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Now and Then, Here and There (1999)

HR

Temps de lecture :

3684 mots - 18 minutes

Ces derniers temps, grâce à des billets que je prends beaucoup de plaisir à écrire même s’il n’attirent pas les foules (voir n’attirent personne, mais peu importe, le plaisir de l’écriture était bien là), je constate que l’exercice de la critique rétrospective me manque beaucoup. C’est en écrivant ces petits billets qui n’ont pas une grande ambition et ne demande pas un travail d’amont gargantuesque que je prends le plus de plaisir à bloguer, même lorsque je ne le fais que pour moi. Un commentaire teinté de curiosité, c’est un peu la cerise sur le gâteau, ça veut dire que le billet a éveillé l’envie, mais ça n’est pas vraiment une finalité. Du coup je repars sur une ligne rédactionnelle plus posée, guidée par une bête envie d’écrire, sans changer le monde ou sauver quoi que ce soit. Ima, Soko ni Iru Boku (Now and Then, Here and There en version anglaise donc, L’Autre Monde chez nous) est une série que j’ai découverte totalement pas hasard, sans jamais avoir entendu quoi que ce soit à son sujet, grâce à son titre, en fait, que je trouvais au moins évocateur. Après l’avoir mise de côté pendant un moment, c’est finalement grâce au visionnage récent de Mirai Shōnen Conan que je me suis jeté à l’eau, histoire de voir si les points communs que partagent les deux séries étaient assez nombreux pour m’offrir la même empathie que les péripéties de Conan et Lana. Il se trouve que j’était encore une fois à l’orée d’un joli petit choc sensible.

“Because ten billion years’ time is so fragile, so ephemeral…
it arouses such a bittersweet, almost heartbreaking fondness.”

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Now and Then, Here and There © Déclic Images

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Now and Then, Here and There © Déclic Images - Du nekketsu, un robot amusant ? Do not be fooled, série déconseillée aux âmes sensibles.

Now and Then, Here and There, 今、そこにいる僕
Diffusion : 13 épisodes, du 14 Octobre 1999 au 20 Janvier 2000
Production : AIC
Direction : Akitaro Daichi (idée originale), Masanobu Nomura (artistique), Rie Nishino (animation)
Script : Hideyuki Kurata
Charadesign : Atsushi Ohizumi, Rie Nishino
Musique : Taku Iwasaki (OP : Toshio Masuda, ED : Hitoshi Komuro)
Distribution en France : Déclic Images
Staff complet sur ANN

Vous avez dit “cliché” ?

Le premier épisode de la série nous présente une de ces introductions qui trompent sciemment leur public, au risque de perdre d’emblée une partie des spectateurs que la suite aurait pu intéresser. Ça n’a jamais été aussi vrai que pour Now and Then, Here and There (qu’on appellera NTHT par souci pratique…), on nous présente même des personnages secondaires et des éléments d’intrigue qui disparaîtront totalement du reste de la série (aka amie d’enfance dont je tombe amoureux, et rival vertueux qui me met des bâtons dans les roues). L’histoire démarre donc en nous décrivant le quotidien d’un jeune garçon un peu tête brûlée, à tel point que ses excès de caractère l’empêchent de suivre correctement ses cours de Kendō. Shuzo Matsutani mène une vie tellement humble et ordinaire qu’on croirait regarder une de ces tranches de vie de la vieille époque, avec des scènes qui rappellent un peu ces récits du vécu de l’avant et après guerre durant l’ère Shōwa, si ce n’est que Shuzo fait tout pour être insupportable pour son entourage, et nous est plus ou moins contemporain. On ne précise pas exactement l’époque à laquelle l’histoire de déroule, mais au vu des décors on pourrait imaginer que Shuzo est un gamin on ne peut plus banal des banlieues japonaises des années 90 (la série elle-même date de 1999). Comme on peut s’y attendre lorsqu’on voit un gamin ordinaire insupportable en protagoniste de tout type d’oeuvre, une aventure fantastique l’attend forcément, toute pleine de rêve et de magie, je sentais déjà remonter les relents de cette vaste farce qu’est Brave Story. Sauf que…

