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Note vidéoludique - Episode 1 : Les thèmes d'introduction

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Temps de lecture :

5550 mots - 28 minutes

Avec ses Mélodies Oniriques, Jack nous rappelait avec nostalgie que même si nous ne partageons pas les mêmes souvenirs marquants, la musique est toujours un facteur important lorsqu’il s’agit de se souvenir de moments clés de nos expériences vidéoludiques. C’est d’autant plus vrai qu’elle est une partie essentielle d’un jeu vidéo, à même de communiquer l’ambiance d’un lieu ou l’émotion d’un instant avec un rapport à la réalité aussi distant. L’émotion se doit ainsi d’être perceptible par un moyen quelconque afin de persuader le joueur qu’il est confronté au vivant, au réaliste, que ce qui se produit sous ses yeux n’est pas un simple empilement de polygones ou de pixels. Ce moyen de donner vie à un univers virtuel, c’est la musique, qui souligne ses diverses facettes, ou justement son absence inquiétante. La musique insuffle une âme au support auquel elle est attachée, c’est valable pour la majeure partie des œuvres visuelles mouvantes modernes, avant même que les acteurs de cinéma bicolore se parent d’une voix. Quoi de plus naturel qu’aborder ce sujet sur un blog qui s’intéresse à cette culture visuelle donc ?

Final Fantasy Tactics

Préambule

Au fil des jeux, des compositions et des tendances, la musique dans les jeux vidéo a peu à peu formé ses propres codes, et ses archétypes classiques. Pour appuyer cette théorie, jouons à un petit jeu : imaginez-vous un village classique de RPG, et imaginez la musique qui jouera en arrière-plan. Il y a de fortes chances pour que cette dernière soit l’archétype même de ce que doit être une musique de village dans un RPG, comme The Valley where Wind is Born de Yasunori Mitsuda (Xenogears). Faites pareil en visualisant une scène d’émotion intense, un grand pic de tristesse. Je parie que vous entendez du violon ou du piano, à l’image de Farewell to Sue de Noriyuki Iwadare (Grandia). Chaque élément d’un jeu vidéo, tout type compris, peut-être associé à un type musical, que ça s’approche de l’émotion générale d’une scène ou des inspirations d’un environnement. Une jungle contiendra par exemple la plupart du temps des rythmes tribaux, citons par exemple Kingdom of Ixa’Taka de Yutaka Minobe (Skies of Arcadia). Une musique aquatique sera quand à elle douce, insaisissable, planante et comme étouffée (un rapport direct à l’état physique de l’eau), c’est le cas de Aquatic Ambiance de David Wise (Donkey Kong Country) ou Water Theme, de Koji Kondo (Super Mario Bros.). La plage et le désert n’y coupent pas, tout comme les environnements sylvestres et leur flûte caractéristique. Il suffit de voir l’importance des instruments dans les jeux vidéo pour se rendre compte de l’importance qu’y trouve la musique (la série Zelda en est le parfait exemple, mais c’est loin d’être le seul jeu qui met en avant un artefact qui se rapproche de près ou de loin à un instrument de musique, voir un orchestre tout entier).

Des thèmes musicaux fondateurs qui, distillés à outrance au fil des jeux, finissent parfois en copies insipides vouées à leur plus simple usage. Même la plage n’y coupe pas, tout comme les environnement silvestres et leur flûte caractéristique. Bienheureux sont les compositeurs qui peuvent affirmer avoir fait évoluer le genre en apposant une touche d’originalité à ces thèmes typiques, en ajoutant des instruments à priori inadéquats (David Wise a donné un ton très jazzy à la jungle de Donkey Kong Country) ou en jouant avec la composition en elle-même (Go Shiina a par exemple bouleversé le cliché du donjon industriel à la musique froide et répétitive avec son Short Circuit dans Tales of Legendia). Des habitudes qu’on peut évidemment mettre en rapport avec la culture des environnements retranscrit, mais aussi avec l’image parfois faussée que le monde moderne nous en renvoie. Cette série de billets sera donc consacrée aux différentes déclinaisons de ces thèmes phares, et nous permettra de nous replonger dans tous les souvenirs qui y sont liés !

A Link to the Past

Partie 1 : Les thèmes d’introduction/d’ouverture

Le jeu est lancé. Vous attendez, fébrile, en regardant défiler les logos des éditeurs et développeurs (dont personne ne se souviendra la plupart du temps). Et là, avant même que l’écran titre ne s’affiche, un déluge d’effets visuels s’offre à vous pour vous donner un aperçu de ce que vous allez vivre, comme une fenêtre ouverte vers le jeu, une accroche pragmatique de ce qui vous attends. Parfois simplement un condensé d’extraits du jeu, ou court métrage composé spécialement à cet effet, son rôle est toujours de vous plonger en quelques minutes dans cet autre univers qui vous attend, n’hésitant pas à faire miroiter monts et merveilles au gré du défilement rapide des images. Auparavant assez anecdotique et surtout réservé au genre RPG, la séquence d’ouverture se répand peu à peu sur tous les types de jeu, et nous invite gracieusement à dépasser l’écran titre (qui propose aussi son lot de musiques à part entière, mais nous verrons ça plus tard).

