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Valkyrie Profile : Silmeria (Playstation 2)

HR

Temps de lecture :

3266 mots - 16 minutes

Dates de sortie : Juin 2006 (Japon), Septembre 2006 (USA), Septembre 2007 (France)
Genre : RPG, Side Scrolling
Nombre de joueurs : Solo (joueur 2 optionnel)
Développeur : Tri-Ace
Editeur : Square Enix

Ah, Valkyrie Profile, comment rester insensible à la simple évocation de ce nom, synonyme d’une profondeur de jeu inouïe doublée d’un gameplay à faire trembler les plus grands du monde du jeu-vidéo, alliant finement tactique et furie dans des combats mémorables, s’éloignant volontairement de la jouabilité classique des RPG pour explorer de fond en comble un système de jeu simpliste bourré d’astuces et de tours de main prodigieux, le tout baigné dans les innombrables mythes de la méconnue mais fascinante mythologie scandinave sans pour autant dénaturer ses légendes et ses personnages ? Valkyrie Profile, c’est une expérience unique, et ce second volet le prouve encore une fois tout en mettant en avant des différences flagrantes et une toute autre dimension de jeu… En route pour Valhalla, la demeure des nymphes guerrières !


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Le charadesign de cet opus est fidèle à ses origines et nous offre un panel de personnages des plus réussis, personnages qui auraient pu davantage toucher le joueur si leur background avait été aussi développé que dans le premier volet.


Alors que les mythes scandinaves sont la plupart du temps exploités sans jamais être plus fouillés, ou qu’ils restent à l’état de source d’inspiration dans un nombre considérable de jeux en tous genres, Valkyrie Profile replace directement son histoire dans l’univers mythologique germanique (en la simplifiant néanmoins un peu pour les besoins du jeu), c’est donc tout naturellement qu’on trouve d’innombrables allusions à des légendes et des épopées scandinaves, la plupart du temps sans même y faire attention et les prenant simplement pour des inventions du jeu. Toutes les divinités représentées et évoquées dans Valkyrie Profile : Silmeria ont une origine mythologique, et même les noms des lieux traversés font parfois référence aux mythes scandinaves, comme le Volcan Surts, Surtur étant une divinité scandinave relative au feu et à la chaleur. Il n’est pas dit si les trois valkyries Lenneth, Silmeria et Hrist (les noms des deux premières ont été inventés pour les besoins du jeu) font partie d’une pléiade d’autres valkyries ou si le jeu met en avant une représentation tripartie du mythe de la Valkyrie, mais aucune autre valkyrie n’est citée ni même sous-entendue, ce qui me ferait plutôt pencher pour la seconde thèse. Dans tous les cas, avec un background de cette ampleur, aussi riche que peut l’être la mythologie scandinave dont nous ne connaissons au final qu’une maigre partie, le jeu ne pouvait partir que sur une bonne base, si tant est qu’il l’exploitait correctement. L’univers de Valkyrie Profile est avant tout mythologique, même si sa géographie est naturellement beaucoup plus libre, tout comme l’identité et l’histoire de ses protagonistes. Valkyrie Profile ne fait pas l’erreur de calquer directement son scénario et ses personnages sur les mythes scandinave, et s’en sert seulement comme base, comme une toile sur laquelle serait dépeinte l’aventure. Lenneth, même si elle est inspirée par plusieurs légendes et par l’image de la Valkyrie mythologique, est un personnage totalement fictif, une valkyrie dont le but est de recueillir des Einherjar pour Odin et les emmener au Valhalla tout en redécouvrant peu à peu son passé. Le premier opus du jeu se concentrait principalement sur cette quête et développait très largement l’histoire de ces guerriers déchus, déshonorés et imbus, les plus dignes de rejoindre les rangs de l’armée d’Odin.


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La carte du monde est une invitation au voyage, et même si elle n’est pas bien grande et qu’il n’est plus question de diriger une valkyrie en plein vol, ses détails ne manquent pas de fasciner et sa modélisation est digne d’une illustration d’artiste.