Sur le chemin du retour, Shuzo aperçoit une fille assise en haut d’une vieille cheminée industrielle, un des terrains de jeu favoris de son enfance. Toujours aussi insouciant, il grimpe sur la cheminée voisine en quelques enjambées pour la rejoindre, mais n’est confronté qu’à un manque patent d’émotions lorsqu’il tente d’établir le contact, la fille aux cheveux bleus et aux iris étranges préférant fixer le soleil couchant. Il arrivera à peine à obtenir son nom, à demi-mots : Lala Ru. Pas le temps de tailler la bavette outre-mesure, une explosion fige le décor environnant, et des méchants robots en forme de serpents dirigés par une vilaine dame aux doux airs punks sortent de nulle part pour kidnapper la prin… Lala Ru. Rien de bien surprenant donc, on se doutait bien que le couple nouvellement formé n’allait pas faire du saut à l’élastique, le héros doucement chieur et l’étrangère chichement douce impliquant systématiquement un long voyage en terre inconnue (quand bien même les personnages viennent à peine de se rencontrer, sacré Cupidon). C’est donc à l’étonnement général ce qui se produit, lorsqu’en tentant de secourir sa nouvelle meilleure amie (nous laissant l’occasion d’apprécier une animation de bonne facture, en dépit du style coloré plutôt léger) Shuzo se retrouve happé dans un autre monde, un univers où le désert s’étend à l’infini et le dernier bastion des hommes est une immense tour industrielle baptisée “Hellywood”. Et là, c’est le drame, notre petit monde d’idées reçues et de couleurs vives s’écroule lorsque la série entreprend d’atomiser méthodiquement le royaume des Bisounours. Profitez des sourires chaleureux de ce premier épisode, vous n’en reverrez plus.

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Now and Then, Here and There © Déclic Images - Bienvenue aux portes de l’enfer.

Welcome to “Hell”ywood

A l’arrivée dans ce monde inhospitalier, rien ne se passe comme prévu. Lala Ru est séquestrée pour de bon et Shuzo se retrouve battu, torturé et pendu à une poutre sous un soleil brûlant, à la merci des corbeaux, avant d’être expédié en cellule et de venir gonfler les rangs de bataillons d’enfants soldats. C’est quand Hamdo, le tyran un peu psychotique des lieux, se met à passer ses nerfs sur son chat de compagnie jusqu’à le tuer et matraquer son cadavre qu’on se dit qu’il y a définitivement quelque chose qui cloche, et qu’il est peut-être temps d’éloigner le public de moins de douze ans de la télé. Les superbes illustrations qui décorent les DVD et contrastent pas mal avec le design général de la série ne trompent pas : la série est bien adressée à un public adulte, et la petite phrase qui illustre chaque début d’épisode nous rappelle que ça ne va pas être une partie de plaisir (en supposant qu’elle fasse référence aux émotions brutales qui traversent la toute jeune espèce que nous sommes, et qui se risque à une conclusion prématurée). NTHT n’utilise en fait que Shuzo comme une excuse pour nous présenter les comportements extrêmes qui naissent du désespoir, un thème qui sera illustré par chaque personnage que le garçon rencontrera, pendant que ses bons sentiments seront mis à rude épreuve.

Viol, meurtre, guerre, embrigadement de la jeunesse, rapt et massacre de populations civiles, responsabilité impliquée par ces crimes, violence et réponse à la violence (ou doit-on être un monstre pour combattre un monstre ?), impact de cette dernière sur des enfants, folie et dangers de l’hégémonie du pouvoir (avec un petit thème écolo grinçant en toile de fond), tant de sujets que la série aborde sans prendre de gants en jonglant avec des symboles explicites. Même lorsque les protagonistes mettent les pieds en dehors de l’enfer d’Hellywood, c’est pour se lancer dans une course à la survie, que la menace vienne de l’environnement aride et des monstruosités qui s’y terrent ou des conséquences directes des aberrations de l’empire de la terreur. C’est un peu comme si on avait pris Conan et sa Terre couverte d’océans, et qu’on les avait retournés sur eux-mêmes : certains éléments sont identiques et traîtres (Hellywood/Industria, Zaribars/High Harbor - référence à Alfred Andersh, qui nous narre la fuite de ses protagonistes d’un petit village de l’Allemange nazie dans son Zanzibar ?, et des personnages aux traits de caractère proches comme Shuzo/Conan ou Abelia/Monsley), d’autres tapent dans l’inverse le plus violent, le plus évident étant le désert à perte de vue qui remplace la mer infinie, ou la solitude patente et cruelle des enfants face à des adultes en perdition. L’eau est en effet l’élément le plus convoité dans NTHT, à la fois essentielle pour la survie des hommes et unique carburant qu’il leur reste à consumer dans ce monde vidé de toutes ses ressources. Pas de bol, Lala Ru est une entité dont la vie est liée à la réserve colossale d’eau qu’elle transporte dans son pendentif : chaque goutte qu’elle cède l’approche de sa mort inéluctable. Face à l’avidité des Hommes, qui répètent encore et encore les mêmes erreurs, Lala Ru a simplement baissé les bras.

