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Résurrection, MyAnimeList & Umi no Monogatari

HR

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2188 mots - 11 minutes

Non, je ne suis pas mort ! Après quatre mois de folie, de découvertes et de bonnes choses, je reprend les brides du blog pour le dépoussiérer un peu, en espérant que la fréquence des mises à jour suive (l’espoir, c’est tout ce que je peux vous offrir, vous pourrez au moins vous en contenter jusqu’à la fin de l’été étant donné que j’ai beaucoup de temps libre et aucun départ en vacances prévu… ce qui ne m’a pas empêché de prendre de bon gros coups de Soleil cela dit). Et puisqu’on est en plein été, le billet sera illustré avec amour par les héroïnes faiblement vêtues d’Umi no Monogatari et se concluera par mes premières impressions sur la série.

Quoi de mieux qu’une demoiselle en maillot pour sentir les bienfaits de l’été ?

Pour vous en dire plus (pour une fois que j’étale grassement ma vie), ces derniers mois étaient consacrés à la découverte d’univers professionnels liés au journalisme pour la plupart, mais aussi à l’univers des métiers du livre. J’ai donc eu l’occasion d’effectuer différents stages dans un journal, une radio associative, une librairie de quartier et un espace culturel de grande surface. L’expérience fut fatiguante, parfois stressante, mais indéniablement pleine de richesses. L’avenir est beaucoup plus clair, et c’est tant mieux, même s’il me reste encore du chemin à faire avant de pouvoir m’émanciper professionnellement. Mais après tout, la vie n’aurait plus aucun sens si tout nous était pondu sans que nous ayons à fournir le moindre effort, ce sont les combats qui forgent notre existence. C’est tout pour la parenthèse philosophiquo-patho-personnelle. Contentons-nous de suivre la devise de Manabi : “Massugu GO !”.

Pour accompagner cette reprise d’activités, je me suis enfin inscrit à MyAnimeList. Après en avoir entendu parler à de nombreuses reprises et avoir vu la plupart de mes compatriotes céder tels de bien peu irrésistibles Gaulois, j’ai aussi suivi le mouvement, finalement c’est bien pratique et très sympa ce petit site. Et puis à ce qu’il paraît, il faut avoir un compte MAL pour être un véritable otaque, me voilà passé du côté sombre de la force (les initiales du site sont évocatrices). Le plus dur fut de se souvenir de toutes les séries qui ont bien pu passer entre mes mains, j’en ai sans doute oublié une palanquée mais les principales sont bien là, bonnes comme mauvaises, et en passant je prend tout conseil concernant des énormités à côté desquelles j’ai pu passer même si j’ai déjà un paquet de choses qui donnent envie en Plan to Watch (Kino’s Journey, GITS SAC <3), c’est aussi à ça que ça sert MAL… bon, ça sonne définitivement trop MAL, disons plutôt MyAnimeList.

Dans Umi no Monogatari, il n’y a pas que des maillots rikikis, il y a aussi des miko !

Vous remarquerez aussi qu’en bon “animotaque” (les pires, ceux qui dérivent plus ou moins naturellement du kikoolol), j’ai très peu de mangas à mon palmarès, même si j’en ai oublié quelques-uns leur total ne grimpe pas bien haut. Mais j’essaie de m’y mettre et même si j’avance un peu à l’aveuglette, je m’améliore (j’ai tout juste commencé Rahxephon, je ne sais pas trop ce que ça vaut mais y’a bien que le mécha et la comédie pour m’accrocher en manga papier). Là aussi, tout conseil est bon à recevoir. Tout en sachant qu’on va peut-être éviter les colosses du genre 20th Century Boys ou Monster pour le moment, histoire que je ne sois pas dégoûté du support à vie après une overdose massive de psychologie sur cases blanches. Paranoïa Agent à la limite ça me tente, parce que c’est quand même fichtrement tordu, sans doute assez pour me coller les rétines au papier (allez savoir pourquoi, ça me fait penser à NHK ni Yōkoso, le côté “inbō” sûrement… tiens d’ailleurs il faut aussi que je lise le manga NHK, j’ajoute aux Plan to Read). Comme pour les animés, j’ai beaucoup de choses à regarder, et trop peu de temps pour m’y consacrer, mais en s’y mettant petit à petit ça devrait couler de source.

