyrie Profile ne la saccage pas, bien moins que ne le fait Odin Sphere avec ses rois et ses sorciers moyenâgeux, dans les deux cas le résultat est succulent).


Même si Odin Sphere débarque tardivement sur une PS2 qui commence à prendre de l’âge mais ne tarit pas en hits, il s’impose comme un enchantement pour les yeux, les oreilles et pour l’esprit qu’il serait criminel de manquer. Il est clair que le jeu met dores et déjà le pied dans le domaine de l’art et prouve encore une fois (rappelez-vous, le dernier chef d’œuvre en date était Okami) qu’un jeu, c’est autre chose qu’un délire virtuel d’adolescents en manque d’amour ou de vie sociale. Quelques défauts gâchent un peu cette fresque si enchanteresse (gameplay répétitif et faible nombre de niveaux) mais n’enlèvent rien à son intensité ! Odin Sphere est donc une œuvre qui se contemple plus qu’elle ne se joue, et qui a donc un peu de mal à satisfaire les joueurs aguerris malgré la présence de nombreux systèmes originaux. Le jeu n’en reste pas moins fascinant à parcourir de bout en bout et réserve quelques surprises aux fous qui pensent manquer de challenge.


Gen'

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Sirius Sirius ·  22 mars 2009, 08:23

J'avais des choses à dire mais au final tu as tout dit ^^' Odin Sphere c'est un des derniers jeux auquel j'ai joué il y a un an. Le dernier bon RPG ( avec Wild Arms 5 et Persona 3) avant la sortie de Persona 4 en ce moment (celui-là je m'y mettrai pendant les grandes vacances).

Mais Odin Sphere, c'est un souvenir douloureux. J'ai certes fini le jeu mais non sans avoir vécu de nombreuses crises tellement la difficulté est agaçante par moment. Certes, le jeu permet de recommencer à volonté les niveaux mais c'est parfois même sadique tellement tu sais ne pas avoir les moyens mais tu t'obstines à recommencer 10 fois.

Et cette fin... où tu te rends compte que tu n'as pas le niveau et que tu dois faire du level-up comme un beau diable alors que tu sais que tu auras ... la mauvaise fin. Avant de recommencer... Je préfère quand même Valkyrie Profile :p

J'ai aussi trouvé le jeu un peu répétitif dans la mesure où les donjons reviennent toujours avec les mêmes ennemis et boss à combattre. Mais ce qui fait le charme c'est les 5 scénarios qui se chevauchent (je joue d'ailleurs à Rudra no Hihou en ce moment avec le même principe.)

En tout cas belle présentation! Et merci pour tes encouragements, en fait, mon blog, c'est pas une nouvelle expérience : il est né depuis deux mois et c'est la seconde fois que je change de thème. Mais c'est la bonne...

Gen' Gen' ·  22 mars 2009, 14:24

J'ai aussi trouvé la difficulté très corsée parfois, j'ai recommencé plusieurs boss une dizaine de fois avant de me dire qu'il fallait mieux que je m'y remette plus tard, pour finalement me rendre compte après une dizaine de tentatives supplémentaires qu'il valait mieux recommencer tout le niveau depuis le début (niveau qui lui-même était assez difficile à traverser), ou leveler un peu dans les niveaux précédents. Mon souvenir le plus douloureux reste les rues de Titania avec ses sorciers partout et ses gros gardes qui te réduisent en bouillie d'un seul coup, c'était à s'en arracher les cheveux.

Pour l'aspect répétitif, j'ai tendance à voir Odin Sphere comme un jeu orienté arcade donc même si c'est un défaut ça m'a pas posé trop de problèmes. Le principe commun avec Rudora no Hihô et autres Romancing Saga est évident maintenant que tu le dis ^^

Pour Valkyrie Profile, à part l'inspiration scandinave et le side-scrolling les deux jeux n'ont rien en commun, j'aurais du mal à les comparer mais je préfère quand même Valkyrie Profile en tant que RPG à part entière, l'ambiance me semble y être bien plus fouillée, et plus représentative de ce qui m'attire dans les mythes germaniques.

P.S : Oui, qui dit interminable commentaire, dit interminable réponse XD

Sirius Sirius ·  22 mars 2009, 15:25

Raaaah les rues de Titania... quel cauchemar...

Finalement Odin Sphere est un jeu vraiment atypique et poétique. J'ai fait une quantité incroyable de RPGs mais celui-là m'a vraiment laissé un souvenir tellement il innove.

Malheureusement, je n'ai pas pris le temps d'apprécier le tout en détail car à la longue, ça gonfle de semer des graines, bouffer du raisin, etc. J'ai pas non plus pris le temps de chercher tous les écus de Valentine et j'ai regardé la fameuse scène sur Youtube...

T'as été au level 68 avec Mercedes?!

Gen' Gen' ·  22 mars 2009, 16:03

Non, malgré ma centaine d'heures de jeu (c'est passé tout seul mais maintenant que j'y pense ça fait un peut peur >.>), j'ai pioché ce screen sur internet. Mais Mercedes est celle qui m'a donné le plus de fil à retordre, j'ai surtout joué avec Gwendolyn et Velvet (toutes les deux aux alentours du niveau 65). Faut dire que j'ai beaucoup été à la chasse aux mandragores et aux recettes, ça m'a donné l'occasion de gagner des niveaux.

Mais j'ai plus le jeu sous la main en ce moment, je m'y remettrai peut-être lorsque que je l'aurai récupéré, comme ça je pourrai peut-être les récupérer ces écus, j'ai pas encore vu cette fameuse scène ^^

Sirius Sirius ·  22 mars 2009, 16:14

Ah pardon je me souviens à l'instant qu'il faut en fait avoir coché tous les carrés du scénario pour cette scène (battre tous les boss de fin avec tous les personnages). ET cela fera que Cornelius et Velvet ont rassemblé les écus de Valentine.

Mon problème avec les mandragores, c'est que je n'avais pas l'ouïe assez fine pour les entendre (surtout quand tu joues en essayant de pas réveiller la maisonnée :p ) Je suis passé à côté de quelque chose je pense.

Gen' Gen' ·  22 mars 2009, 18:17

Il me manque quelques derniers boss à battre avec certains personnages, c'est sans doute pour ça que je n'ai pas vu la fameuse scène (c'est vraiment galère avec Mercedes, j'ai déjà bataillé comme un fou pour avoir le monstre de feu, alors les autres...).

Pour les mandragores, comment tu as fais pour mettre au point tes potions alors ? Ça devait être un peu corsé de jouer sans les "cueillir" (perso, j'étais souvent accompagné de sacs entiers de heals, et c'était pas toujours suffisant ^^').

Sirius Sirius ·  22 mars 2009, 18:54

C'était corsé en effet, et j'économisais bien mais potion Heal quand j'avais la chance de sauter par hasard sur une mandragore ^^' Pour Mercedes, sache que la première fois j'ai cru judicieux de la garder pour la fin... Je savais pas que le pire était au bout et j'ai dû battre le dragon en volant sur son dos (la pire m...) avant de recommencer dans le bon ordre.

Gen' Gen' ·  22 mars 2009, 20:08

Je crois que quelque soit le boss, Mercedes est vraiment une plaie à jouer, mais au moins ils ne manquent pas de challenge avec elle :rires:

Corti Corti ·  29 mars 2009, 11:35

Après toi et Aer, je vais définitivement me laisser tenter par ce jeu. Même si je dois reconnaître que je déteste le level-up, le jeu m'a l'air suffisament sympathique pour que je me laisse tenter :)

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