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Haibane Renmei, une fille qui avait des ailes grises

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Temps de lecture :

3499 mots - 17 minutes

Version française : Ailes Grises (Dybex, 2005)
Studios : Radix
Genre : Mystère, Fantastique, Train de vie, Drame
Nombre d’épisodes : 13 épisodes
Diffusion : Du 9 Octobre 2002 au 18 Décembre 2002 

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Comme ça, vous ne pourrez pas dire que je ne vous ai pas prévenus. Oui je sais, y’a une faute à “susceptible”, ça craint pour un ex-lettreux, mais n’ayant pas eu la bonne idée d’enregistrer le photoshop de l’image je me retaperai tout plus tard. Ce qu’il faut pas faire, quand même…

Ah Haibane Renmei, un nom qui m’évoque… ben, il ne m’évoquait justement pas grande chose jusqu’à son récent visionnage. Haibane Renmei est une série qui trainait dans mon AnimeList depuis un bon bout de temps, c’était un peu devenue une habituée des lieux, et ça m’a fait tout drôle d’enfin l’en sortir. Fricotant avec l’amie procrastination, je me disais que j’aurais le temps plus tard, et que de toute façon d’après ce que j’avais entendu sur le sujet, ça serait un conte gentillet avec plein de bons sentiments, mais un peu soporifique sur les bords. En amorçant le rattrapage des nombreuses séries que je dois voir à tout prix, je voulais commencer en douceur avec cette petite histoire d’angelots dont je ne savais, au final, pas grand chose. Même les premières minutes un peu déconcertantes confirmaient cette impression d’œuvre complexe mais peu accessible, un caractère tout droit hérité de Serial Experiments Lain, me disais-je. Je me voyais déjà plongé dans de doux songes pendant que tout un tas d’images et de concepts incompréhensibles défileraient sous mes yeux. Et le premier épisode de la série s’acheva, me laissant à la fois surpris et déconcerté. L’image fragile que je m’étais forgée de la série venait de voler en éclat. C’est parfois si bon de se tromper…

Haibane Renmei

Haibane Renmei (灰羽連盟, littéralement “La fédération des plumes cendrées”) commence par une chute. Une chute longue, interminable, comme si la jeune fille en robe blanche au centre de l’écran tombait dans un ciel sans fin. Mais elle n’a pas peur, elle a fait le choix de disparaître, et elle ferme les yeux, résignée à accepter son sort. Alors qu’elle transperce l’air, le ciel bleu et les nuages, elle tombe, sereine. Puis un oiseau se glisse auprès d’elle depuis les hauteurs, et dans un dernier élan de bienveillance, elle le sert dans ses bras. Mais il refuse de l’abandonner à son sort, il tente désespérément d’arrêter sa chute en saisissant le tissu de sa robe. Il tire désespérément, y laisse quelques plumes, mais trop tard. La jeune fille est prise d’une peur panique et se tourne vers le sol, face à sa mort, tandis que l’oiseau disparaît dans les nuages. Puis le rêve prend fin, et celle qui sera nommée Rakka (littéralement “Chute” en japonais) se réveille, étourdie, dans un endroit étrange. Après être sortie d’un immense cocon organique, la première chose qu’elle aperçoit, ce sont ces étranges personnes affublées d’une paire d’ailes couleur cendre et d’une auréole. Serait-elle enfin arrivée au Paradis ?

Haibane RenmeiHaibane Renmei

Alors qu’on pourrait prendre les ailes et l’anneau pour un simple déguisement de circonstance, la série nous apprend vite qu’ils incarnent une seconde naissance aussi douloureuse qu’étonnante.

