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Tenkū no Escaflowne Soundtrack (Volume 3/3)

HR

Temps de lecture :

2711 mots - 14 minutes

Ø Disque 3

01. Short Notice Écouter
02. Arcadia
03. Epistle
04. Farewell Écouter
05. Aoi Hitomi
06. Perfect World
07. I recommend instincts
08. Scrappy
09. Shilly Écouter
10. Revenge
11. Illusion
12. Blaze Écouter
13. Fatal
14. Hikari no Naka e
15. Again

Les pistes qui ont envenimé mon inconscient sont marquées en gras
Artistes associés : Maaya Sakamoto, Aceilux, Julia Wilson, Warsow Philarmonic Orchestra

Les deux première piste de ce volume illustrent à la perfection cette volonté d’équilibre retrouvé entre les deux précédents volumes. La première, Short Notice, utilisée pour l’aperçu de la suite de la série en fin d’épisode, est à l’image de sonorités traditionnelles plutôt orientales ou hispaniques du précédant volume qui mettait en avant Hajime Mizoguchi. Dans le même temps, le “Escaflowne” prononcé à l’orientale (si si, c’est vrai, la belle consonne roulée alvéolaire voisée ne trompe pas) nous permet de nous replonger dans le bain, et nous indique qu’on est bel et bien reparti pour un ultime voyage musical entre ciel et terre en compagnie des compositeurs et artistes qui y ajoutent leur patte. En compagnie, ou plutôt à leur suite, l’amateur de musique n’ayant d’autre choix que se laisser emporter dans le sillage des thèmes qui ruissellent sur ses timpans (à quand la musique interactive ? Au delà du simple jeu-vidéo musical, je veux dire, reste à imaginer un concept qui puisse rendre une musique labyrinthique écoutable, mais je digresse, je digresse, revenons-en à notre ostentation musicale).

Après cette introduction qui nous rappelle que malgré son côté high fantasy sauce mecha, Escaflowne se rattache aux valeurs premières des cultures traditionnelles du monde, on embraye avec un Arcadia aux accents célestes qui renvoie au tout premier disque de la bande originale. Mais à côté de la dimension céleste qui que nous induit Yoko Kanno, on retrouve cette fois la pleine puissance d’un Hajime Mizoguchi qui nous offre la sensibilité extrême de ses cordes. Au travers de cet équilibre subtil que nous proposent de concert les deux compositeurs, enfin parfaitement accordés, se dévoile une mélodie plus que jamais empreinte de la mouvance Space Opera. Le drame sensible d’un futur qui n’est qu’allégorie des émotions se lie plus tard dans le morceau à un chant lyrique prononcé qui renvoie incontestablement à l’Opera italien premier, avec sa voix porteuse qui ferait éclater un verre en cristal en surface et des cordes peu présentes qui la soutiennent et assurent la transition. Deux petites pistes, et nous voilà à la fois engloutis par le rapport des cultures premières et la trame absolue qui englobe l’humanité, ensemble nous contant le drame infime d’être, sans raisons ni illusions.

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Hajime Mizoguchi. The man who understood what makes music sound so beautiful.

La subtilité fragile savamment infusée dans notre esprit, place aux choeurs médiévaux épiques avec une symphonie orchestrale bien plus rapide aux accents épiques. Baignée d’une humeur fantasy omniprésente, Epistle consume le sacré et l’humain pour, à l’inverse de la précédente, nous envoyer en pleine face l’évidence sensible de l’existence, les combats qu’elle augure et qui lui donnent sens, sorte de Dance of Curse moins versatile et bien plus emballée, on s’imagine presque des flammes brûlantes la mettre furieusement en images. Une fureur (presque infernale, justement) qui laisse place à un Farewell poignant, poignant et terrible, qui nous expédie son émotion au déséquilibre dès les premières secondes comme on perd tous ses moyens et reste placide face à un traumatisme soudain. Moins diversifié que le précédent niveau instruments, le morceau nous renvoie encore aux cordes si personnelles de Mizoguchi, aux accents de piano languissants, et à la composition explicite de Kanno qui ressurgit par moments, comme tentant de saisir les pensées dissolues et chaotiques que l’émotion de la musique augure. Un ressenti parfaitement subjectif qui place la piste au côté des plus marquantes sur mon petit podium personnel, au côté de Dance of Curse et Shadow of Doubt, poignante (ça mérite d’être répété trois fois) et débordant d’émotion au point d’en être déchirante, loin de la douceur qu’on lui concèderait trop facilement (je cherche encore aujourd’hui pourquoi on s’entête à trouver les mélodies les plus déchirantes douces et reposantes, sans chercher à  cerner leur fond plus en détail, ce message même qui leur confère leur abondance d’émotion - dans le genre, je citerais aussi Floating Soul de la bande originale de Jyu Oh Sei, qui n’est reposante qu’en surface et se transforme vite en déchirure lorsqu’on prend le temps de l’écouter, pas seulement d’entendre ses notes en survolant passivement le morceau -). Question de sensibilité personnelle, je suppose, la musique est peut-être le plus subjectif des arts.