Dans le lot des séries de l’été qu’il fait bon regarder lorsqu’il fait chaud et qu’on brûle d’envie de s’étaler de toute sa longueur sur le sable tiède, nous avons Umi no Monogatari ~Anata ga Ite Kureta Koto~. Et le sujet est tout trouvé, puisqu’on y parle, comme le titre de la série l’indique, d’une “histoire de la mer” (rien avoir avec la “monstristoire” de Bakemonogatari). En jetant un oeil aux premières images et au trailer, derrière les demoiselles peu vêtues, on entraperçoit comme un air d’Aria the Animation, vous savez, cette série fraîche et reposante qui se déguste doucement, et qui raconte l’histoire de jeunes demoiselles embarquées dans leur pirogues sur l’eau des océans martiens. C’est dans le design des personnages, dans la beauté et l’importance de l’eau, dans la musique douce qui nous emporte dans des rêves aquatiques (et parfois un sommeil très lourd). Aria et Umi no Monogatari partagent une source d’inspiration commune : elles suivent toutes deux le rythme des vagues et des courants marins. Pourtant, le premier épisode nous écartait déjà d’un Aria classique, sans véritable trame scénaristique et très posé. Au fil des minutes, j’étais confronté à un étrange mélange entre Aria, Yamato Nadeshiko Shichi Henge et Natsume Yūshinchō. Aria pour l’eau et les personnages angéliques, Nadeshiko pour Kanon, son humour, son aura maléfique très perturbante et son besoin d’être “purifiée”, et Natsume Yūshinjō pour les esprits de l’eau et les diverses références à la culture shintô. C’est donc sur une bonne impression que je terminais ce premier épisode, emporté par la petite histoire d’amour entre un prince et une sirène dans l’ending. Le tout bénéficie en plus d’un design agréable, d’un trait fin et d’une animation fluide et brillante telle un ruisseau glissant sur la pierre.

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L’ending nous offre un résumé du conte de la Petite Sirène pour terminer les épisodes en émotion.

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Le charadesign et la réalisation générale sont très agréables et contribuent à l’ambiance estivale de la série.

Si on y regarde de plus près, Aria et Umi no Monogatari, c’est le même combat mais des méthodes radicalement différentes, la Mer Mediterranée face à l’Océan Pacifique : d’un côté on navigue sur des eaux calmes sans la moindre vague qui viendrait perturber le voyage, de l’autre on nage plutôt en pleine tempête, sans cesse attirés par les prodondeurs abyssales. A trop vouloir en faire, Umi no Monogatari affiche un rythme très conséquent mais se risque souvent à approcher nombre de récifs, échappant au naufrage de justesse. Après un premier épisode convainquant mêlant humour et mystère, on se retrouve dès les épisodes suivants embarqués dans les clichés d’un genre auquel on ne s’attendant pas à être confronté : le Magical Girl. Ce même genre qui peut donner des merveilles s’il est bien dosé (Mahō Shōjo Lyrical Nanoha A’s) et vite devenir une véritable torture lorsqu’il abuse des clichés du genre. Ainsi, avec les transformation classiques et plans réutilisés à outrance qui vont avec, on trouve dans Umi no Monogatari de vilains sbires qui font leur apparition à chaque épisode. Généralement des animaux marins possédés par les forces sombres de la mystique entité Sedna et pour une raison tout aussi fourbe anthropomorphisés par magie. Après quelques épisodes seulement, les vents marins tournent en rond et on retrouve déjà un schéma type : apparition du méchant, “combat” : bouh, je vais prendre ton âme pour la donner à ma maîtresse Sedna ! L’héroïne tombe sous les coups de l’ennemi, plusieurs fois pour bien remuer le couteau, Kanon se remet en question avant de finalement se décider à ne pas laisser l’autre cruche se faire massacrer et toutes deux invoquent la puissance combinée du ciel et de la mer : un jet d’eau dans la figure, trois flammes, un peu de vapeur, et pfiout c’est terminé, plus efficace qu’un Nibelung Valesti. Et comme nos prêtresses en herbe ne sont pas des monstres, après un latage de face en règle elles font toujours un petit câlin à leur opposant, qui repart en battant joyeusement des palmes. Avec aucun fil rouge précis à l’horizon, on a bien du mal à trouver de quoi remplir ces épisodes et ça se voit. On se trouve souvent devant du grand n’importe-quoi, avec parfois de l’humour quand il n’en faut pas et des magies et effets spéciaux qui se répètent et se ressemblent inlassablement. Niveau originalité donc, même si à priori c’était bien parti, on dirait que la série s’entête à vouloir jeter l’ancre.

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“Oh, look Sis’ ! Your boobs are bigger than mine !”

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“WTF !?”

Pourtant derrière ces épisodes aussi plats que des raies des mers du Sud, une petite lueur persiste à briller depuis les fonds obscurs de l’océan, comme portée par une entité sous-marine non identifiée. Tout ça cache un potentiel d’évolution pour la suite de la série. Tout d’abord, le plus évident, le personnage râleur et un brin gothique de Kanon qui évoluera sans doute et deviendra de moins en moins détestable au gré de sa purification (sans tomber dans le nyan-nyan j’espère, parce qu’elle a au moins le mérite d’être distrayante). Purification assurée par la tortue à moustache descandante lointaine du grand Tortue Géniale, y’a du boulot. On devine que son petit ami qui l’a larguée au début de la série aura aussi une place à jouer dans ce changement. Le personnage de Marin, quand à lui, blonde écervelée et naïve à souhait, est promis à une sclérose durable sur toute la série : c’est un peu l’idéal que devrait atteindre Kanon (et quel idéal…), fossile de trilobite plaqué au fond de la mer voué à chouiner indéfiniement son amour pour les algues amères qui l’entourent. Dans le meilleur des cas, le duo de personnalités s’équilibrera.