Elle jouait autrefois avec les textes, les artworks et les panoramas (Romancing Saga 3), puis elle dévoilait plus tard l’intensité de l’aventure qui nous attends ou plaçait le contexte de l’histoire (Shadow Hearts, Fire Emblem : Radiant Dawn), petit à petit devenue une valeur sûre du monde du jeu vidéo, qu’elle soit déclenchée avant le titre, au début d’une partie ou les deux, généralement construite comme une chanson (couplet introductif suivi d’un refrain principal).  Mise en bouche dont l’objectif ést aussi de gâter l’œil, elle se doit d’être accompagnée d’images évocatrices, et ne peut réellement être savouré qu’accompagné de ces dernières, qui défilent au rythme accru de la musique (très différente des thèmes plus évènementiels ou ambiants du jeu en lui-même). Quoi qu’il en soit, il suffit souvent de cette quelque minute pour vous donner envie de plonger à corps perdu dans un jeu, et les compositeurs et développeurs l’ont bien compris. Voilà une sélection de ces thèmes au traitement bien particulier qui ont marqué mon expérience de joueur, et mes oreilles.

Final Fantasy Tactics Soundtrack

> Brand Logo (Hitoshi Sakimoto, Final Fantasy Tactics)

Premier thème d’introduction de la liste, ce court morceau m’a longtemps fasciné et ne manque pas de me faire frissonner à chaque écoute. A la fois sombre et lumineux, mélancolique et plein d’espoir, il est teinté d’instruments divers évoquant un univers à la fois féérique et profond. Joué durant l’encart d’ouverture qui précède de titre de Final Fantasy Tactics, c’est l’une des premières compositions d’Hitoshi Sakimoto qui ait bercé mes oreilles, et je le considère aujourd’hui comme un morceau inoubliable qui se passe largement d’images pour être apprécié à sa juste valeur. En une minute à peine, Brand Logo produit la plus fabuleuse immersion dans un jeu vidéo qu’il m’ait été donné de ressentir, mon imagination s’enflamme à un tel point que ça dépasse le jeu en lui-même.

> Wings (Noriyuki Iwadare, Lunar  : Silver Star Story)

La cinématique d’introduction animée de Lunar : Silver Star Story est aussi délicieusement classique (et ringarde) que l’est le jeu, mais elle ne manque pourtant pas de m’emporter à chaque fois dans cet autre monde où tout est possible : l’imagination. Après une introduction on ne peut plus enchanteresse, une voix douce prend le relais et nous invite tendrement à franchir les portes de nos songes. La chanson est un appel poétique au rêve et à l’espoir, allant jusqu’à présenter le jeu comme l’exemple ce qu’on doit espérer vivre pour exister pleinement. Avec les changements de ton et une mélodie on ne peut plus intuitive, autant vous dire que je ne m’en lasse pas. J’ai une petite préférence pour la version anglaise, je lui trouve une voix plus tendre et douce.

> Take a Flight (Motoi Sakuraba, Valkyrie Profile)

Difficile pour moi de parler objectivement d’un jeu comme Valkyrie Profile. D’un côté son histoire richissime et cruelle ancrée autour des einherjars, de l’autre son gameplay novateur, précis et ses donjons intestins. Ce court morceau introductif, qui illustre la séquence animée d’ouverture, est à l’image de ce que je ressens pour le jeu : tiraillé entre deux facettes, à la fois sombre, mélancolique et terriblement accrocheur et addictif. Je vois Lenneth danser devant mes yeux vêtue de son armure juste à l’écoute de la musique, et le génialement terrible Lezard Valeth se pencher sur sa couche pour lui voler un baiser. Nul besoin de préciser que la bande originale de Valkyrie Profile fut à mes yeux celle qui révéla Motoi Sakuraba. Je prends volontiers mon envol aux côtés des aesirs.

> Introduction/Credits (Jeremy Soule, Secret of Evermore)

Encore un jeu qui met à mal mon sens de l’objectivité. Secret of Evermore, avec son ambiance très complexe et son orientation adulte, fut un véritable choc vidéoludique la première fois que j’y ai joué. L’introduction, même si elle n’est qu’un enchaînement d’extraits du jeu, laisse la musique se suffire à elle-même pour dévoiler toute l’essence du jeu ; impossible de l’entendre sans avoir en tête le jeu entier, et impossible d’y jouer sans constamment entendre cette musique dans un recoin perdu de ma mémoire. C’est dans les décors, dans les personnages sombrement parodiques, dans le message porté par le jeu, le lien entre le garçon et son animal, la fin totalement ouverte. Il suffit que je l’oublie quelques mois pour avoir les larmes aux yeux lorsque je la réécoute. Cette musique touche quelque chose en moi qu’il m’est encore bien difficile d’identifier aujourd’hui, à la fois magique et terriblement déchirante. Constante et répétitive, elle a quelque chose d’obsessionnel, comme un message obscur à transmettre. Secret of Evermore fut un de mes premiers RPG, j’en garde encore aujourd’hui un souvenir intarissable grâce à ce morceau.