Contrairement à ce dernier, Valkyrie Profile : Silmeria se concentre sur son scénario et abandonne complètement l’histoire des Einherjar, les faisant passer pour de simples personnages jouables en combat à l’histoire à peine survolée si on prend la peine de la lire dans le menu. C’est la principale différence entre ces deux Valkyrie Profile, et celle qui a le plus de chances de décevoir les fans du premier opus. Alors que le premier Valkyrie Profile mettait en scène différentes histoires tragiques avec toutes sortes de protagonistes imaginables, où Lenneth faisait plutôt office de témoin, Silmeria, soeur de Lenneth entraperçue dans le premier volet, prend une place centrale dans une quête qui met en danger Midgard et nous emporte dans une aventure ayant pour but de sauver la terre des hommes comme celle des dieux, une sorte de Ragnarök avant l’heure. Les petites histoires indépendantes des Einherjar sont donc remplacées par une aventure unique plus vaste et sans ce décompte fatidique qui s’écoulait dans le premier jeu. Les deux jeux n’ont donc en commun que leur background mythologique, le second s’écartant volontairement du premier pour éviter de taper dans le « remake » et créer une suite à part entière. Un pari dangereux et beaucoup moins facile qu’une simple adaptation en 3D du premier opus. Le résultat se révèle donc être beaucoup moins intéressant même si l’histoire des personnages comble un peu ce vide, puisqu’au début du jeu les personnages ont tous un passé très lourd derrière eux qui pourrait tout aussi bien faire l’objet d’un jeu vidéo, comme l’enferment d’Alicia dans un château isolé, le passé de Rufus ou encore ce qui a valu à Silmeria d’être punie et sauvée de justesse lorsqu’elle s’est éveillée dans l’esprit d’Alicia au lieu de s’y endormir pour l’éternité.


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Les décors les plus simple se transforment en peintures sous les doigts experts de Tri-Ace, la majorité des décors du jeu est un régal pour les yeux.


Princesse du haut royaume de Dipan, Alicia est une enfant quand une voix commence à lui parler, comme enfermée dans son esprit. La jeune princesse en parle alors à son père, et hurle à la voix de définitivement quitter son corps, en vain. Le roi Barbosa de Dipan, effrayé par ce comportement étrange, condamne alors son unique fille à l’exil et l’enferme dans un château abandonné sur le vieux continent. Confrontée à elle-même, à cette voix qui ne cesse de lui répéter qu’elle se nomme Silmeria et à celles des guerriers qui sont sous sa tutelle, Alicia vivra enfermée dans cette cage solitaire jusqu’à cette nuit, où l’orage semble déchirer le ciel et menace de s’abattre sur le vieux château… Fuis, Alicia, ils arrivent, je le sens… fuis…

Même si au niveau de son déroulement scénaristique Valkyrie Profile : Silmeria porte à controverse, son univers n’en reste pas moins fidèle à la série et parfaitement retranscrit, et le gameplay est de nouveau au rendez-vous même s’il a eu droit à quelques remaniements. Par exemple, plus question de faire apparaître des cristaux n’importe-où sur le sol et les parois, maintenant seuls les ennemis sont transformables en “bloc de cristaux”, il est même possible de monter dessus, de les pousser ou d’échanger sa position avec le cristal. Une initiative qui limite les facilités de déplacement du premier volet mais rend certaines énigmes particulièrement difficiles. Le passage des combats à la 3D est un franc succès, rendant par la même occasion les combats plus tactiques, beaucoup moins bourrins que dans le premier opus où on se contentait de se battre sur un plan en fonçant sur l’ennemi au bon moment. Comme précédemment l’attaque en elle-même consiste en un acharnement sur les touches de la manette (à l’exception de celles qui correspondent à des personnages inefficaces contre certains types d’ennemis), mais la position de l’équipe par rapport à l’adversaire prend une place très importante dans ses chances de victoire, tout comme l’utilisation de la magie et des nombreux objets disponibles au bon moment sous peine d’être confronté à une mort imminente. Les combats prennent une intensité phénoménale, les effets lumineux, les sons et les furies venant sans cesse titiller notre regard et nos oreilles lorsqu’on s’acharne sur un ennemi tout en essayant d’éviter sa zone d’attaque et qu’on le découpe en morceaux dans une gerbe de cristaux, au sens propre du terme. Un acharnement jouissif qui prend toute son ampleur au fur et à mesure de l’avancée du jeu, et des diverses aptitudes et fonctions débloquées tout au fil de l’aventure, le tout ajouté à des techniques impressionnantes et des ennemis honteusement coriaces qui demandent une technique bien précise pour être vaincus. Le plaisir du gameplay est même prolongé puisqu’un donjon supplémentaire très corsé vient s’ajouter à la carte du monde une fois qu’on a atteint la dernière sauvegarde du jeu, la Porte Divine (Seraphim Door dans la version anglophone), un donjon qui offre facilement des dizaines d’heures de jeu supplémentaire, puisqu’on peut cumuler le nombre de fois qu’on le termine, tout comme pour le jeu en lui-même.