C’est dans une gesticulation démente vaine que le dictateur cherche à faire revivre le symbole agonisant de son règne, Abelia s’efforçant de répondre au moindre de ses caprices sans ciller comme pour le soulager du poids de sa folie, et retrouver l’homme qu’elle avait connu avant qu’il se transforme en caricature déjantée d’Hitler. A la fois adulée par Hamdo, qui la considère comme celle qui le sauvera de son sort, et haïe par la population qui juge qu’elle est la source de leur misère et des violences qu’elle subit, Lala Ru n’aura que bien peu de répit, balotée au milieu de ce petit monde de jugements et d’obsessions contradictoires. Un personnage pas vraiment humain qui soulève les questions sans que la série n’y apporte réponse, comme pour cet univers dont on se sait pas trop s’il s’agit de la Terre dans un avenir apocalyptique ou d’un quelconque univers parallèle qui reflète nos dérives actuelles. Lala Ru pourrait même être une projection de Dame Nature en personne bafouée par les Hommes. La conclusion pesante teintée de tragédie (ne serait-ce que parce que les trois quarts du casting sont morts avec douleur et fracas) laisse une part de la série en suspend, comme si ça n’était pas vraiment le but de l’aventure de connaître le pourquoi du comment, on pourrait tout aussi bien s’imaginer que Shuzo s’est cogné la tête en tombant de la cheminée et a rêvé toute l’histoire.

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Now and Then, Here and There © Déclic Images - Abelia et Hamdo, le roi fou.

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Now and Then, Here and There © Déclic Images - Les divers personnages de la série se battent tous pour supporter leur condition et survivre, envers, contre tout, et à tous les prix. Le design enfantin cache des personnalités on ne peut plus crédibles et attachantes.

L’habit, le moine, tout ça…

Si la réalisation est plutôt monotone au départ, et limite perturbante lorsqu’on s’est enfin rendu compte qu’on était peut-être pas face à une série aussi bas de plafond qu’on aurait pu le croire, j’ai fini par beaucoup accrocher au visuel coloré et au charadesign simple de l’ensemble, ça donne à la série un côté intemporel servi par une réalisation d’excellente facture (certaines scènes sont particulièrement soignées à ce niveau là, je pense notamment à la première confrontation entre Shuzo et Nabuca, particulièrement bien mise en scène). En dépit de ce parti pris marqué, le visuel reste très satisfaisant même aujourd’hui alors que la série a tout de même bientôt 12 ans, il n’y a bien que l’irrégularité du charadesign pour trahir son âge. Les décors industriels précis et les couleurs légèrement délavées ne manquent pas de charme, comme l’atmosphère qui semble prendre littéralement feu lorsque le soleil (immense dans l’autre monde) se couche. Le paysage verdoyant de Zaribars nous permet tout juste de respirer un bol d’air frais avant de nous laisser sombrer à nouveau. Cette légèreté a aussi la manie de rendre la violence et la dureté de certaines scènes encore plus marquantes, étant donné qu’on ne s’attend pas vraiment à ce qui nous tombe sur le pif sans crier gare. Et la narration ne manque pas de moments forts, je pense notamment à une scène où les enfants soldats tracent un assassin, qui finit abattu froidement par une balle dans la tête pendant qu’il se noyait dans son sang, c’est d’autant plus choquant qu’il n’y a pas la moindre trace de censure ou de coupure (l’écran reste même figé une bonne dizaine de secondes sur le visage du cadavre, brr), la terreur palpable des enfants soldats étant peut-être encore plus marquante que les images. Je pense aussi au véritable chemin de croix de la pauvre Sarah, qui n’a d’autre choix que de commettre un meurtre dans une scène viscérale pour échapper à sa condition (la blondinette américaine kidnappée à cause de sa ressemblance avec Lala Ru n’a rien à faire ici, et finit comme défouloir sexuel des soldats adultes de la base), comme ça, de but en blanc, en début d’épisode. Son courage n’est récompensé que par un fardeau qui la poussera à la tentative de suicide/l’auto-mutilation. Vous l’aurez compris, l’intrigue un brin dépressive a tendance à remuer le couteau plutôt qu’à nous faire miroiter un quelconque happy end utopique.