Les premières minutes sont peut-être les plus déstabilisantes de la série. Un immense cocon organique entreposé dans une pièce de ce qui semble être un vieux bâtiment délaissé, des habitants équipés d’une paire d’ailes et d’une auréole, et un cadre qui fait passer tout ça pour une situation tout à fait banale un peu émoustillée par l’arrivée de Rakka. Où va-t-on bien pouvoir nous mener ? Qui est ce groupe de filles qui passent pour des anges ? Et qui est cette jeune fille qui vient tout juste de débarquer ? Ces questions sont à l’image même de celles que se pose Rakka à son arrivée à Old Home. Déstabilisée, un peu perdue, elle n’hésitera pas à s’interroger ouvertement sur sa condition et sur les raisons de sa présence ici. Chaleureusement accueillis par les autres habitants de la demeure, Rakka et le spectateur apprendront de concert à les connaître et découvriront vite le petit monde qui s’est formé autour de ces êtres descendus du ciel. Au delà de la vieille bâtisse s’étend la ville de Glie (Gris ?), entourée d’infranchissables remparts qui enferment les être ailés comme les habitants dans une éternelle stase, seuls d’étranges hommes masqués et silencieux appelés Toga ayant la permission de traverser l’unique porte du grand mur pour alimenter les besoins de la ville.

Autour de ces êtres ailés que l’on appelle Haibane, c’est une véritable petite communauté qui s’est construite, et tout un lot de traditions et de règles sévères à suivre à la lettre. Cette terre sacrée coupée du monde est gardée par l’Haibane Renmei, unique organisation qui gouverne les traditions de la ville et fixe les devoirs des Haibane, tout en leur permettant de vivre en communauté avec les habitants on ne peut plus humains de Glie, qui les voient comme les annonciateurs d’un bonheur inconditionnel. Condamné à ne jamais voir ce qui se trouve au delà de la prison de pierre qui l’entoure, tout ce petit monde accepte de sacrifier cette liberté pour la protection des Haibane, et le bonheur dont ont dit qu’ils sont messagers. Pourtant, au fil du temps, les questions se multiplient dans la tête de Rakka. Incapable d’accepter cette condition et sans aucun souvenir de sa vie d’antan, elle tentera de comprendre qui elle était, qui sont les Haibane, et pourquoi ils sont résolus à vivre dans une telle réclusion. Un questionnement perpétuel qui deviendra vite obsédant, douloureux, décuplé par le fardeau de l’existence et les drames inhérents de ce pays de nulle part.

Haibane RenmeiHaibane Renmei

Les mythes et les traditions sont l’unique intermédiaire qui lie les Haibane à leur terre, leur permettant d’accepter leur condition tout en s’émancipant de leurs peurs les plus profondes.

Première surprise donc : en dépit d’une idée de base en apparence farfelue, la sauce prend étonnamment bien grâce à une foule de détails liés aux traditions de la ville qui rendent le tout on ne peut plus cohérent de crédible. On se demanderait presque si le pays des Haibane n’est pas réellement quelque part, à l’abri du monde, attendant patiemment l’arrivée de nouvelles ailes grises, caché par le secret de ses traditions et sa réclusion perpétuelle. Cette impression de réalisme est poussée jusqu’au bout, on le constate dès le départ avec les images très dures du premier épisode. Alors qu’on aurait pu prendre les ailes et l’anneau pour un simple déguisement de plastique, point que la série caricature allègrement, on assiste médusé au dernier stade de la renaissance de Rakka, ses ailes ensanglantées surgissant de son dos d’une manière aussi douloureuse pour le personnage que pour le spectateur. Dès ce passage très abrupt, j’ai compris qu’Haibane Renmei était loin de l’image douce et guillerette que je m’en étais faite. Sans réel scénario liant les épisodes, si ce n’est ce questionnement constant, la série a immédiatement réussi à me transmettre la chaleur des personnages et de cette petite société autonome dont on a bien du mal à se détacher.