Final Fantasy Code Veronica Soundtrack

> Opening/Introduction (Takeshi Miura, Resident Evil : Code Veronica)

Le genre Survival Horror a toujours su gagner mes faveurs, mêmes si ces derniers représentants s’entêtent à ne pas vouloir reprendre les concepts pourtant très efficaces des fondateurs du genre (l’horreur est le concept à la base, un survival horror qui ne fait plus peur, ça craint, ou ça n’en est simplement pas un, n’est-ce pas Resident Evil 5 ?). L’épisode Code Veronica incarne un modèle en terme de survival horror, puisqu’il ne se contente de provoquer simplement la peur grâce à son ambiance, mais se pare aussi d’un véritable scénario et de personnages emblématiques forts. Avec son histoire de jumeaux psychotiques dévorés par leur intelligence, et réduits à ne vivre que dans la précarité de leurs idéaux entre passion incontrôlable et besoin croissant de pouvoir, ils alimentent à merveille l’intrigue de ce volet au travers de leurs jeux sadiques. L’introduction de Code Veronica annonce le chemin qui a été pris par ce volet avec des compositions soignées et des voix d’opéra très présentes qui renvoient au personnage quasiment divinisé d’Alexia Ashford. La scène d’infiltration des locaux d’Umbrella par Claire Redfield est devenue mythique dans la série, on la retrouve même adaptée telle qu’elle dans le film Resident Evil : Apocalypse. L’ambiance n’est plus seulement effrayante, elle prend maintenant une dimension théâtrale peu commune pour la série, c’est sur ces nouvelles dimensions que repose le charme de ce hors série en aucun cas dispensable.

> For Little Tail (Kokia, Tail Concerto)

Ne vous fiez pas au charadesign furry et au design général enfantin du jeu, Tail Concerto pourrait bien être l’un des jeux les plus poétiques jamais sortis sur Playstation. Flirtant sans cesse avec les œuvres d’Hayao Miyazaki, en particulier Tenku no Shiro Laputa, cette aventure orientée action/plateforme vous plonge dans un monde composé d’îles flottantes essentiellement peuplé de canins de tous poils. Se parant vite d’un intrigue basée sur des luttes de pouvoir pour l’obtention d’un minerai légendaire, le jeu ne manque pas d’originalité, puisque le joueur contrôle un mecha dirigé par un héros tout de poils vêtu. L’introduction animée du jeu, en plus de posséder une animation digne d’un long métrage, est illustrée par une superbe chanson de la non moins belle Kokia (qui a entre autre chanté le thème de Giniro no Kami no Agito, Origine par chez nous). Le résultat est un saisissant mélange d’innocence et de poésie qui ne donne qu’une envie : prendre son envol en quête d’aventures.

> Light & Darkness (Junichi Nakatsuru, SoulCalibur)

SoulCalibur est un jeu de combat qui a occupé mes envies de jeux de baston pendant longtemps (avec Dead or Alive), éveillant même en moi des accents de fanboyisme pour certains de ses personnages (Seung Mina, et plus tard Cassandra). Mais j’ai surtout en mémoire le premier volet (enfin, second si on compte SoulBlade) et sa séquence d’introduction particulièrement démonstrative. La séquence est divisée de manière à ce qu’on puisse la personnaliser plus tard à loisir en mettant en avant n’importe-quel personnage jouable, ce qui donne parfois des résultats franchement louches (comme Rock se caressant les cheveux au vent à la place de Sophitia…). Un aspect sympathique qui ajoute un petit plus à une introduction déjà bien sympathique, et qui a toujours le mérite de mettre les futurs adversaires dans le bain avant une joyeuse pluie de coups d’épée au petit bonheur la chance (le plus drôle, c’était de jouer la télévision éteinte, et d’en ressortir gagnant, SoulCalibur n’a jamais fait dans le gameplay technique  et précis à la Street Fighter ou Guilty Gear).

> The Whole New World (Hideaki Kobayashi, Phantasy Star Online)

Encore une fois, je ne peux pas garantir l’objectivité de mes propos vu que j’ai du voir l’introduction du jeu plus d’une centaine de fois, que ce soit sur l’épisode Dreamcast, sa réédition Gamecube ou le volet PC Blue Burst. Un jeu auquel je joue encore aujourd’hui, (de manière périodique, mais quand même), je tiens à le préciser. Ce thème d’introduction se voulant épique épique nous conte l’odyssée d’un peuple qui part à la recherche d’une nouvelle planète à habiter, après avoir maltraité la sienne de manière irrécupérable. C’est sur Ragol que ça tombe, et manque de bol, c’est aussi la planète sur laquelle a échoué le vaisseau spatial où fut enfermé le Dark Falz dans les précédents épisodes old school. La puissance maléfique va donc tout faire pour se répandre, au grand dam des colons, qui n’avaient pas idée de ce qu’ils faisaient lorsqu’ils entreprirent des fouilles dans le vaisseau à la fin du millénaire de sommeil de l’entité. Et elle n’a pas le réveil facile. Vous êtes là en tant que chasseur mandaté pour mener l’enquête dans le désert hostile qu’est maintenant la colonie. Ça vous apprendra à maltraiter votre terre mère tiens. Le thème musical est classique mais reste très agréable à écouter et introduit avec brio l’univers d’un jeu dont j’ai bien du mal à me départir.