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Le menu propose des fonctionnalités variées et demandera un sens de la gestion très particulier pour gérer les compétences, l’état des personnages et l’organisation des objets de l’inventaire. On regrettera cependant la disparition des points de synthèse et de transformation d’objets, très pratiques dans le précédent volet.


A chaque fin de jeu, la possibilité de recommencer une partie à un niveau plus élevé nous est offerte, le tout plus d’une trentaine de fois avant d’atteindre la difficulté maximale, et le passage d’un niveau de difficulté à une autre se fait généralement sentir. Tout est donc pensé pour pousser le gameplay et la durée de jeu à son maximum, sachant que pour terminer une fois l’aventure il faut bien soixante-dix heures de jeu cumulées en avançant tranquillement. Multipliez le tout par trente, ajoutez le nombre d’heures supplémentaires que vous passez à la Porte Divine, et vous obtiendrez une durée de vie assez monstrueuse, si tant est que vous ayez envie de poursuivre le plaisir jusqu’à ses derniers retranchements. Valkyrie Profile : Silmeria propose un système de jeu complexe à l’instar des anciens RPG qui revendiquaient leur statut de soft accessible aux vrais connaisseurs, le système d’acquisition de techniques, de compétences, d’orbes et même le déplacement en dehors des combats demande un réel travail de prise en main des nombreuses capacités du jeu. Il est donc courant de passer des heures dans le menu, ou de bloquer en essayant d’atteindre une zone apparemment inaccessible où est pourtant posé un coffre mystérieux. Une jouabilité très fouillée et complète, autant pendant les combats que dans les donjons et même en ville, où il faut souvent parler aux gens pour débloquer des donjons annexes et même y retourner à un niveau plus élevé. Autant dire que terminer le jeu à 100% relève de l’exploit historique, sur ce point là Valkyrie Profile : Silmeria réussi de loin à surpasser son âiné.


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Les comats passent clairement au stade supérieur dans cet opus : proposant tout d’abord une phase tactique poussant le joueur à trouver le meilleur angle d’attaque tout en étant hors de la portée d’attaque de l’ennemi, le combat rejoint ensuite le système du volet Playstation qui consiste en un appui simultané de touches pour, ici, littéralement découper l’enneml en morceaux et l’achever dans l’acharnement le plus total grâce à une série de furies dévastatrices et grandioses.


Valkyrie Profile : Silmeria s’impose aussi grâce à sa qualité graphique : le déroulement latéral des décors demande beaucoup moins de travail qu’un immense univers en 3D, mais même cet aspect a été tiré à son avantage en nous exposant des décors très travaillés et soignés faisant certainement de Valkyrie Profile l’un des plus beaux jeux de la PS2. Les paysages traversés fourmillent de détails, jusqu’à l’intérieur des maisons avec les rideaux qui flottent au vent et des rayons de soleil qui percent les vitres, même l’herbe des praires verdoyantes est remuée par le vent et des nuages de pétales s’envolent des champs de fleurs. Les villes ne sont pas en reste, affichant des maisons à l’architecture fouillée et réaliste, transformant la plupart du temps des paysages anodins en véritable peintures, et comment ne pas parler des couloirs impétueux du Valhalla, décorés de colonnes de marbre et de longs tapis rouges, on ne pouvait imaginer mieux. C’est un aspect du jeu qui était déjà très fouillé dans le premier Valkyrie Profile, le qualité graphique n’a rien perdu dans ce passage à la 3D, et même la brève cinématique d’introduction affiche une modélisation parfaite et des couleurs effacées pour un rendu impeccable. L’avantage du défilément latéral des décors et qu’il donne l’occasion de travailler beaucoup plus précisément les décors que pour un jeu en 3D classique, et ça se ressent, du coup la qualité graphique reste difficile à maintenir et certains lieux paraîtront bien vides par rapport à d’autres, une juste sentence quand on est confronté aux décors sublimes que nous offre parfois le jeu.