Et lentement, l’hiver tombe, et l’histoire nous emporte aux côtés des émotions déchirantes de personnages loin des clichés qu’on leur imaginait, humains et faillibles. Comment rester de marbre devant le désespoir légitime, les courses folles et les cris de douleur de Rakka, comment ne pas avoir la larme à l’œil face à l’enfermement et la peur viscérale de la charismatique Reki ? Petit à petit, chaque personnage nous dévoile ses diverses facettes et nous apprend à les apprécier sans conditions. Même le jeune Kuu, dont les rires m’irritaient au départ, a tout d’un coup pris une dimension touchante et déchirante, soulevant son masque de bonheur pour nous révéler sa profonde mélancolie. Même si plusieurs personnages secondaires méritaient d’être plus amplement exploités, la série nous dévoile les véritables facettes de ses protagonistes, et explore par la même occasion leur condition d’Haibane en élargissant sa réflexion à nous-même et à notre condition d’humain. Haibane Renmei brasse la philosophie de manière implicite sans jamais véritablement répondre aux questions qui nous sont posées. Peut-être que leur intérêt véritable n’est tout simplement pas dans ces réponses fortuites, mais dans le cheminement qu’on traverse pour tenter de les résoudre ?

Haibane RenmeiHaibane Renmei

Rakka est à l’image de l’univers de la série : à la fois chaleureuse et touchante. Elle évolue au gré des évènements du quotidien de ce huit clos particulier et nous transmet sans mal les émotions et questions qui l’envahissent.

Loin de la morale acerbe que nous renvoient les traditions chrétiennes, la série aborde ses principaux fondements au travers de l’histoire de ses personnages. La naissance d’abord, ses cris, sa douleur, son caractère corporel inné, cette étape indispensable à toute vie, celle de l’homme comme celle du monde qui l’entoure. Et au delà de la vie et des mystères de l’existence, la renaissance, ses questionnements les plus profonds. Pourquoi renaître dans une autre vie ? Doit-on forcément se libérer des chaines de son existence passée pour espérer vivre à nouveau dans la rédemption, mérite-ton cette faveur immense ? Haibane Renmei nous parle aussi de la disparition et de la mort dans ses aspects les plus dramatiques, du souvenir, et du sacrifice de soi. Des traditions aussi, de leur importance et de leur statut conservateur, comme si les Haibane cristallisaient les valeurs qu’elles transportent dans leur sillage, au delà de leur sévérité et de leur enfermement apparent. Sous bien des aspects, la ville de Glie et ses murs sacrés se présentent comme une métaphore de la religion et de ses principes fondateurs. Une fois la série terminée, toutes ces questions sont laissées en suspens, nous laissant la liberté d’y apporter toute réponse, et de pousser encore plus loin une réflexion à peine entamée.

Parce que oui, Haibane Renmei est une série courte, trop courte pour exploiter pleinement son univers et pour nous permettre de tirer de multiples conclusions, mais assez longue pour nous inviter à poser le premier pas dans ces principes qui, au delà de la croyance elle-même, parlent avant tout de la condition humaine. Conte mythologique puissant en aucun cas moralisateur, l’histoire commence par une renaissance et se clos par une renaissance, elle nous ouvre à des aspects de plus en plus négligés des cultes modernes, à leurs origines terrestres et charnelles, guidées par le rythme du quotidien. On n’en ressort certes pas converti, là n’est pas le but, mais assez secoués pour garder la série en tête bien après son visionnage. Et c’est peut-être ça, la grande force d’Haibane Renmei, sa chaleur intemporelle qui vous gagne lorsque vous y repensez, bien après avoir vu les épisodes de la série, à mille lieues d’un Serial Experiments Lain moins abordable mais tout aussi riche.

Haibane RenmeiHaibane Renmei

Chacun des habitants d’Old Home doit faire face à ses tourments pour espérer s’émanciper de son sort. La série n’exploite que quelques-uns des personnages qu’elle met en scène, on aurait aimé en voir plus.