Final Fantasy VI Soundtrack

> Opening Theme (Nobuo Uematsu, Final Fantasy VI)

Je ne pouvais décemment pas aborder le thème des musiques d’introduction sans parler de la mythique musique d’introduction de Final Fantasy VI, composée par le tout aussi mythique Nobuo Uematsu. Après deux premières minutes à la composition très cinématographique et incidentale qui pose l’ambiance adulte du jeu, on entre enfin dans le vif du sujet avec les neuf notes les plus marquantes de l’ère du RPG 2D. Un sombre brouillard emplit le ciel et noie l’horizon alors que deux militaires marchent péniblement à bord de mechas au travers d’une plaine enneigée, suivis d’une jeune fille à demi inconsciente. L’avancée des personnages est induite par le mode 7 de la Super Nintendo, alors que des tambours commencent doucement à résonner. Et puis les premières notes tombent, et là, c’est l’apothéose. Pour beaucoup, Final Fantasy VI entra dans le panthéon des plus grands dès cet instant. La magie faisait effet, quelque chose avait été créé, et rien n’allait jamais plus être comme avant. En quelques notes mélancoliques perdues dans le blizzard, Nobuo Uematsu avait créé un jeu d’exception, les faisant dès lors entrer dans la longue histoire du jeu vidéo. La recette d’un bon jeu n’est jamais bien compliquée et la sauce prend en quelques secondes, Final Fantasy VI l’a amplement prouvé.

> Opening Demo (Koji Kondo, The Legend of Zelda : A Link to the Past)

La musique d’introduction d’A Link to the Past fait sans aucun doute partie de mes morceaux les plus marquants de l’ère Snes. Très jeune à l’époque, j’avais été fasciné par le sérieux de la musique qui jouait en fond pendant que nous était contée l’histoire des sept sages et du sombre Aganhim. Il se dégageait quelque chose de résolument adulte de l’ensemble, derrière les décors colorés et les traits enfantins de Link, comme si tout ça n’était qu’une infirme partie de la fresque colossale qui devait nous être contée. Les sages alignés, dont un étrangement plus petit que les autres, les son du texte qui défilait lentement, le son des maléfices du sorcier, je me souviens de chaque détail comme si j’avais découvert le jeu hier. Cette introduction à elle seule prouve que Nintendo portait autrefois avec mérite le manteau du créateur de jeux de légende. Pendant longtemps, A Link to the Past est resté la meilleure expérience vidéoludique de toute une génération, bien loin des dérivés édulcorés de la série les plus récents. Si Hyrule nous était contée, c’est ce sentiment qui devrait nous envahir, l’impression d’ouvrir les portes d’un mythe qui n’a pas pris une ride.

> Chrono Trigger (Yasunori Mitsuda, Chrono Trigger)

Puisqu’on est parti dans les jeux mythiques, c’est le moment idéal pour parler de Chrono Trigger. Dès les premières secondes, nous voilà comme happés dans le jeu, pendus aux folles aventures qui nous attendent. Fresque épique qui nous pousse à parcourir temps et espace en explorant tout autant d’ambiances qui leurs sont associées, Chrono Trigger prend le risque de mélanger les inspirations et ça marche, même si le jeu a depuis bien vieillit. Les environnements ne sont en aucun cas fantaisistes et l’intrigue ne laisse place à aucun temps mort tandis qu’on découvre les multiples facette d’une unique monde bouleversé par les hommes. Il n’est plus temps de fixer les cieux lointains et d’espérer atteindre l’infini horizon comme une terre promise, l’avenir est sur cette même terre qui a bercé notre vie, porteuse de notre civilisation. Quelque chose a commencé dès l’arrivée des hommes, quelque chose qui ne peut être stoppé. Lyrique et rythmé, le morceau est une invitation à l’exploration de soi, l’exploration de notre époque, plutôt qu’au départ opportuniste vers de plus prospères contrées.

Final Fantasy Crystal Chronicles Soundtrack

> Kaze No Ne (Kumi Tanioka, Final Fantasy : Crystal Chronicles)

Souvent boudé, Crystal Chronicles n’en reste pas moins inspiré tant au niveau de son univers que de sa patte graphique et musicale. Kumi Tanioka a réussi à donner un charme unique au jeu grâce à des compositions d’inspiration scandinave à la précision aussi redoutable qu’enchanteresse. Le thème d’introduction du jeu, Kaze No Ne, ou La Mélodie du Vent, nous offre dans cette même logique un thème touchant, puissant et mémorable, à l’image du jeu lorsqu’on y jette un œil en profondeur. Le délicieux conte de la princesse de lumière et du seigneur mourant venu d’un autre monde, partagés entre haine et attachement, ne manque pas d’être souligné par les quêtes successives des caravanes du Cristal, qui dépasseront les frontières du monde connu pour achever leur tâche annuelle. Et qui sait, peut-être le miasme qui noie le monde s’évaporera-t-il un jour, dévoilant la beauté d’un infini ciel d’azur ?