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Même le décor à priori commun des villes est des plus soignés et donne parfois l’impression d’être face à une 2D très élaborée. Au contraire de l’opus précédent, les villes sont dorénavant des points de passage où l’on se repose et où on s’équipe pour repartir de plus belle.


Car oui, il a beau être la digne suite de Valkyrie Profile, le jeu a quand même des défauts. Tout d’abord, et c’est ce qui m’a le plus gêné, la mise en scène. Je constate que dans la plupart des jeux récents la mise en scène est complètement délaissée au profit du gameplay, c’est vraiment dommage, et ça nuit vraiment à l’attachement et au charisme des personnages. Les cinématiques sont souvent expédiées à la va-vite, et même les dialogues s’emble n’avoir pas bénéficié d’un grand soin. Les relations entre les personnages ne se développent pas un iota, même Alicia se laisse prendre de haut par Silmeria du début à la fin alors que cette dernière est censée être dans sa tête depuis des années avant le début du jeu et donc dépendre complètement d’elle, d’ailleurs j’ai du mal à gober que ça ai pu la rendre aussi niaise, je comprend sa timidité mais pas sa simplicité d’esprit, d’autant plus qu’avec Silmeria enfermée avec elle (et donc seule personne avec qui communiquer) durant tout ce temps elle aurait dû prendre de la graine. Pourtant, les deux jeunes femmes paraissent ne même pas se connaître. Et Rufus qui a le béguin pour Alicia sans que ça aille plus loin, c’est vraiment navrant. C’est bien beau les scènes de rougissement mutuel, mais je m’attendais quand même à ce que ça aille un peu plus loin. Les personnages de Silmeria et Hrist et leur petit jeu de dualité sont déjà beaucoup plus intéressants, même si la véritable identité de Leone saute aux yeux dès sa première rencontre. D’ailleurs comment Arngrim peut-il lui faire aveuglément confiance s’il la connaît depuis si peu de temps lorsque l’équipe les rencontre ? J’ai aussi du mal à comprendre comment Brahms, Seigneur des Revenants, ai pu se cacher dans le corps de Dylan alors que ce dernier a été éveillé en tant qu’Einherjar au début du jeu. D’ailleurs, je ne vois pas ce qu’il vient faire là, ce « Seigneur des Revenants », et qu’est-ce que c’est que cette histoire d’Orbe du Dragon ? Ils n’avaient pas assez de choix dans les artefacts des mythes scandinaves, ils étaient vraiment obligés d’en inventer un aussi ridicule ? Est-ce que c’est un cross-over volontaire entre Valkyrie Profile et Dragon Ball Z ? … Non, sérieusement, le gameplay est certes excellent et le côté graphique très réussi, mais niveau personnages et scénario ils auraient vraiment pu mieux faire, heureusement que les qualités du jeu rattrapent sans problème ses défauts un peu cocasses, toutes ces simplicités auraient vraiment pu être évitées. Heureusement que le charadesign est réussi, j’aime au moins les personnages pour ça. Le scénario de Valkyrie Profile : Silmeria succède un peu piètrement à la superbe histoire de la mort de Platina et aux questions qui ne cessent de revenir à l’esprit du joueur quand à l’identité de Lenneth dans le premier opus de la série…


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La fréquence des attaques de l’équipe est variée et configurable grâce au menu, il est préférable de choisir le bonne combinaison d’attaque pour un taux de dégât maximal et un nombre de coups conséquent, puisque c’est pas cet unique moyen qu’il devient possible de lancer des furies qui infligent de sévère dégâts et sont parfois les seules attaques réellement efficaces contre un adversaire.