Pas vraiment le genre de scènes qu’on s’attend à croiser lorsqu’on part sur l’idée d’une série pour une audience relativement jeune, d’autant plus qu’il ne faut pas oublier que la majorité des personnages sont des enfants aux alentours d’une dizaine d’années, j’ai aussi en tête la séquence “survival” où Shuzo et Lala Ru sont seuls dans le désert, aux prises avec une sorte de cosse gigantesque prête à les digérer sous le sable, à la manière d’un fourmilion (il faut se dire que c’est le seul moment de “repos” qui sera accordé aux personnages), ou le triste sort des enfants soldats animés par le désir de retourner chez eux après une guerre qui ne finira jamais, le trio Nabuca/Boo/Tabool est vraiment touchant et joliment orchestré à ce niveau là, ceux qui ont le caractère le plus affirmé se substituant au rôle d’adultes pour les plus jeunes. Là aussi, la réalisation reste très solide durant ces brèves phases d’action, toujours très impressionnantes, ces excès d’adrénaline ne sont cependant pas gratuits, on nous explicite clairement que tout acte est accompagné de conséquences de taille égale à assumer. Peut-être que la réalisation et le design légers tendent à atténuer ces images après coup, le résultat aurait été très différent avec une direction artistique plus réaliste. La série nous présente une petite déconstruction d’un genre on ne peut plus répandu, qui est paradoxalement le fer de lance des productions habituelles d’AIC (on sent comme un air de Tenchi Muyo! au départ). Le nom d’Akitaro Daichi implique lui aussi une grande majorité de comédies beaucoup plus légères (Fruits Basket, Kodomo no Omocha, Gag Manga Biyori). La simplicité de l’intrigue et les personnages accessibles pourraient presque faire passer NTHT pour une série pour enfants aussi “safe” qu’un Mirai Shōnen Conan… si il n’y avait pas tout le reste. Et ça colle parfaitement avec les thèmes de la série, puisqu’on explore les effets de la réalité crue sur la psychologie de l’enfant.


Now and Then, Here and There - Deadlock (Taku Iwasaki)

L’ambiance, elle est en tout cas bien là, étouffante et lacrymale, appuyée par des musiques tout à fait dans le ton (j’ai un gros faible pour le morceau en lecture ci-dessus, ça sent Akira à plein nez, ça veut tout dire), même si la bande originale n’a rien de bien anthologique. Le nom du compositeur devrait vous dire quelque chose, il a entre autres oeuvré sur de très bonnes BO, comme celles de Tengen Toppa Gurren Lagann (l’inoubliable Pierce through the heavens), Soul Eater (Lady of Gorgon) ou les OVA Kenshin (dont le superbe thème de Tsuioku Hen). L‘“autre monde” est aussi une excuse idéale pour mettre en scène le pire en toute légitimité, la série ne se souciant pas de multiples incohérences pour porter ses idées jusqu’au bout : on notera par exemple le fait que tous les personnages parlent la même langue et se comprennent (y compris Shuzo et Sarah, alors que cette dernière est américaine), et la question toujours très délicate du voyage temporel (pourquoi ne pas aller chercher l’eau dans le passé, de ce point de vue là ?), on est même en droit de se demander en quoi il est indispensable que Shuzo vive à notre époque, et pas dans un des villages désolés de cet autre monde. Peut-être pour ses valeurs, concentrées tout au long de la série dans son bâton de combat qui ne le quitte pas.

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Now and Then, Here and There © Déclic Images - La direction artistique légère n’enlève rien à l’intensité et la brutalité des scènes clés de la série.

Et après ?

Reste qu’aussi touchante que fut l’expérience, il lui manque un petit quelque chose pour atteindre la grâce de la perfection. Peut-être qu’avec un peu plus de 13 épisodes on aurait évité la précipitation des derniers épisodes, et pu davantage développer les différents thèmes et personnages de la série pour les rendre encore plus attachants, même si la série ne manque pas de character development. Si j’ai trouvé le final un poil convenu en dépit de sa portée sensible, NTHT est bien la preuve qu’on peut exécuter superbement un travail sur un format réduit sans s’y casser les dents. Et puis NTHT donne l’impression de sortir de nulle part, juste de l’inconscient et de l’idée de ses créateurs, ce qui lui donne un côté d’autant plus attachant puisqu’on oublie momentanément toute notion de budget et d’audimat pour se concentrer sur une histoire dure, simple, évidente, au point qu’on peut lui reprocher un certain manque de profondeur malgré une exécution magistrale (après un visionnage comme Texhnolyze, peut-être que la série a eu un impact moins important aussi).

