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Zack & Wiki : Le Trésor de Barbaros (Wii)

HR

Temps de lecture :

2139 mots - 11 minutes

Dates de sortie : Octobre 2007 (Japon, USA), Janvier 2008 (France)
Genre : Point&Click, Enigme, Aventure
Nombre de joueurs : Solo
Développeur : Capcom
Editeur : Capcom

Ceux qui se sont amusés à rafraîchir le blog pour voir ses multiples bannières auront peut-être vu un petit pirate coloré ouvrir un coffre lumineux, il s’agit en fait d’une illustration du jeu Wii Zack & Wiki : Le Trésor de Barbaros, petit jeu d’énigmes Point&Click (comprenez que vous dirigez votre personnage et agissez grâce au curseur de la télécommande Wii) qu’on pourrait croire destiné à un public de moins de 8 ans mais qui se révèle au fil des niveaux bien plus subtil et prise de tête qu’il n’y paraît, se dotant même d’une réalisation irréprochable pour l’occasion. Dans ce titre discret mais indispensable d’une ludothèque Wii très controversée, embarquez vers de trépidants horizons aux côtés de Zack et de son singe volant Wiki, que l’aventure commence !

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L’aventure possède son lot de personnages délurés, le premier d’entre eux est le Capitaine Barbaros, ou dumoins ce qu’il en reste, un crâne d’or moustachu !


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Secouez la Wiimote et Wiki se transformera en cloche pour être secoué par Zack et transformer divers animaux en objets.


Et pour être honnête, le début de l’aventure n’est pas ce qu’il y a de plus plaisant  et difficile : après une cinématique d’introduction qui nous plonge tout de suite dans l’ambiance de piraterie légère du jeu, le joueur est tenu par la main (voir même bousculé) pour clore en deux temps trois mouvements les deux petites zones d’initiation. On se contente en fait de suivre les indications du singe volant qui nous dit clairement les actions à effectuer pour avancer. Un démarrage qui fait passer le jeu pour un soft destiné aux plus jeunes, d’autant plus que les quelques énigmes à résoudre ne cassent pas trois pattes à un canard (laqué). Mais voilà, une fois cette petite introduction simplissime passée, qui a au moins le mérite de présenter très clairement le système du jeu et son univers, le jeu commence et les premiers niveaux s’offrent au joueur. Et là, c’est le drame, le singe semble avoir perdu sa langue et laisse peu à peu le joueur seul face aux prises de tête qui l’attendent, ses conseils se faisant de plus en plus rares et confus alors qu’ils deviennent justement de plus en plus désirés. Plus agaçant que pratique, le singe bizarre et sans doute halluciné deviendra très vite le dernier des soucis du joueur, trop occupé à courir pour ne pas se faire écraser, à marcher à pas de loup pour éviter de se faire croquer par une bande de fauves cannibales, se mettre à l’abri du souffle froid d’un mastodonte de glace pour éviter de finir en glaçon ou à piloter une machine pour franchir de justesse des cascades de lave.


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Les décors sont soignés et parfois vraiment superbes, la petite taille des niveaux permet un travail graphique très approfondi.


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Zack et Wiki constituent un duo plutôt anodin, les origines du singe volant sont d’ailleurs bien mystérieuses et lui-même a perdu tout souvenir les concernant…