Et la ressemblance première avec Serial Experiments Lain n’est pas hasardeuse, même si elle s’estompe rapidement. C’est Yoshitoshi ABe, charadesigner de Lain, qui a créé les doujinshis qui sont à l’origine de l’adaptation animée d’Haibane Renmei en 2002. Les deux séries partagent donc des traits proches, mais des concepts très différents, et la seconde est surtout caractérisée par une émotion communicative aux antipodes des personnages de Yasuyuki Ueda, fillettes stoïques et idolâtrées dans Serial Experiments Lain ou Texhnolyze. Les questionnements de Rakka sont explicites, transparaissent sur son visage, et la mise en scène les dessert à merveille, moins subtile que celle des séries précédemment citées. Si l’animation est de très bonne facture en toutes circonstances (le travail de Radix est exemplaire sur ce point là), les personnages et les décors sont caractérisés par une grande simplicité des traits et du design. Old Home, Glie, les collines, la forêt, partout, on est loin des plans contemplatifs que nous offrent certaines séries, on nous offre des décors communs retranscris avec beaucoup d’honnêteté et une approche très humble des paysages. Seule exception peut-être : le puits dans la forêt, très important pour l’intrigue qui entoure le personnage de Rakka. Les épisodes ne sont pourtant pas désagréables à regarder, et l’ambiance qui oscille entre chaleur et mélancolie prend forme en un clin d’œil. Les couleurs participent clairement à cette impression, puisqu’on passe de trames chatoyantes aux airs d’aquarelle à des tons beaucoup plus sombres et uniformes, quasiment en trames de gris dans les épisodes les plus tragiques. Malgré tout, les arguments de la série sont ailleurs, c’est évident.

Haibane Renmei

Ces arguments, on les trouve notamment au niveau des personnages aux caractères variés et complémentaires. Chacun de leur nom est choisi en fonction du rêve qu’ils ont fait dans leur cocon, avant leur “renaissance” en tant qu’Haibane. Rakka côtoie ainsi régulièrement Hikari (“Lumière”), jeune blondinette à lunettes timide et altruiste, Reki (“Caillou”), Haibane un peu effarouchée qui a la mauvaise habitude de se griller des cigarettes et s’occupe des enfants Haibane, Kuu (“Air”), enfant en apparence très jovial mais plutôt solitaire et indépendant, Kana (mélange de “poisson” et “rivière”), vrai folle furieuse et mécano en herbe, et Nemu (“sommeil”), jeune femme posée et responsable de la troupe. Parallèlement aux Haibane d’Old Home, on trouve ceux d’Abandonned Factory, essentiellement des garçons livrés à eux-mêmes et pour le coup quelque peu farouches, avec qui Reki partage un passé plutôt lourd. Tout n’est pas rose dans l’univers des Haibane, puisque certains, appellés Sin-Bound, naissent parfois les ailes noires, incapables de se souvenir complètement de leur rêve et de renier définitivement avec le passé. C’est pour ces dernier, dont ont prétend qu’ils seraient devenus Haibane suite à un suicide, que le besoin de rédemption sera primordial, puisque ceux qui ne peuvent s’alléger de leur fardeau perdent leurs ailes et finissent comme de simples humains condamnés à habiter Glie jusqu’à leur mort (peut-être tous les descendants des habitants étaient-ils des ex-Haibane ?). Rakka sera la première victime de ce paradoxe, mais elle n’est pas la seule à crouler sous le poids de cette condamnation. Comment trouver son salut sous la menace de cette épée de Damoclès ? Peut-on seulement rêver de libération, lorsque son prix se fait bourreau de l’âme ? S’il est salutaire de reconnaître son péché, et condamnatoire de l’ignorer, suis-je moi-même pécheur ?