> Neverending Adventure (Tomohito Nishiura, Dark Cloud 2)

Je n’aime pas particulièrement le jeu, comme la plupart des autres pistes de sa bande originale. Mais il y a un petit quelque chose qui se dégage de ce morceau, quelque chose d’honnête et de spontané, comme une envie de prendre le large pour se libérer de fardeaux immobilisants. Je vois un texte se dessiner sur un océan de nuages, une invitation à partir à l’aventure, à prendre un nouveau départ. Je vois leur marche agitée animer le ciel, et une voix lointaine me murmurer : “Ici, tu es à l’abri, le soleil brille toujours au dessus des nuages”. Mais dois-je vraiment me résigner à abandonner le monde sous les nuages, suis-je prêt à payer le prix d’un tel soulagement ? “Tu n’as pas le choix, aucun retour en arrière n’est possible maintenant”. Je perds le poids que soutenaient mes épaules, mais je souffre, désespérément, plus rien semble n’avoir de sens sans cette obligation qui m’enfermait dans l’ombre. Le soleil brille en vain tandis que je vole, parcourant l’océan de nuages, sans aucune satisfaction possible, pour toujours en quête de nouvelles aventures qui puissent donner un sens à ma vie. Sous son caractère lumineux et blanc, la musique nous conte sa profonde tristesse, et elle résonne en nous, qui sommes perdus entre obligations et liberté.

> Passion (Utada Hikaru, Kingdom Hearts 2)

Encore une série dont je n’ai jamais été particulièrement fan, surtout parce que je n’ai jamais vraiment eu l’occasion d’y jouer en profondeur. Mais je sais l’émotion qui se dégage des deux introductions de la série, à la fois déchirantes et pleines d’espoir, animées par le sentiment d’attachement qui lie les protagonistes. Passion a beaucoup plus d’impact sur moi que Simple & Clean, que j’aime pourtant aussi beaucoup. Le sentiment de perdition que dégagent les deux thèmes est partagé, comme l’espoir brûlant de saisir cette lumière qui semble inaccessible. Et la chute, brutale et confuse, une longue chute dans le vide, le visage tourné vers le ciel, et au bout la renaissance sans option, la mort du moi d’hier pour laisser place à celui de demain. Alors que le première thème d’introduction parle surtout des liens qui lient les protagonistes, Passion va plus loin que ça, et force aussi à réfléchir à son rapport à soi vis à vis de l’autre, à son propre inconscient. Sans aucun doute une beau thème d’introduction, à la hauteur du talent lyrique d’Utada Hikaru, et de ses émotions à fleur de peau.

> Time’s Scar (Yasunori Mitsuda, Chrono Cross)

Moins bon que son ancêtre direct, le jeu est pourtant servi par un Yasunori Mitsuda au meilleur de sa forme, ce thème d’introduction à lui seul en est la preuve. L’exploit est qu’il soit tout aussi communicatif sans les images, on ressent sans aucun mal la poésie qui se dégage du début du morceau, comme le rythme emporté qui prend soudain aux tripes, comme une course au galop qui grimpe sans cesse en intensité. J’en frissonne littéralement, et je maudis Chrono Cross de ne pas être à la hauteur de tant de force musicale. L’émotion, plus limpide que jamais, communique sans aucun mal l’effervescence de l’émotion qu’on retrouve dans une grande partie des RPG japonais, doux soulagements d’un monde imaginatif qui s’effondre et dont on ne peut que contempler la chute. Le temps, ses cicatrices irréversibles.

Arc the Lad Soundtrack

> Theme of Arc the Lad (Keiichi Oku, Arc the Lad)

Thème orchestral simple très caractéristique, on le trouve quasiment sous la même forme dans tous les volets de la série Arc the Lad sans évolution majeure dans la composition comme les instruments. Seule la série animée adaptée du jeu a su lui donner une dimension supplémentaire en le transformant en générique d’ouverture. Exemple parfait d’un thème d’introduction évocateur et épique, le thème d’Arc the Lad a un petit quelque chose qui le rend inoubliable, que ce soit sa simplicité ou ses notes communicatives. Un grand classique de l’univers des thèmes d’introduction de jeux vidéo.

> Liberi Fatali (Nobuo Uematsu, Final Fantasy VIII)

Les thèmes orchestraux exercent toujours à merveille leur rôle lorsqu’il s’agit de poser le pied dans un univers inconnu. Liberi Fatali, plus qu’un classique comme Arc the Lad, est l’exemple de ce qui se fait de mieux en la matière, n’hésitant pas à plonger immédiatement le joueur profane dans de grands accents épiques avec une confrontation intestine omniprésente. L’un des meilleurs thèmes d’introduction de la saga Final Fantasy, qui s’autorise un rapprochement réussi avec les bandes originales cinématographiques les plus mémorables. Noduo Uematsu prouve encore une fois qu’il a du talent et qu’il mérite sa renommée.