La partie centrale de l’OST est composée d’un trio de pistes chantées, toutes trois des ballades peu originales mais bien senties. Aoi Hitomi reprend un morceau du premier volume en y accolant la voix de Maaya Sakamoto, tandis que Perfect World nous offre une balade anglaise à voix d’homme, et I Recommend Instincts une chanson anglaise un peu plus rapide soutenue par la voix féminine de Julia Wilson. Comme d’habitude, les morceaux à paroles me touchent bien moins que les pistes exclusivement instrumentales (d’abord parce que les paroles suppriment toute liberté d’interprêtation de la musique et lui font donc quelque peu perdre son charme - un peu comme si on vous dictait une analyse plastique indubitable d’un tableau d’artiste pendant que vous l’admiriez, vous ôtant le plaisir de réfléchir à ce qu’il renvoie par vous-même -, ensuite parce que dans le cas présent elles sont on ne peut plus stéréotypées dans leur fond comme dans leur forme). Des balades assez répétitives et gratuites qui contrastent avec le ton sombre de ce volume. Rien de tel que le couple Scrappy/Shrilly pour ce sortir de ce miasme sentimental un peu pathos : on y retrouve l’orientation symphonique première de la bande originale. Deux pistes pas véritablement mémorables puisque construites sur une composition assez répétitive sans réelle évolution niveau instruments (et assez courtes). Avec les cordes nerveuses de la première, et la composition typée orientale de la seconde (plus surprenante dans sa construction), on retrouve le tiraillement originel sur lequel repose l’univers d’Escaflowne, et les bases des pistes de sa bande originale avec une recherche de la performance plus que de l’émotion à proprement parler, si on considère que l’une n’est pas conséquence de l’autre.

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Yoko Kanno. The woman who tries so hard to make music sound beautiful.
And eventually does.

Pas de doute, avec ce troisième et dernier disque, on renoue avec l’orchestration symphonique complète du premier volume, et les inspirations classiques qui vont avec, et en grande majorité plus sombres aussi. On sent que le destin de nos personnages se joue au gré des pics de morceaux comme Illusion et Blaze (qui ressemble assez à Epistle dans le fond, avec une escalade progressive de son rendant le morceau beaucoup plus captivant, assez similaire à un Requiem façon Mozart dans sa construction d’ailleurs), qui remplissent leur fonction à la perfection même s’ils ne brillent pas pour leur composition et leur originalité (un défaut qui s’est toujours ressenti dans les compositions de dame Kanno, toujours tiraillée entre ses inspirations premières et la volonté d’en faire quelque chose de nouveau, parfois sans succès - voir la ressemblance troublante entre Cyberbird dans Ghost in the Shell SAC et Battersea de Hooverphonic, les dates ne laissent pas de doute quand à savoir qui a inspiré qui même si on ne peut pas véritablement parler de plagiat -), on reste loin  des pistes orchestrales fortes citées tout au long de ces reviews. Yoko Kanno n’est de toute façon pas la seule à souffrir du syndrome “Oups, ça a déjà été fait avant”, Hajime Mizoguchi lui-même se perdant dans les similarités anodines lorsqu’il joue au jeu de l’inspiration évidentes (pour sa part, c’est davantage des fragments de musique classique pure qu’on retrouve dans certains de ses morceaux, mais ça n’a rien d’étonnant quand on sait que les techniques de composition étaient formellement règlementées, au point qu’on composait la musique en manipulant des ensembles de notes préétablis et considérés comme “viables”, et non en manipulant chaque note d’une mélodie à loisir, une hérésie).