Tous ces éléments en font une série bourrée d’émotion et d’empathie, parfois marquante, mais assez peu bouleversante alors qu’elle en avait tout le potentiel, et même la parure. Si la comparaison avec Mirai Shōnen Conan tient techniquement la route, l’exécution n’a pas grand chose en commun, le positivisme très “Miyazaki” de la série sus-citée entrant en contradiction brutale avec la philosophie du drame de NTHT. On trouvera tout de même dans les deux séries des clés scénaristiques et des personnages assez uniques et bien exploités. Ce qui avait tout du shōnen basique sans substance se transforme finalement en un drame poignant et intelligent qu’il serait cruel de ne pas estimer à sa juste valeur à cause d’un faux jugement sur le premier épisode de la série, ou sa direction artistique trompeuse. Ne cherchez pas : les robots loufoques et autres triangles amoureux ont disparu, seule reste la nature accablante de l’espèce humaine.

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Now and Then, Here and There © Déclic Images - Boo, Nabuca et Tabool (de gauche à droite).

Notez que l’orthographe des différents noms est très variable selon les localisations, si Shuzo Matsutani et Sarah Ringwalt ne laissent pas planer le moindre doute, je me demande si Nabuca ne s’écrirait pas en fait Narbuck, et Tabool plutôt Taubur. De quoi ajouter quelques références supplémentaires à la série en creusant un peu. On peut aussi se demander d’où vient le nom Lala Ru, mais s’il faut commencer à se farcir des dictionnaires exotiques et des foultitudes de volumes mythologiques on est pas sortis de l’auberge, mes quelques recherches n’ont en tout cas pas abouti à grand chose de déterminant.


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Sirius Sirius ·  20 avril 2011, 20:47

Comme toi, je ne serais pas totalement élogieux à l’égard de la série. Des thèmes sérieux, mais un peu trop de fiction à mon goût.

Je me souviens surtout qu’à l’époque où je l’ai vue j’ai ressenti un gros malaise pour les épreuves que traversait Sarah. La terreur qui se dessinait sur son visage était d’autant plus marquante que rien n’était vraiment explicité. (Voir ce screen que j’avais choisi pour la fiche sur AK : http://bit.ly/gUYbTE )

Sinon j’ai une question à te poser, qui serait un peu un GROS SPOILER pour ceux qui n’ont pas vu la série. J’ai ouï dire récemment que Sarah serait à l’évidence la mère de Lala Ru. Mais qu’est-ce qui parle en ce sens? J’ai trop peu de souvenirs et j’avoue que ça m’a échappé.

Sinon très bon texte. Une série à revoir de mon côté.

Afloplouf Afloplouf ·  21 avril 2011, 10:35

Bandes d’aigris. :p Mes souvenirs deviennent vagues sur la série que j’ai vue il y a longtemps, il faudra que je le re-regarde sous peu, tu m’as donné envie ‘foiré. Pour rebondir sur le spoiler de Sirius, à part la ressemblance physique des 2 persos je ne vois effectivement pas d’éléments qui vont dans ce sens.

Néanmoins, si la série n’est pas parfaite - la faute à un format un peu dense qui ne permet de bien équilibrer les phases sordides - on n’en est pas loin. Et c’est aussi la piqure pour rappeler qu’on peut raconter une histoire et faire une très bonne série en 11-13 épisodes, suivez mon regard… :rires:

Gen' Gen' ·  21 avril 2011, 11:32

J’ai aussi entendu parler de cette théorie, ça expliquerait que Lala Ru regarde le couchant avec tant de nostalgie pour certains, et la ressemblance avec Sarah (avec le pendentif). Mais je ne crois pas que ce soit vraiment le cas, puisqu’on nous dit clairement que Lala Ru a vécu des milliers d’années, la ressemblance s’expliquant par le simple fait qu’Hellywood a confondu Sarah avec Lala Ru au moment de la kidnapper, ça ne va pas plus loin que ça. On pourrait aussi imaginer que la réserve d’eau à laquelle est liée Lala Ru est justement ce futur renouvelé, mais on se perd un peu dans la surinterprétation.