Zack & Wiki : Le Trésor de Barbaros (aussi connu sous le nom de Treasure Island Z, 宝島Z バルバロスの秘宝, Taraka-Jima Z : Barbaros no Hiho au Japon) vous emmène sur les traces du pirate débutant et gringalet Zack, qui tombe par hasard sur la tête d’un vieux pirate défunt et est chargé de retrouver toutes les parties de son corps éparpillé aux quatre coins des océans en échange de l’emplacement du trésor du pirate. Mais c’est sans compter l’intervention de la teigne rivale de Zack, Capitaine Rose qui nourrit l’objectif de s’emparer du trésor avant lui, et les véritables intentions du pirate déchu qui mettent en jeu le passé de nos protagonistes mêmes. Vous l’aurez compris, malgré ses airs bon enfant, l’aventure dans laquelle nous plonge Zack & Wiki n’est pas de tout repos, elle est même déconseillée aux nerveux qui finiront vite par s’arracher les cheveux après une multitude de tentatives désespérées soldées par un échec cuisant, l’élément clé des énigmes tordues étant souvent loin d’être évident. C’est là que les quelques facilitées proposées par la voyante attitrée du navire pirate deviennent indispensables : le joueur pourra ainsi se procurer des secondes chances et des indices pour ne pas devoir recommencer un niveau à la moindre erreur (on se retrouve parfois bêtement bloqué sans se rendre compte qu’on a fait une petite erreur qui a mis en l’air toute la mécanique d’un niveau, un contretemps fâcheux lorsqu’on est parvenu à ce point grâce à une suite d’énigmes difficiles), une facilité dont on se passerait cependant parfois pour corser un peu la difficulté. Mais l’important, c’est donc la mécanique dans son ensemble, la cerner et la comprendre est la clé du succès. Le plus difficile n’est pourtant pas de terminer les niveaux avec succès, beaucoup d’entre eux étant très abordables, c’est une autre histoire lorsqu’il s’agit de terminer un niveau avec le score maximum (un minimum de temps et un minimum d’actions pour un maximum de points). Les possibilités sont diverses dans certains nivaux, et on se retrouve à terminer un niveau par un cheminement en vrac qu’il n’était évidemment pas conseillé d’adopter. Recommencer, c’est souvent la clé du succès.


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La pêche fait partie des diverses activités proposées au travers de l’usage de la Wiimote, à condition d’avoir réuni tous les objets nécessaires à son utilisation !


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Les différents niveaux sont indiqués sur des cartes spécifiques pour chacun des cinq mondes disponibles, leur nombre est donc limité mais la possibilité de les refaire pour améliorer son score et déceler des secrets augmentent la durée de vie trop courte du jeu.


En dehors de ces énigmes qui offrent parfois simplement la joie de pouvoir observer une réaction en chaîne huilée ou d’exploiter de fond en comble les mouvements de la Wiimote, le pirate en herbe doit aussi affronter un boss à la fin de chaque monde, un monde étant en général composé de cinq ou six niveaux. Ces boss de fin de mondes obéissent à la même règle de la mécanique que les niveaux et sont aussi parfois très corsés, ils rappellent même ceux d’un Zelda et n’ont rien à leur envier (le rapprochement avec Wind Waker est parfois évident, tant dans le design que les musiques). Même les boss les plus simple sont un plaisir à combattre, tandis que d’autres se montrent plus coriaces, je pense par exemple  l’énorme tête de lion de glace et au jeu de miroir qu’il faut mettre en place pour le battre tandis qu’il souffle une tempête de glace qui tue le joueur en quelques secondes s’il n’est pas à l’abri. Lorsque la difficulté n’est pas là, c’est donc le côté jouissif du jeu qui prend le relais, les réactions en chaîne mises en place par le joueur sont si naturelles et efficaces qu’elles en deviennent un plaisir à regarder. L’immersion dans les énigmes du jeu est aussi évidemment due à l’usage qui est fait de la Wiimote : chaque objet doit être utilisé d’une manière spécifique pour être efficace ou tout simplement fonctionner. Wiki est au moins utile pour une chose : il permet au joueur de transformer toutes les créatures en un objet qui y est associé en remuant la Wiimote. Ainsi, un serpent se transformera en pince, un sanglier en perceuse, etc, la Wiimote étant aussi utilisée pour faire fonctionner ces objets, actionner des mécanismes ou tourner une manivelle. Un autre joueur a même la possibilité de déplacer un curseur optionnel pour aider le joueur 1, il peut aussi tracer des lignes pour accompagner ses conseils. Une manette très bien exploitée donc, et des idées farfelues qui apportent beaucoup de fraîcheur à un tout qui n’en reste pas moins cohérent.


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Les dialogues et autres cinématiques diverses ont aussi leur place dans l’histoire très simple de Zack & Wiki, l’humour n’hésitant pas à s’y glisser à la première occasion. Rose, avec son chapeau bleu et sa cicatrice en maquillage rose est aussi amusante qu’agaçante.