> Opening Theme (Yutaka Minobe, Skies of Arcadia)

Encore un exemple de grand classique étonnamment efficace. Rien qu’à l’écoute de la musique, on imagine les continents flottants d’Arcadia, ses vaisseaux volants et les nombreux pirates qui parcourent les cieux en quête de trésors. Fluide, riche et bourrée de spontanéité, la bande originale de Skies of Arcadia (Eternal Arcadia au Japon) garde une place bien particulière dans mon cœur, et chacune des pistes dont elle est composée me rappelle l’ampleur de l’aventure, me donnant envie d’y plonger à nouveau. Le thème d’ouverture ne déroge pas à la règle et use et abuse d’instruments évoquant le monde de la piraterie tout en caressant du doigt les multiples civilisations du monde flottant juché entre deux océans de nuages, et les secrets qui se cachent au delà des horizons infranchissables qu’il nous invite à explorer. Une invitation puissante à l’aventure, à la découverte et à la spontanéité inconditionnelle où le classicisme dévoile tout ce qui a donné aux clichés leur pérennité, éternelles sources d’évasion.

> Introduction Theme (Yoko Kanno, Ragnarok Online 2)

Les MMORPG qui se targuent de posséder leur propre thème d’introduction sont peu nombreux, ces derniers préférant miser sur les trailers lorsqu’il s’agit d’inviter les joueurs à mettre un pied dans leur monde persistant. Pourtant, cette étape à priori anodine pourrait bien rapprocher les MMORPG des véritables RPG qui se parcourent et se contemplent à un joueur. Le second volet chaotique de Ragnarok Online délaisse la diversité totale de sa première bande originale pour se tourner vers la grande Yoko Kanno, mère de nombreuses bandes originales cultes de l’animation moderne (Tenku no Escaflowne, Cowboy Beebop). Inspirée par les orientations mythologiques scandinaves de l’univers du jeu, Yoko Kanno a réalisé ce qui est sans hésitation la plus belle bande originale jamais composée pour un MMORPG, donnant à l’univers multiple du premier volet une dimension unique, aussi intime qu’enchanteresse. La bande originale de Ragnarok Online 2 n’a rien de comparable avec celle d’autres jeux du genre, elle se doit d’être considérée comme une bande originale à part entière pour dévoiler l’immensité de sa richesse et de sa magie, et peut largement se détacher du contexte du jeu pour s’écouter seule.

Alors que Ragnarok Online 2 semble se complaire dans son état embryonnaire (ou, d’après les dires de Gravity, être en train de subir une refonte totale pour sortir dans les années à venir), la musique qui l’illustre atteint un niveau jamais égalé auparavant pour un MMORPG, donnant à ce genre très controversé qu’est le jeu en ligne un statut d’œuvre incontestable. Le thème d’introduction sublime soutenu par la voix de Gabriela Robin (correction : même si cette dernière est à l’origine des paroles, c’est un soprano coréen du nom de Yoon Hyeon Soo qui les chante) parle de naissance et de découverte, d’espoir et de destinée, d’eschatologie, de destruction, et du cycle perpétuel des renaissances du monde. Bien loin d’être une simple berceuse, la musique bouleversante s’envole en seconde partie avec force, soutenue par un orchestre complet, et nous dévoile l’essence même de ce qu’impliquait le terme Ragnarok pour les peuplades nordiques, à mille lieues des barbares que l’Antiquité nous décrivait. Un puits de richesse et d’émerveillement qui me fait toujours autant frissonner.

Ragnarok Online

Ragnarok Online by Tiv

Fin de cette première rétrospective finalement bien plus longue que prévu malgré un choix difficile et quelques sacrifices, le nombre de musiques écoutables dans les billets à venir sera sans doute largement inférieur. Mais j’espère que ces nombreux morceaux vous auront au moins permis de comprendre l’objectif d’un thème d’introduction, et vous auront replongé dans vos souvenirs de joueur. Pour ma part, l’exercice est une drôle d’expérience puisqu’en plus de réécouter des morceaux marquants, ce retour en arrière et ces différents morceaux m’ont aussi renvoyé à plusieurs époques où ces thèmes berçaient mes oreilles. Difficile d’être objectif dans ces conditions, et les commentaires que je fais sont bien évidemment à mettre en rapport avec mon ressenti et mon vécu. C’est aussi l’intérêt de la chose, en plus de permettre de partager ce que je considère comme étant des thèmes phares du monde du jeu vidéo. Ces constatations seront sans doute aussi valables pour mes futurs billets sur le sujet.

Ragnarok OnlineComme pour l’animation japonaise, l’écoute de la musique nécessite une ouverture d’esprit de tous les instants, et demande à mettre de côté les aprioris pour pouvoir être appréciée à sa juste valeur dans la diversité de genres dont elle est composée. Alors je ne le répèterai jamais assez, n’hésitez pas à laisser faire votre curiosité, à recevoir en toute simplicité ce qu’on vous offre, et à partager ce que vous possédez déjà. Ne dit-on pas que la musique est l’exemple unique de ce qu’aurait pu être, s’il n’y avait pas eu l’invention du langage, la communication des âmes ?