Être un compositeur qui innove à chacune de ses productions n’est déjà pas une mince affaire lorsqu’on se base sur ses propres compositions (ce n’est pas ce cher Motoi Sakuraba qui me contredira), ça l’est encore moins lorsqu’il faut en plus prendre en compte les innombrables travaux d’autres artistes (et ça devient d’autant plus problématique lorsque la fluidité d’une composition qu’on pourrait croire inédite nous vient tout droit d’un souvenir inconscient). Comme nombre d’écrivains perdent leur plume sous l’influence de quantité de styles rédactionnels et narratifs différents, la milieu de la composition est peuplé d’artistes qui ne savent parfois plus vraiment où donner de la tête : parce que l’objectif n’est pas de prime abord l’originalité et le caractère inédit du travail de composition, mais avant tout le rendu d’une expérience de la musique bien personnelle. L’originalité n’en est que la conséquence heureuse. Les grands noms qui ont ponctué l’Histoire de la musique n’ont jamais composé dans l’optique des mouvements qu’ils allaient engendrer, Mozart ne se voyait pas comme le pilier du monde classique qu’il est aujourd’hui, simplement comme un artiste qui tentait au mieux de retranscrire une perception mathématique de la musique au milieu des influences de son époque. Parce qu’on le dit trop peu : la composition, son efficacité, n’est pas une question d’émotion subjective, mais traite de la diversité des moyens d’éveiller cette émotion (ou n’importe-quel sensation que la musique voudrait induire) chez l’auditeur, c’est d’autant plus important lorsqu’on parle de bande originale. On comprend mieux pourquoi les professionnels de la musique préfèrent souvent se détacher de cette contrainte obligatoire pour développer un univers musical qui se vaut à lui-même, sans être au service d’un quelconque support.

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The Vision of Escaflowne Soundtrack. Because wedding have a few good points.

La dernière partie du disque rend hommage à l’intensité des pistes qui ont ponctué cette longue écoute avec une petite reprise sifflée de la très belle Cradle Song du second volume. Très simple puisque uniquement décorée d’un écho, elle est nommée sobrement, et de manière plutôt constrastée, Fatal. La sensibilité très “Mizoguchienne” de l’originale m’aura quand même davantage marqué, cette reprise en étant en quelque sorte la résonnance (comme si le morceau nous invitait à recomposer la piste quand bien même son écho nous renvoie à son vide cruel). S’ensuit une seconde balade de Maaya Sakamoto (mais originale, cette fois, et plus riche qu’Aoi Hitomi), Hikari no Naka e, et le retour triomphant de l’orchestre philarmonique de Warsaw dans une reprise du générique d’ouverture nommé Again, un pied de nez intelligent pour conclure la bande originale tout en nous invitant à reprendre l’écoute depuis le début. Conclure avec l’idée de recommencement, quel meilleur moyen d’induire que la fin n’est qu’un nouveau départ, enchevêtrement infini d’un cycle qui n’en finit pas de bouleverser nos destinées ?




Vous avez dit “fourre-tout” ?

Points positifs :

- Encore des pistes inoubliables !
- Plus sombre, plus adulte
- La maîtrise des genres
- Une conclusion au poil

Points négatifs :

- Des balades franchement passables
- Vraiment nécessaires, les reprises ?
- Un ensemble peu homogène
- Sors de ce disque, Yoko !

Alors finalement, ce dernier volume, révélation du talent complété du couple marital (enfin, à l’époque, les joies du divorce) Hajime Mizoguchi/Yoko Kanno ou fourre-tout hétérogène parce qu’il n’y avait plus vraiment de place sur les précédents disques ? Ben finalement, un peu des deux. Si le ton résolument plus sombre et dramatique de ce dernier volume lui donne une identité à part entière, un grand nombre de pistes moins bienvenues viennent mettre à mal son caractère plus adulte (les balades qu’on oublie très vite, les reprises…). La construction classique d’une grande partie des pistes instrumentales donne cependant beaucoup de cachet à l’ensemble et la recherche de la performance et d’une certaine forme de diversité détachent assez facilement la musique de son contexte dans la série en dépit du caractère dramatique/théâtral des pistes (Arcadia, Blaze). Si on n’atteint pas vraiment l’équilibre entre ciel et terre qu’on aurait pu s’imaginer entendre, la musique renvoyant plutôt à un spectacle de comedia del arte, le côté terre à terre des émotions retranscrites dans ce volume s’accorde relativement bien avec l’émotion culturelle du second, et les envolées lyriques du premier, et l’équilibre se crée d’une manière plus subtile qu’on pouvait le présager. Avec un fil rouge beaucoup moins uniforme entre les différentes pistes du disque, cette dernière partie aura tout de même été beaucoup moins mémorable pour mes oreilles en dépit de la présence habituelle de quelques pistes indispensables (Farewell en tête). Yoko Kanno semble a voir repris le volant pour conclure, ce qui n’est pas forcément à mon goût, préférant largement le charme grave et la construction progressive des travaux plus intimistes de son ex-époux. Si je ne devais posséder qu’un volume parmis les trois, j’opterais sans hésiter pour le second, moins puissant et lyrique mais d’une richesse musicale assez impressionnante, à côté de pistes à l’héritage Space Opéra affirmé qui rappellent les différents travaux de sir Mizoguchi en terme de bande originale (Jin-Roh, Jyu Oh Sei, Boku no Chikyū wo Mamotte, Macross Plus). Dame Kanno reste quand à elle fidèle à elle-même, partagée entre lyrisme inoubliable et manque flagrant d’inventivité (et de personnalité, pour le coup).