C’est le genre de série dont je pardonne volontiers les défauts, j’en garde quand même un excellent souvenir, et je prendrai beaucoup de plaisir à la revoir plus tard (il est là, le pouvoir des animés). Les oeuvres que je préfère sont celles qui arrivent justement à me faire oublier leurs défauts :)

Jevanni Jevanni ·  22 avril 2011, 21:54

Je te conseille aussi de regarder les bonus si tu en as l’occasion, j’avais souvenir que y’avait pas mal de bonnes infos dedans. ;)

Gen' Gen' ·  23 avril 2011, 11:31

Les bonus ? Je ne dois pas avoir la bonne version DVD, chez Déclic Images je n’en vois aucun sur trois disques…

Ryuzaki Ryuzaki ·  23 avril 2011, 20:31

Bonjour à toi Gen’!
Je suis un lecteur régulier de ton blog même si je n’ai encore jamais posté de commentaire… En fait, ce qui m’a interpelé dans ce billet, c’est que tu prétends qu’il n’y a personne qui te lit! Je trouve ça vraiment dommage, car, pour moi, ce blog est le meilleur en matière d’anime. En effet, je trouve tes critiques vraiment très intéressantes par rapport aux autres du web et des que j’hésite à regarder un nouvel anime, ou que je cherche un anime à voir, je viens sur ton blog afin de lire tes conseils, et j’ai l’impression qu’on a les même goûts car je ne suis jamais déçu!
Enfin bref, je voulais te dire félicitation pour ce merveilleux blog et surtout ne t’arrête pas même si tu as l’impression que personne ne te lit! (‘fin là je pense un peu à moi, donc en fait si t’en as marre, ne te force pas! ^^’ )

Gen' Gen' ·  24 avril 2011, 13:24

En voilà un commentaire qui fait plaisir ^^

Ne t’en fais pas, comme d’habitude mes états d’esprit sont plus des réflexions passagères que des adieux à proprement parler, comme je le dis aussi je prends beaucoup de plaisir à écrire et je n’ai pas l’intention de m’arrêter (mine de rien, ça fait déjà quelques années que j’ai démarré l’aventure - avec un rythme quelque peu irrégulier je dois bien l’admettre -). Et si cette petite introduction a pu faire sortir un lecteur (stalker ?) régulier de sa cachette, j’en suis ravi, merci à toi :p

Par ailleurs j’entends souvent des choses du genre “J’arrête les animés”, mais je sais pas, je me demande si on doit forcément arrêter un jour, comme pour la clope. Je me suis toujours intéressé au support parce qu’il m’offre un sens de l’image que je ne peux pas trouver ailleurs, alors je me vois mal arrêter, en prétextant l’arrivée triomphante d’une maturité intellectuelle de pacotille, d’autant plus que ça serait mal juger un média bien plus vaste qu’on pourrait le croire. J’aime me revendiquer adulte et amateur d’animation japonaise sans qu’on me sorte de complexe de Peter Pan d’un chapeau, c’est un de mes divers centres d’intérêt et je ne vois pas de raison pour que ça change (bien au contraire, mes découvertes progressives ne font que confirmer cet intérêt). Quand je vois des camarades blogueurs trentenaires pas forcément déguisés en lutins (et avec un boulot, voir une famille), ça me rassure un peu. C’est un sujet qui me fait pas mal réfléchir, ça méritera peut-être un billet un de ces jours.

Je digresse un peu, mais je voulais en venir au fait que je n’ai ni l’intention d’abandonner le blogging, ni l’animation/culture japonaise. Au fil du temps tout ça fait plus ou moins partie de moi, on ne peut pas résumer ce hobby à l’effet secondaire d’une quelconque crise existentielle transitoire vouée à disparaître un beau matin de printemps.

locogitatio locogitatio ·  13 mai 2011, 18:07

Salut,

Ca faisait longtemps, m’en veut pas je perds peu à peu le goût pour les échanges avec les débiles de la blogosphère fr, dommage car il reste des gens comme toi avec leurs articles de qualité toussa ( attention tes chevilles ;) )

Bref, un anim qui te prend aux tripes et qui vaut le vraiment qu’on lui consacre du temps. Perso j’avais été super marqué par le parti prit de décrire un univers sans concessions avec des scènes choquantes émotionnelle mais tellement crédibles….Le concept de la dénonciation de la laideur humaine marche toujours aussi bien, encore une vieillerie qui surpasse toutes les merdes à la star driver et consort.