Les musiques, même si elles sont moins bonnes que celles du premier opus, sont quand même très agréables à écouter (surtout grâce à l’instrumentalisation, la composition manque souvent de punch), je trouve quand même que certains thèmes écrasent littéralement les autres, comme celui de l’introduction, ou celui de la sublimissime carte du monde (j’en ai jamais vu d’aussi précise, à ce niveau là c’est presque du photoréalisme, on pourrait presque s’y voir se promener, et la musique fait littéralement planer…). Le thème de combat est sympathique, mais n’égale pas le génial ‘The Unfinished Battle with God’ Syndrome. Notez quand même qu’on peut combattre avec la version originale de ce dernier lorsqu’on recommence une partie, j’aurais quand même préféré combattre avec la version arrange, ça aurait été fabuleusement jouissif de pouvoir casser du monstre pendant que les instruments s’acharnent comme des dingues. Signalons aussi le très bon doublage anglais des personnages, c’est toujours plaisant de les entendre hurler pendant les combats, et sortir une phrase très classe dès qu’ils démembrent un ennemi. En plus de ça, on a eu droit à une excellente traduction de l’intégralité des textes du jeu, jusqu’au furies et aux victoires des combats, les dites « purifications », et même à la petite icône de la caméra qui indique parfois “libre” en combat. Derrière tous ces aspects plus ou moins positifs, la trame générale reste une peu brouillée, et on a souvent du mal à savoir ce qui se passe / ce qui vient de se passer. On cerne avec une facilité étonnante les personnages, mais on est complètement dépassé par ce qu’ils font, c’est une des particularités étranges de ce second volet. D’autant plus qu’avec cette mise en scène bâclée, aucune émotion ne nous est transmise et on observe sans être vraiment dedans en attendant qu’on nous laisse reprendre les manettes pour casser du monstre dans une mêlée incompréhensible de coups et d’effets lumineux pourtant bien plus immersifs.


Valkyrie Profile : Silmeria s’impose donc par ses qualités inégalées, que ce soit au niveau du gameplay ou des graphismes, mais il affiche aussi un grand nombre de faiblesses au niveau du scénario et de ses personnages qui rendent l’histoire assez inaccessible et peu encline à être répétée plusieurs fois pour faire perdurer le gameplay jusqu’aux limites étonnamment larges du jeu. Au final, il se laissera déguster sans problème pour sa jouabilité, ses combats, sa beauté et son univers mais le plaisir sera quelque peu gâché par des personnages trop calfeutrés et une histoire parfois incompréhensible, parfois trop classique. Le déséquilibre est évident, marque d’une stabilité difficile à retrouver après le monstrueux succès que fut l’inoubliable Valkyrie Profile à son époque, toujours largement devant son petit frère qui ne sait plus vraiment où donner de la tête, oscillant sans arrêt entre chef d’œuvre unique en son genre et suite ratée…


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Sirius Sirius ·  24 mars 2009, 16:06

En effet, le recrutement des Einherjars nous laisse regretter celui du premier opus. c'est dommage car je suis certain qu'il aurait été possible de développer un peu ces coquilles vides. Sauf à un certain moment du jeu, ils sont inutiles.
Tu parles de suite. C'est bizarre car c'est à moitié vrai avec ce jeu. L'apparition de Lenneth vers la fin et le paradoxe temporel créé (assez naze cette histoire d'ailleurs) en fait une suite alors que c'est un prélude. Compliqué tout ça ^^'
Au final je le trouve plus beau, mais moins riche en émotion que son ainé. Moins inquiétant aussi. Et pourtant je le préfère car il améliore bien le gameplay. C'est dynamique et jouissif. T'es dur avec l'intrigue et les personnages et t'oublie de citer l'essentiel : Lezard Valeth, le mythe de VP!
Pour les musiques, j'ai peu de souvenirs : il me semble que l'OST est excellente mais assez mal intégrée et exploitée dans le jeu.
C'est pas une suite ratée :surpris:

Gen' Gen' ·  24 mars 2009, 18:55

J'avais bien le grand Lezard Valeth en tête lorsque j'ai écris mais au final je me suis dit qu'il était trop tard pour en parler, mais il reste quand même un des personnages les plus tarés et inquiétants du jeu-vidéo à mes yeux. Et puis je ne voulais pas trop spoiler le scénario ^^

Pour l'appellation de "suite", je parlais du jeu en lui-même, l'histoire se déroule un millénaire avant le premier mais techniquement ça reste Valkyrie Profile "2".