Les recallés : Beyond the Bounds (Zone of the Enders 2nd Runner), Opening Title (Odin Sphere), To the Eternal Land (Valkyrie Profile : Silmeria), Prelude (Grandia), Prologue (Romancing Saga 3), Primal Eyes (Parasite Eve), Zanarkand (Final Fantasy X), Starry Heavens (Tales of Symphonia), Opening (Shining Force EXA), et tout un tas d’openings de Visual Novels qui n’ont pas vraiment leur place ici (avec en première position Find the Blue de Chaos;Head et Umineko no Naku koro ni du VN du même nom).


Gen'

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big tof big tof ·  05 janvier 2010, 10:53

Bien intéressante cette recherche !
Je n’ai certes pas joué à tout ça mais bon ça m ‘a quand même intrigué !
Du bon boulot

Aer Aer ·  05 janvier 2010, 17:07

Très mignon mais…. et wild arms, même pas recalé ? :(

Corti Corti ·  05 janvier 2010, 18:58

Arf, pas eu le courage de tout lire, je reviendrais sur l’article quand j’aurai un peu de temps.

Par contre, chaque fois que je viens sur ton blog et que je lis un article, j’me dis que le summum se serait une délicate musique douce en fond (quitte à en prendre une qui est un rapport avec l’article), car j’ai toujours l’impression qu’il y a un côté onirique dans tes textes.

Bon là, ça sert à rien de coller de la musique vu tout ce qu’il y a à écouter :D

Gen' Gen' ·  05 janvier 2010, 19:12

Merci, le compliment me fait très plaisir ^^

Pour la musique de fond, j’encourage mes lecteurs à le faire, puisqu’en plus ça facilite la lecture de longs textes. C’est quelque chose que je pratique couramment lorsque je navigue sur le web en tout cas :)

Pour ce qui est de ce billet, le texte n’est pas le principal, c’est un billet qui s’écoute plus qu’il ne se lit (j’ai même plus ou moins classé les musiques de manière à ce que ce soit le cas, en essayant de solliciter l’oreille).

big tof > Je ne joue pas toujours aux jeux dont j’écoute la bande originale, le fait de détacher la musique de son support d’origine permet aussi de l’apprécier en tant que telle, et peut-être d’avoir un point de vue plus objectif sur ce qu’on écoute. Je découvre souvent des OST de jeux qui me sont totalement inconnus, ça réserve parfois de belles surprises !

Gen' Gen' ·  06 janvier 2010, 16:40

Aer > Oups, commentaire passé en indésirable, je ne l’avais pas vu. L’introduction de Wild Arms est fort jolie, mas ne m’a pas vraiment enchanté, considère-la comme recalée donc…

Sinon, je crois que nos définitions du terme “mignon” se rentrent dans le pif avec une force phénoménale…

Jack Jack ·  07 janvier 2010, 14:29

Le voilà enfin ce billet :p. Ca fait plaisir, j’ai découvert plein de trucs, et re-découvert aussi (Dark Chronicle par exemple). J’aime beaucoup les thèmes de Final Fantasy Tactics et de Lunar  : Silver Star Story, auxquels je n’ai jamais joué. L’opening de Skies of Arcadia est vraiment bien aussi.

Si tu aimes les musiques de Final Fantasy, je te conseille de te procurer l’OST de Dissidia : Final Fantasy (jeu sorti sur PSP, j’ai fait un article sur mon blog si ça t’intéresse ;)), tu y trouvera les thèmes principaux de chaque FF arrangés par Takeharu Ishimoto, et celui de FFVI est vraiment très joli, même si celui d’Uematsu reste un classique du genre.

J’ai hâte de lire (ou plutôt écouter) la suite de cette série de billets ;).

Gen' Gen' ·  07 janvier 2010, 14:58

Merci d’être passé ! Je connais Dissidia, et j’ai déjà eu l’occasion d’en parcourir la bo. Mais comme pour tout, difficile de retrouver l’émotion des composition originales avec des arranges. C’est aussi valable pour les thèmes des FF auxquels je n’ai pas joué, ils ont forcément moins d’impact au niveau de mes souvenirs et de mes émotions.

Je me demande si je vais commenter chaque musique pour le prochain billet d’ailleurs, ça permettrait de pousser la “lecture auditive” encore plus loin tout en laissant libre cours à toutes les interprêtations :)

Jack Jack ·  07 janvier 2010, 15:52

De rien ;). C’est vrai qu’avec les pistes arrangées tu ressens moins d’impact qu’avec les pistes originales, mais ça fait plaisir de redécouvrir ces musiques sous un autre jour, selon la vision d’un autre compositeur ^^.

Je ne pense pas que tu sois obligé de tout commenter, quand tu regardes mes billets je ne suis pas trop rentré dans les détails dans mes descriptions, car j’ai pensé que les notes jouées avaient certainement bien plus d’impact que les mots ;). Fais comme tu le sens, de toute façon tant que les musiques sont là, c’est le principal ^^.

Le seul truc un peu embêtant, c’est que comme tu peux le constater, le plugin dotclear pour poster les musiques est un peu limité, j’aurais bien aimé pouvoir mettre les musiques en lecture enchainée, comme pour une playlist, mais ce n’est pas possible :(.