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Jacut Jacut ·  18 mai 2010, 14:05

Jolie critique mais c’est vrai qu’on ne pourrait que trop conseiller aux gens de passer les trois premières OST et d’acheter la quatrième, qui fait aussi figure de Best Of, Lovers Only (la première OST d’anime que j’ai acheté en 1998 - j’en ai maintenant plusieurs milliers -). Cette galette condense TOUT le meilleur d’Escaflowne, l’une des meilleures bandes originales que j’ai entendu et l’une des grands OST de la grande Yoko (et dans une moindre mesure Mizoguchi qui ne compose qu’à peine un quart des morceaux). Mieux encore, deux ans après, la grande Yoko a sorti l’OST de Brain Powerd et là, les mots me manquent pour exprimer la perfection des deux disques…

Sinon en relisant tes trois critiques sur les OST d’Escaflowne, je me rends compte que j’ai l’avis inverse du tiens, je préfère nettement les opus 1 et 3 au second, un peu trop simpliste malgré son éclectisme et contenant le genre de tracks gentillettes au synthé qui m’énervent prodigieusement chez Kanno (et il y en a peu, sauf dans Cowboy Bebop, raison pour laquelle je ne suis pas fou de ces musiques).

Évidemment, je dis ça en tant qu’amateur à peine éclairé de la technique musicale, tel l’inculte cinématographique qui place le navet Avatar au rang de chef alors qu’il n’a jamais vu Citizen Kane, L’Aurore, Barberousse, Casablanca ou encore La Jetée. Tu sembles maîtriser infiniment mieux ton sujet que moi et avoir des références incomparables au miennes.

Gen' Gen' ·  18 mai 2010, 16:57

La plupart des critiques que j’ai pu lire rejoignent ton avis en ce qui concerne les premier et derniers volumes de la bo, c’est pour ça qu’il me semblait important d’expliciter pourquoi le mien est légèrement différent. Et je n’ai jamais été un grand fan de Kanno : si certaines de ses compositions sont clairement superbes, c’est loin d’être le cas de tous ses travaux. Je trouve qu’il manque quelque chose de primordial à la compositrice : une véritable identité musicale. Ça vient en partie de ses sources d’inspiration diverses, et sans doute un peu de son amour de l’éclectisme, mais dans tous les cas ça donne parfois un fossé considérable entre ses différents morceaux. Au contraire de Mizoguchi, justement, qui fait valoir son style depuis son premier album solo (Halfinch Dessert) jusqu’à ses productions les plus récentes, difficile de se détacher de son émotion lancinante si caractéristique. Et puis, j’ai tendance à rejeter le concept de chef d’oeuvre, je n’aime pas l’idée qu’un oeuvre puisse être universellement et indubitablement bonne, c’est aussi valable pour la musique.

Le second volume m’a semblé être beaucoup plus personnel, de moins vouloir accéder au statut de chef d’oeuvre incontestable. C’est peut-être aussi ce qui m’a plu en lui. Et attention, les compositions ne sont pas aussi clairement délimitées que le disent les playlist : il est très probable que les deux compositeurs aient travaillé de concert sur certains morceaux, mais aient choisi de partager leurs travaux par pur souci pratique. Il faut aussi prendre en compte les influences et inspirations de la bande originale, les différentes pistes se font écho et ne sont pas si facilement détachables qu’on pourrait le croire (et la patte des artistes pas si facilement identifiable). Le travail de composition souffre beaucoup de la méconnaissance de son aspect technique qu’en a le grand public, s’intéresser au processus de création musicale, c’est aussi comprendre pourquoi tel ou tel morceau, ou tel ou tel genre trouve de l’écho à l’écoute. Les pistes les plus simples et overlookables peuvent témoigner d’un travail de composition beaucoup plus approfondi qu’un morceau qu’on considèrera comme inoubliable. On a tendance à largement sous-estimer la musique en s’intéressant uniquement au support qu’elle illustre, c’est un peu dommage, d’où mon envie de les en détacher pour en parler, même si je ne suis pas musicien, et que j’ai encore bien des choses à apprendre sur le sujet (pourquoi les cours d’Histoire de la musique ne devraient être réservés qu’aux artistes ?).

Pour Lovers Only, clair que c’est worth buy, mais je ne pouvais évidemment pas en faire une critique en passant consciemment à côté d’une grosse partie du contenu de la bande originale, ça n’aurait pas été très fairplay pour une critique de bande originale. Je préfère les oeuvres complètes aux best-of (parce qu’une bo, c’est aussi un tout).

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