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La preuve que l’anneau révèlera un jour sa vraie nature…

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“Mon Précieuuuuuux !”

Reste Urin, qui n’aime pas Kanon et ne comprend pas pourquoi sa soeur s’entête à vouloir rester près de cet oursin émotionnel, en plus de nourrir une jalousie intarissable vis à vis de cette dernière. Derrière ses airs de loli à la cote pedobear élevée, elle est la source de tous les soucis de nos compères puisqu’elle a bêtement libéré Sedna lors du premier épisode, en écoutant une voix lui demandant d’ouvrir un cercueil scellé au lieu de passer tranquillement son chemin en l’ignorant. Il y a quelque chose de louche chez Urin, quelque chose qui doit éclater un jour ou l’autre dans la série. Sans compter la bague de fiançailles de Kanon qui pourrait bien être habitée par Sedna depuis qu’elle a virevolté dans les airs au début de la série (on peut imaginer qu’Urin la passera au doigt à un moment ou à un autre, et là plouf, c’est le drame, la voilà possédée et confrontée au couple de mollusques femelles qui lui servent de compagnons… même son charadesign sent la darkloli). Les autres personnages, aussi variés soient-ils, ont tous eu une importance mineure pour l’instant et ne brillent pas par leur intérêt. Rien de bien folichon derrière tout ça donc, mais on s’y baigne quand même parce qu’il fait chaud. Un peu comme les piscines gonflables bourrées de marmots de nos voisins. Tout n’est cependant bon à jeter puisque, comme l’affirment nos amis anglophones : “Umi no Monogatari is appealing to the senses…”.


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Sirius Sirius ·  10 août 2009, 22:14

Moi qui commençais à m'inquiéter... il est toujours en vie l'amie Gen' !
Le MAL. ça fait un moment que j'ai lâché la chose. Je sais pas pourquoi au fond. Mon animethèque sur AK me suffit. Mais ça reste un coin sympa pour discuter je trouve.
Sinon je te conseille vivement tes plan to watch et plan to read, que du bon en perceptive. Kino et 20th sont mes best ever...
Quand à Umi no Monogatari, j'ai lu de bonnes impressions après un épisode mais je suis resté sceptique et la suite semble me donner raison. Au pif je dirai que ça arrive pas à la cheville du sublime Natsume Yūshinchō que je mate en ce moment.

Gen' Gen' ·  11 août 2009, 00:10

En effet, Umi no Monogatari n'arrive pas à la cheville de Natsume Yūshinchō pour le moment, mais faut dire que même si au début on pourrait le croire les deux séries ne tapent pas dans le même registre. Umi no Monogatari est quand même beaucoup plus orientée Magical Girl, et c'est un peu ça qui me hérisse les cheveux sur la tête, je m'attendais à une fraîcheur qui est au final toute relative, la série étant très amochée par les clichés du genre et la construction épisodique très banale. C'est quand même sympa à regarder cela dit, sans plus.

Immelman Immelman ·  03 septembre 2009, 10:17

Complètement d'accord avec les deux avis précédents, mais la comparaison Umi Monogatari et Natsume Yuujinchou est un peu bancale, tant la différence est énorme. Un peu comme comparer, je sais pas moi... Slayers et Visions d'Escaflowne. Les deux séries n'ont juste pas la même intensité dramatique. Mais je reste d'accord qu'il vaut mieux regarder les Natsume (3ème saison bientôt annoncée j'espère) que Umi Monogatari.

Sinon Gen, j'ai du mal à cerner tes gouts en matières de Mangas et d'animés: peur de lire/regarder Monster et 20th Century Boys? Ce n'est pas de la peur qu'il faut avoir, c'est de l'excitation et de l'impatience!

Gen' Gen' ·  03 septembre 2009, 14:57

Peur, peur, ce n'est pas vraiment de la peur, j'ai surtout peur de trouver ça honteusement chiant alors que tout le monde s'agenouille devant les séries. Ça vient aussi du fait qu'ayant peu de mangas à mon actif, j'ai du mal à accrocher aux séries longues. Les animés, eux par contre m'intéressent, je parlais essentiellement des versions manga.

Pour le côté Natsume Yūshinchō, c'est l'impression que m'avait donné le premier épisode, mais je me suis rendu compte par la suite que les deux séries n'ont effectivement rien en commun, et c'est bien dommage pour Umi no Monogatari.

Immelman Immelman ·  04 septembre 2009, 10:36

Dans ce cas, essaye toi à la version animée de Monster, ça peut être un bon compromis.

minami minami ·  26 avril 2011, 15:45

je sais pas pourquoi mais j’ai la drole d’impression que tu n’aimes pas trop urin j’espere que je me trompe ^^’ :rires:

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