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Un récapitulatif des scores est visible avant de se lancer dans chaque niveau, et le nombre d’étoiles indique sa difficulté.


Cohérent, parce que l’univers gentillet de l’aimable piraterie est lui aussi parfaitement maîtrisé même s’il reste convenu, embarquant le joueur dans des lieux aussi clichés que réussis allant de la jungle tropical à l’intérieur d’un volcan, le tout baigné dans une ambiance travaillée et propre à chaque lieu visité. Le temple de glace et l’émotion mélancolique qui s’en dégage reste mon meilleur souvenir dans le domaine, et si l’ambiance est immersive et efficace c’est aussi grâce aux graphismes soignés du jeu. Les petits niveaux fermés que le joueur doit parcourir de fond en comble pour déceler tous les secrets et réunir les morceaux du pirate Barbaros bénéficient d’un soin évident, que ce soit dans la modélisation ou la gestion de la lumière. A chaque nouvelle étape, l’inventivité est au rendez-vous, si bien que c’est toujours un plaisir d’avancer et de découvrir de nouveaux niveaux. Petit bémol cependant, ils ne sont au final pas si nombreux que ça et on aimerait prolonger l’aventure, même s’il est nécessaire de faire plusieurs fois tous les niveaux pour espérer finir le jeu entièrement. L’histoie elle-même n’est pas aussi simple qu’il y paraît et réserve aussi quelques surprises, donnant un peu de rythme à l’allure souvent calme et réflective de ce Point&Click et se permettant même d’y apporter une touche d’émotion. Et une fois la fin de l’aventure venue, on ne peut qu’en redemander.


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Les cinq mondes offrent des décors très contrastés et le dépaysement est courant. Il est aussi possible d’envoyer un ami pirate déceler des trésors cachés sur la carte pour obtenir des bonus supplémentaires.


Zack & Wiki : Le Trésor de Barbaros pourrait donc marquer le début d’une série de plus longue durée mettant en scène le pirate croqueur de chocolat, son compagnon volant Wiki et ses rivaux, il ne serait pas étonnant de voir venir un second volet du jeu même si le succès n’a pas vraiment été au rendez-vous (et dieu sait que Capcom n’est pas du genre à donner des secondes chances et apprécie le profit plus que la qualité). La firme n’exclut cependant pas l’éventualité d’un second épisode mais ne se presse pas, privilégiant le taux de vente du produit, la quantité à la qualité en somme, une injustice dont sont à l’heure actuelle victimes la plupart des jeux qui osent ne pas faire dans le commercial sans pour autant se reposer sur une licence existante. Zack & Wiki reste cependant un excellent divertissement dont on aimerait que la console profite plus souvent. Pour une fois, un éditeur a l’audace de ne pas développer ce type de jeu pour une console portable, le résultat est plus que convainquant.




Bon

Zack & Wiki rafraîchit un genre qu’on trouve trop peu sur nos consoles de salon en dépit d’une durée de vie courte et de son style trompeur, alors n’ayez pas peur, saisissez le vieux coffre qui vous est offert par les remous de l’océan alors que vous marchez au bord d’une plage dorée, et ouvrez-le lentement pour découvrir l’avenir qu’il renferme, et qui vous est inextricablement destiné. Une même scène clos la fin du jeu en beauté !


Gen'

Gen'

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Shanya Shanya ·  06 juin 2009, 19:49

Tiens, t'as déménagé :D

Je te rajouterais :D

Tiens, j'y pense, ça te dirait cet été que je te dessine des strips de 3 cases sur le sujet de tes articles ? ^^

Gen' Gen' ·  06 juin 2009, 21:12

Si ça me plairait ? Ça se serait même un honneur de collaborer avec toi sur ce projet, t'es en manque de travail ou tu cherches des sujets pour alimenter ton crayon ? ^^

Et puis bon, ça me forcera à mettre le blog à jour plus régulièrement, c'est une très bonne chose ! Si tu veux qu'on parle de tout ça en privé pour se préparer un peu, n'hésite pas à me contacter :)

Ravi de t'avoir accueilli sur mon nouveau chez moi en tout cas, au plaisir d'avoir de tes nouvelles et de te revoir par ici mam'zelle Shanya.

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