Cette doctrine philosophique est portée par les mystérieux Toga, qui ne communiquent que par signes et à qui il est interdit d’adresser la parole, ainsi que le Communicator, seul membre du Renmei à pouvoir parler directement aux Haibane. Ces derniers possèdent la clé des murs qui entourent cet univers, et sont les seuls qui puissent assurer l’intermédiaire entre l’extérieur et l’intérieur de l‘“enclos”. De ces divers personnages découlent tout autant d’aspects intéressants à explorer, souvent à peine survolés par la série, parfois volontairement. Les murs eux-mêmes “vivent” en quelque sorte mais se refusent à révéler leur secret tant convoité, à la fois protecteurs et barrières mortelles pour les Haibane qui s’en approcheraient de trop près. On dit que les oiseaux sont les seuls à pouvoir les franchir, puisqu’ils volent pour voyager au delà de l’enceinte que forment Glie, Old Home et Abandonned Factory. Ces différents aspects seuls suffisent largement à alimenter le contenu des épisodes et à enrichir l’intrigue au fil des découvertes et de l’évolution des personnages.

Haibane RenmeiHaibane Renmei

Haibane Renmei

La série nous offre un panel de personnages attachants dont il est bien difficile de se séparer. Une fois la série terminée, on se surprend à sentir la chaleur qu’elle dégageait en y repensant à nouveau, comme si elle avait gravé un petit quelque chose au fond de nous.

S’il y a bien une chose qui a pleinement participé à cet engouement pour l’univers de la série et ses personnages, c’est aussi la musique. Les morceaux sont simples et sans prétention, mais comme par magie chacun d’eux arrive à saisir l’émotion d’un instant pour nous la transmettre intacte, sans fioritures. Le générique d’ouverture vibrant, Free Bird, ne coupe pas à la règle, et nous transmet sans mal la puissance d’Haibane Renmei, et sa chaleur caractéristique, au travers d’une mélodie bourrée de sérénité et de lyrisme. Kō Ōtani nous offre des compositions simples mais prenantes, à l’image du morceau A Little Plate’s Rondo, à la fois jovial et mélancolique, très justement à l’image du personnage de Kuu. Les différents thèmes de la série illustrent les épisodes avec brio, et sous des airs communs prennent souvent une dimension émouvante dans les scènes qu’ils accompagnent. Le générique de fin très sobre conclut quand à lui les épisodes sur une touche de mystère bienvenue. Les doublages, très honnêtes, restituent sans mal l’émotion des personnages mais ne brillent encore une fois pas par leur génie.

Comme pour la plupart des éléments de la série, l’observation est la même : Haibane Renmei respire l’humilité et la simplicité, mais pourtant, c’est là toute la magie d’une œuvre, la magie prend forme et ne manque pas de nous emporter dans une histoire au rythme lent mais merveilleusement bien construite. Et si nous renaissions Haibane, comment nous intègrerions-nous à ce petit monde ? A quels démons intérieurs serions-nous confrontés ? La mort, fatalité ou illumination ?


En conclusion, Haibane Renmei, c’est bien ! En apparence d’une simplicité enfantine, la série se révèle être beaucoup plus complexe et profonde qu’elle le laissait présager. Nous envoyant dans une société bien particulière enfermée dans une enclave intriguante, l’univers de la série vit au rythme des ailes grises qui y naissent mystérieusement et en repartent sans davantage d’explications. Décrit avec un rapport au quotidien de tous les instants et une précision remarquable, l’univers de la série en devient étonnamment crédible, et le tout dégage une chaleur et un attachement qui m’ont beaucoup surpris. Ceux qui affirment que la série n’est qu’une succession d’épisodes lents sans réel développement scénaristique n’ont clairement pas saisi les valeurs portées par l’histoire qui nous est contée. Réflexion sur les différentes étapes de la vie et les évènements qui la ponctuent, Haibane Renmei laisse difficilement indifférent ceux qui se laissent gagner par l’émotion palpable qu’elle dégage. C’est ce genre de surprise que je recherche lorsque je m’intéresse aux séries animées actuelles comme anciennes, le genre de série qui me fait penser que je ne m’intéresse pas à l’animation japonaise pour rien, que ça vaut le coup de laisser faire la curiosité de temps en temps. Icing, Inuki, il est temps de vous y mettre, ça en vaut le détour ! :)