Le paradoxe temporel n'en est pas vraiment un, faut voir le temps comme un continuum entier : si Lenneth n'était pas venue pour régler les choses, elle n'aurait pas pu être envoyée dans le passé. D'après ce que j'ai compris de l'histoire ça tient la route au contraire, c'est un des rares jeux qui semble avoir conscience que concrètement, les paradoxes temporels ne peuvent pas exister. Je pense toujours à Timesplitters 3 quand je pense aux paradoxes temporels : si le héros ne s'était pas aidé lui-même, alors il n'aurait jamais pu arriver au moment où il doit s'aider. C'est très compliqué à expliquer mais au final c'est logique, il faut juste oublier la conception linéaire et inaltérable du temps qu'on imagine au premier abord ^^
Pour essayer de faire clair : dans le futur d'où vient Lenneth, Lezard a déjà fait sa tentative dans le passé, normal puisque le passé en question est celui qui se déroule durant le jeu. Le futur a déjà pris en compte tout changements éventuel du passé avant même qu'un hypothétique voyageur temporel soit envoyé dans le passé, d'ailleurs si ça se trouve c'est même grâce à ça qu'il peut être envoyé dans le passé. Je ne suis sans doute pas très clair mais je vais m'arrêter là pour les grands débat scientifiques :rires:

Sinon mine de rien je suis d'accord avec toi, moins d'émotion mais un gameplay plus aboutit, c'est surtout pour ça que je l'aime mais je reste déçu par l'histoire. Je lui ai donc donné une note inférieure à Odin Sphere parce que ce dernier a complètement rempli ses objectifs alors que ce VP Silmeria a fait quelques dérapages, pas gravissimes non plus, mais assez pour ne pas remplir complètement mes attentes, même si je préfère jouer à Valkyrie Profile qu'à Odin Sphere. Et oui j'ai été dur avec les personnages, mais j'ai maintes fois eu envie de les tarter alors que j'étais plutôt touché par ceux du premier Valkyrie Profile. L'intrigue n'est pas non plus catastrophique, mais je préfère les choses plus simples, plus intuitives, j'ai parfois eu du mal à voir de la logique là dedans.

Et pour finir non, ce n'est pas une suite ratée, attention, ce n'est pas du tout ce que dit ma phrase ! Si je suis sévère et cru, c'est aussi souvent pour faire passer une impression ou une idée générale, faut pas me prendre au mot, y'a une grande part du subjectivité et de relativisme à prendre en compte ^^

(et une réponse interminable, une ! >.>)

Corti Corti ·  29 mars 2009, 11:25

Pour le paradoxe temporel, y'a quand même un défaut. Odin se fait tuer dans le 2. Or, il est vrai comme un gardon dans le 2. Ou alors, j'ai zappé une partie de la fin du 2 :p

Globalement d'accord avec l'article sinon, à part que j'en ai chié comme un porc sur certains combats vu que justement, j'ai pas mal snobé le menu. Ce qui a rendu le jeu particulièrement dur, sans compter que je récupèrerais rarement des items intéressants quand je blessais les monstres. Je crois que je n'ai jamais autant strafé de toute ma vie pour survivre dans les combats contre les boss. Heureusement que Lezard était là pour ressusciter tout le monde assez régulièrement même si ça me prenait 15 minutes pour éviter les attaques de l'ennemi et réussir à ressusciter un perso :p

Gen' Gen' ·  29 mars 2009, 14:10

Peut-être qu'entre le 2 et le 1 Odin est revenu du royaume des morts ? Les portes de l'au-delà sont assez fragiles dans les mythes scandinaves, alors sait-t-on jamais. Mais c'est vrai qu'il manque énormément d'éléments pour rejoindre l'histoire du second et du premier volet, en un millénaire il a pu s'en passer des choses. Peut-être que le troisième volet de la série répondra à certaines de ces questions ? ^^

Corti Corti ·  30 mars 2009, 18:43

Il serait logique qu'il y ait un troisième nommé Hrist pour boucher les trous mais quand à savoir s'il va exister un jour, c'est un autre débat.

Gen' Gen' ·  30 mars 2009, 21:09

On a bien eu droit à un Star Ocean 4, j'espère que les studios s'attelleront un jour ou l'autre au véritable troisième volet de Valkyrie Profile.

Covenant of the Plume c'est un épisode à part à mes yeux, une digression intéressante mais pas aussi fouillée et renommée que ces deux premiers volets.

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