Gen' Gen' ·  14 mai 2011, 16:17

Je t’en veux énormément oui, même que j’ai décidé de te faire la tête, là, comme ça, et ce n’est pas en me cirant les pompes que tu te feras pardonner, vil garnement. Plus sérieusement, libre à toi de commenter lorsque tu le sens, même si ça fait toujours plaisir d’avoir de tes nouvelles :)

Le concept de la dénonciation de la laideur humaine, faut quand même avouer que c’est pas un thème très original, c’est pour ça que c’est rafraîchissant de le voir exploité avec une exécution si peu ordinaire justement. Ça contribue à rendre la série très accessible pour un large public, à l’inverse d’autres oeuvres beaucoup plus lourdes à appréhender (au hasard, Texhnolyze…). Pour ce qui est de Star Driver, je dirais que l’art est dans la technique d’animation, la performance, pas dans le message, c’est de cette manière qu’on peut tirer parti du support et comprendre son potentiel, auquel cas on se contenterait de filmer du drame en prises de vues réelles. Tomber dans les extrêmes, quitte à repousser le public, c’est une manière d’explorer ses limites, donc de comprendre ce qu’il a d’intéressant à côté du cinéma et autres médias plus traditionnels.

locogitatio locogitatio ·  15 mai 2011, 00:22

Star driver n’est pas que la technique d’animation, il y a aussi une mise en scène exceptionnelle (et un peu trop de fan service) mais malheureusement il manque quelque chose de très important qui vient saborder tout le reste, le scénario et ça c’est franchement grave; grave de voir que les mecs aient sabordé leur projet de la sorte alors que c’était si prometteur.

Pour en revenir au sujet, y’avait une série manga de 4 tome qui décrivait bien cette laideur humaine mais malheureusement j’ai pas retenu le titre mais une histoire marquante, celle ou un avocat défends le terroriste qui a tué sa famille dans un attenta ^^

Gen' Gen' ·  15 mai 2011, 17:02

La mise en scène fait bel et bien partie de la technique d’animation, après tout ce n’est qu’un jeu de rendu 2D qui offre l’illusion de plans spatiaux tarabiscotés. Le manga auquel tu fais allusion ne me dit absolument rien, mais le thème est plutôt direct. Tu me fais penser à Jin-Roh, où un soldat va à la rencontre de la soeur d’une petit fille qui s’est fait sauter dans un attentat à la bombe. Que de joie, n’est-ce pas ? L’absence de scénario n’est pas un défaut fondamental pourtant, c’est particulièrement vrai dans l’animation japonaise (c’est très parnassien, l’art pour l’art, l’animation pour l’animation…).

locogitatio locogitatio ·  16 mai 2011, 18:38

Non c’est pas un défaut mais il n’empêche que ça gâche juste l’anim de mon point de vue car il promettait beaucoup pour au final…… Après libre aux gens d’aimer de la sous culture et d’en redemander encore, c’est triste mais c’est comme ça.

Jin-Roh c’est un grand classique que toute personne se prétendant otak’ devrait avoir vu :p

Le manga dont je te parle est en fait un recueil de plusieurs petites histoires en plusieurs tomes, j’avais pas précisé.

Gen' Gen' ·  17 mai 2011, 00:02

A mon sens la sous-culture est plus proche de l’omniprésence du moe et de l’ecchi sans limites que de l’abscence de scénario, mais après tout je n’ai pas vu ce Star Driver, je ne fais que parler généralités. Tu confirmes que je n’ai rien perdu en tout cas.

“Jin-Roh c’est un grand classique que toute personne se prétendant otak’ devrait avoir vu :p”

Eh bien tu sais que je ne l’ai justement pas vu kof kof reuh ahem. Il traîne sur mon disque dur depuis un moment, un jour je franchirai le pas ! Ma vie est consacrée au visionnage interminable de toutes les oeuvres cultes qui se trouvent dans ma liste de choses à voir. Au moins, ça m’épargne l’affiliation pas toujours engageante avec le moule otaku :D

Aer Aer ·  22 mai 2011, 23:27

J’ai arrêté de lire au premier paragraphe, n’ayant vu que le premier épisode pour le moment, mais la série me semble tout sauf simple, et toutes les personnes m’en ayant parlé usaient de mots élogieux à son encontre. Enfin, la fin de l’épisode ne semble clairement pas “clicheton” par rapport au reste.

Gen' Gen' ·  23 mai 2011, 02:03

Je t’invite à repasser par ici lorsque tu auras pris le temps de voir le reste, ma critique est plus élogieuse que le laisse croire cette introduction poivrée. Faut croire que j’aime aussi tromper mon public pour mieux le surprendre :)

Aer Aer ·  23 mai 2011, 17:54

Petit coquinou :’). Mais je repasserais bien volontier, j’espère que tu n’es pas pressé par contre ^^.

Gen' Gen' ·  23 mai 2011, 18:05

Rien ne presse, comme je le disais à Sirius pour Texhnolyze, le billet ne va pas s’envoler, et j’accueille toujours un commentaire avec grand plaisir :p

Aer Aer ·  16 juillet 2011, 22:25

Je viens de la finir à l’instant même, et chose promise, chose due, me revoilà dans les parages.