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MimS MimS ·  15 janvier 2010, 08:52

Un Must Have.
C’est bête, j’aurais voulu faire un article dessus mais:
1 - Tu le fais très bien
2 - De fortes chances que d’autres te suivent du coup haha
= Je n’en vois plus l’utilité

Pour revenir à l’article en lui-même:
Evidemment, très bien écrit, tu parviens à me remémorer ces instant poétiques que j’ai su vivre en regardant Haibane Renmei. Je suis d’accord avec absolument tout ce que tu dis.
J’ajouterai que Haibane est l’exemple parfait de l’animé qui possède un scenario parfaitement maîtrisé. Ce que je veux dire par là, c’est que de nombreuses séries, dont fait parti Haibane, révèlent une nouvelle facette et une ambiance tout autre lorsque la fin approche. Avant ce moment là, on croit presque avoir droit à une série qualifiable de “casual”. Souvent, cela est mal géré. J’ai en tête l’exemple de Darker Than Black où on a, de temps à autre, on ne sait pas pourquoi, un élément un peu plus sérieux qui apparait dans l’un de ces dits épisodes et dont les personnages principaux ne tiendront pas compte lors du suivant “casual”. Ici au contraire, chaque épisode permet de découvrir à chaque fois un peu plus l’univers où Rakka vit tout en laissant une réflexion s’approfondir jusqu’à complètement sombrer et permettre un final mémorable. Ceci est pour moi à souligner.

Je trouve cela dit que tu en dis un peu trop sur le contenu. Sachant justement que la première partie consiste en cette découverte de l’univers, je pense qu’il aurait été intéressant (et compliqué je l’admets) d’essayer de parler de Haibane Renmei sans jamais évoquer, par exemple, la raison même du titre.

Gen' Gen' ·  15 janvier 2010, 11:22

Je te rejoins tout à fait sur le fait que j’en dise trop, mais je je suis rendu compte au fil de l’écriture que ce sont des sujets que je voulais aborder pour donner mon propre point de vue sur ma perception des choses, le fait de n’écrire qu’un invitation à se lancer dans la série aurait été assez frustrant au final. C’est pour cette raison que je me suis dit qu’il était judicieux de mettre cet énorme alerte spoiler en début de billet. Une part du charme de la série vient justement de cette découverte progressive, de cette surprise inhérente au développement de l’intrigue.

Pour ceux qui n’ont pas vu la série, lisez les premiers et derniers paragraphes, et ne faites pas attention au milieu, vous serez certains de garder une part de surprise lors du visionnage :)

Katua Katua ·  15 janvier 2010, 14:25

C’est vraiment le genre de série dont il est très dur de parler sans spoiler de toute façon, surtout que le contenu est précisément ce sur quoi il est intéressant de discuter et que le synopsis laisse plus dubitatif qu’autre chose :p

Sinon un point dont j’avais eu connaissance via le livret de Dybex édité avec la version française, c’est qu’en fait quand l’anime a été commencé, le matériel de base (doujinshi donc) n’avait assez de contenu que pour couvrir 1 seul épisode. A l’époque ABe n’avait aucune idée d’où son histoire allait aller, si bien que tout à été écrit pour la production de l’anime à partir des vagues idées qu’il voulait développer dans son histoire. Ce qui est étonnant c’est, comme dit plus haut, que l’ensemble est pourtant très, très cohérent. Ca force le respect :)

Gen' Gen' ·  15 janvier 2010, 15:58

D’ailleurs, le fait que ce soit une véritable série m’a beaucoup étonné, je me serais plutôt attendu à des OAV, ou même un long métrage. C’est une prise de risques que j’aimerais retrouver plus souvent, d’autant plus que la qualité est au rendez-vous avec l’impression constante d’être face à un travail artistique digne d’un film d’animation.