Gen' Gen' ·  07 janvier 2010, 18:07

C’est possible si tu implantes le code du lecteur à la main en mode complet. En fait, je n’ai pas utilisé de plugin pour mettre les musiques dans le billet, j’avais déjà uploadé tous les fichiers nécessaires depuis un moment pour le cas où j’en aurais besoin. J’ai aussi le lecteur en mode complet avec possibilité d’intégrer une playlist donc, mais j’ai préféré séparer les pistes pour le billet. Tu peux trouver ça sur le site de dewplayer normalement (c’est le lecteur qu’utilise ton plugin apparemment puisqu’on a les mêmes interfaces flash pour la lecture).

Pour ce qui est de ne pas rentrer dans les détails, c’est quelque chose que j’ai beaucoup de mal à faire, j’ai plutôt tendance à me laisser emporter et à en dire plus qu’il n’en faut. Et ça se sent dans la taille moyenne de mes billets je pense. C’est pourtant pas faute d’essayer :p

bahatingle bahatingle ·  08 janvier 2010, 00:36

Comment je plussoie Gen sur pratiquement toutes les musiques ! T’as mis FFVI et comme tu le sais, C’EST BIEN !
Très bon choix aussi pour Dark Chronicle ! Les souvenirs qui reviennent… EPIC

Jack Jack ·  08 janvier 2010, 11:58

Gen’ > Merci bie, tu viens de m’apprendre un truc pour le lecteur, il va falloir que j’aille jeter un oeil à tout ça :p.

Pour ne pas rentrer dans les détails, il faut faire un super travail sur soi-même, je suis aussi dans cette situation et parfois c’est dur de résister ;) xD.

Aer Aer ·  10 janvier 2010, 13:52

“Sinon, je crois que nos définitions du terme “mignon” se rentrent dans le pif avec une force phénoménale…”

Euh, pourquoi donc ?

Gen' Gen' ·  11 janvier 2010, 10:31

Décidément, tu es encore passé en indésirable, toutes mes excuses.

Ce que tu trouves mignon, voir peut-être naïf, évoque pour moi des émotions qui vont bien au delà de ce terme. Je te le demande clairement puisque ma remarque n’était pas assez explicite : qu’est-ce que tu trouves de mignon dans tout ça ? La remarque me laisse froid.

Aer Aer ·  11 janvier 2010, 14:49

Ah, mésentente sur un simple mot, je vois. Quand je disais mignon, je sous entendais que l’article en lui même était mignon, ainsi que ta volonté derrière, mais pas de manière péjorative.

J’ai aimé quoi.

Désolé si nous nous sommes mal compris.

Gen' Gen' ·  11 janvier 2010, 17:32

En même temps, j’ai toujours eu un don inné pour la surinterprétation, c’est sans doute aussi de ma faute. D’où l’utilité d’utiliser une ribambelle de mots plutôt qu’un seul lorsqu’on veut décrire une impression ou un sentiment, même général.

Enfin bref, je divague, comme à mon habitude, merci d’être passé :)

Sirius Sirius ·  11 janvier 2010, 22:18

Vainqueur l’opening de Final Fantasy VI. C’est fou ce que la musique de RPG rend nostalgique. Si le plus souvent c’est à force de passer du temps sur le même jeu que je commence à l’apprécier j’avoue que dès les premières notes de Terra’s Theme (quand ils marchent sous la neige, s’est une version remaniée me semble-t-il?) j’ai senti le cerveau bourdonner.

Sinon j’ajouterai aussi les intros de La Pucelle (Legend of the Holy Maiden of Light), Tales of Phantasia (Yume wa Owaranai). ‘t-être aussi Suikoden 5 (Wind of Phantom). A vrai dire je suis plus sensible à la mélodies qu’aux images (limite je ferme les yeux ^^”). Mais Into the Wilderness a aussi quelque chose d’épique pour moi.

Gen' Gen' ·  12 janvier 2010, 15:10

Techniquement, on entend pour la première fois le thème de Terra lors de l’intro du jeu, dans cette version adaptée pour la forme, c’est donc celle-ci que j’ai mise puisque c’est à ce moment là qu’elle a pour la première fois de l’impact.

Pour les autres, je suis évidemment passé à côté de certaines intros comme j’en ai oublié quelques unes (comme celle de Radiata Story, Legendary Sword, que j’aime aussi beaucoup), je ne pouvais pas tout mettre :)

conan95140 conan95140 ·  02 août 2010, 00:42

:) il manque des musique de legend comme !
secret of mana ! ou theme park ! ou encore pikmin !

conan95140 conan95140 ·  08 août 2010, 00:15

:cool: écouté cela

http://www.coucoucircus.org/jeux/generique.php?id=45

Gen' Gen' ·  13 août 2010, 15:53

Merci pour ta contribution, le morceau que tu linkes est fort joli, mais c’est un générique de fin, pas un thème d’introduction (je me garde ça pour une prochaine note vidéoludique).

Pour le reste, comme je l’ai précisé quelque part au milieu de ce fourre-tout musical, cette sélection est tout à fait suggestive, je ne peux forcément pas tout avoir vu et entendu, ça n’engage que moi. Les conseils d’écoute restent cependant bienvenus.

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