Amo Amo ·  15 janvier 2010, 16:52

Rah je suis en train de remater la série en ce moment mais ouais, putain de chef d’oeuvre \o/. Je comptais faire un article après avoir fini le rematage mais ça va servir à rien tellement cet article est vraiment bon :D

Corti Corti ·  15 janvier 2010, 19:13

Vais aller me remettre l’OST pour la peine tiens !

Sirius Sirius ·  15 janvier 2010, 19:34

J’ai jamais trop compris pourquoi je considère cette série comme une des plus belles et poétiques de l’animation. Je pense pas être assez réceptif aux symboles et autres réflexions philosophiques pour avoir trouvé la série intéressante. Je dirai plutôt enchanteresse. Car oui cette musique d’intro qui s’emballe avec les tambours me fait aujourd’hui encore un terrible effet et je pense pas avoir autant accroché à un univers tel que celui de Glie.

Très joli billet en tout cas ;)

Deuz Deuz ·  15 janvier 2010, 23:52

Ca fait longtemps que je veux voir cette série, étant pas mal d’Abe (Lain est une des premières causes animées que j’ai pu défendre parmi mon entourage). Du coup je n’ai lu que la conclusion, désolé. Mais celle-ci me donne à elle toute seule encore plus envie de voir cette oeuvre. Quand ça sera fait, je viendrai lire le reste ^^

Jack Jack ·  16 janvier 2010, 00:55

Je n’ai lu que la conclusion aussi, je n’ai pas envie de me spoiler car je compte acheter le coffret Gold quand il sortira ^^. L’article de Helia m’avait donné énormément envie de regarder cet anime, seulement j’ai beau avoir cherché partout (boutique manga distribution à Paris, conventions, site de Dybex…) il est en rupture de stock et n’a pas réédité depuis. Donc j’ai sauté de joie quand Dybex a annoncé cette réédition, même si elle ne sortira pas avant un moment.

En tout cas les animes enchanteurs et poétiques me touchent toujours beaucoup, et le graphisme d’Abe est vraiment magnifique.

Une fois la série visionnée, je reviendrai jeter un oeil à cet article, qui doit être excellent, comme d’habitude ^^.

Gen' Gen' ·  16 janvier 2010, 02:22

Ah ah ah, je me sens bête avec mon alerte spoil, plus personne ne prendra la peine de lire mes billets maintenant ^^’

Pour ma part la série n’aurait pas eu le même effet si j’avais su tous ces détails avant de l’aborder. J’ai aussi eu beaucoup de mal à comprendre pourquoi je l’aimais tant, pourquoi je ressentais cette chaleur de tous les instants en la regardant. Et finalement, je crois que le billet de Lux sur le sujet se rapproche d’une réponse probable : c’est cette approche du quotidien et d’un mode de vie sobre et entier qui nous renvoie peut-être à nos racines, au temps où travailler était un accomplissement plus qu’un fardeau, comme le fait de profiter d’une solitude régénératrice. Aujourd’hui, et surtout en ville, c’est un instinct qui devient de plus en plus difficile à satisfaire. On a petit à petit perdu ce rapport à la terre et à la simplicité.

Edit : J’ai mis en place un système de rétroliens (trackbacks) pour ce billet, je ne l’utilise pas en temps normal mais ça pourrait être utile dans le cas présent. Pour ceux qui ne connaissent pas, ça permet d’afficher un lien vers un de vos billets ici même en plaçant le lien trackback disponible tout en bas dans ce dernier.

Aozora Aozora ·  29 janvier 2010, 21:15

J’ai commencé la série grâce à cet article et pour le moment je ne suis pas déçu par son contenu: c’est frais, c’est beau, c’est calme, bref j’aime bien.

Merci ^^ , perso quand je lis un article sur une critique d’anime que je n’ai pas encore vu, je commence par la fin; ensuite je lis le reste si la conclusion ne m’emballe pas.

Gen' Gen' ·  29 janvier 2010, 23:57

A votre service, monsieur (madame ?) ciel bleu ;)

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