Je ne serais pas aussi vindicatif que toi concernant l’aspect fantastique ou autre. Déjà, peu de choses sont vraiment expliquées, donc dur de dire s’il y a de vrais trous (après tout, la machine d’Abelia ne peut peut être pas transférer du liquide ?). L’histoire me semble cohérente et bien menée. Ils n’en font pas des tonnes comme j’aurais pu le craindre à certains moments du visionnage.
Le choix de Shû dans cet univers m’apparaissait particulier pendant un bon moment, mais en fin de compte il permet une simplicité scénaristique pour appuyer le décalage entre son point de vue d’humain (que nous avons) et ceux de ce monde, les modes de vie différents. Donc au final, je ne trouve pas ça incohérent de le foutre la dedans.

On pourrait certes râler sur des comportements simples, ou le faite qu’il s’accroche à Lala Ru sans raisons précises au début. (“ouais tu m’as dit aide moi ! Lololo”). Mais j’avoue avoir la faiblesse de laisser couler pour apprécier le show et ce que les auteurs avaient à nous dire. Il n’y a pas de transfiguration ou quoi que ce soit, comme tu le dis, mais simplement une série très solide, très bien faite, tenue dans un délai de 13 épisodes pas forcément évident, qui ne laisse rien de coté et offre un panel de personnages et d’idées à réfléchir tranquillement. La guerre et ses horreurs, expliquée en long et en large en dans une série très touchante, je ne crache pas dessus.

Le design ne m’a pas gêner, bien au contraire. Il offre cette petite touche particulière à l’ensemble je trouve. Les enfants soldats, ça reste l’une des nombreuses horreurs que le genre humain est capable de créer et le rendu m’a plu.

Je ne considère pas cette série comme un chef d’oeuvre, mais elle est placée très haute dans mon estime.

Gen' Gen' ·  16 juillet 2011, 23:12

Je n’ai pas l’impression d’avoir été si vindicatif que ça au sujet de tout ce qui touche au fantastique dans la série, mais je tenais à souligner que le premier épisode n’est en rien représentatif de ce qui vient ensuite, pour mon grand plaisir d’ailleurs. Rien à redire sur le design, j’ai aussi fini par beaucoup l’aimer.

Globalement, la forme reste relativement simpliste au vu du sérieux du propos, comme les bons sentiments de Shū qui sont mis à l’épreuve et confrontés à la dure réalité de bout en bout. Et je ne considère pas ça comme un défaut, puisque je trouve moi-même la série très touchante envers et contre tout. Si j’avais voulu du réalisme, j’aurais regardé un film (ou je serais allé faire un tour dehors à une heure de la nuit pas permise, en espérant profiter d’une de ces manifestations de la cruauté humaine). NTHT nous présente des clichés grossiers et les affine au fil de ses épisodes par des mises à l’épreuve diverses, pour les rendre juste humains. C’est une démarche qui me plaît beaucoup, puisque je trouve qu’on oublie trop facilement ce qu’on doit à ces clichés qu’on méprise maladroitement.

Si on tient à empoisonner le tout de cohérence, on peut se dire que Shū est attaché à Lala Ru parce que c’est la dernière personne qui le rattache à son monde (vu qu’il se fout royalement de ne plus voir sa famille, ses amis, son rival et sa dulcinée) ?

Dans un monde parfait je voudrais une seconde saison, qui serait une préquelle mettant en scène l’escalade de Nabuuca dans les rangs d’Hellywood : on commencerait avec un garçon plein d’énergie comme Shū pour aboutir dans une bad end flagrante au personnage blasé et frustré qu’on connaît… Un autre univers assumé, un ton encore plus fataliste, et une exploration plus approfondie des rouages d’Hellywood, ce serait parfait, non ?

Aer Aer ·  16 juillet 2011, 23:59

Tu fais chier à finir sur une question, ça me force à répondre !

Je ne sais pas. Le petit flashback rajouté à ce que l’on connait du perso suffit à mes yeux, et je ne crois pas qu’il reste tant de zones d’ombres sur comment fonctionne Hellywood ou d’autres choses.
A la limite, en apprendre plus sur cet univers, pourquoi pas, mais même ainsi ça serait peut être un peu gâcher la magie de cette aventure.

Dans l’absolu, je n’en demande pas plus, c’est vraiment très bien ainsi. C’est plutôt rare mais de temps en temps…

Gen' Gen' ·  17 juillet 2011, 01:23

J’appréciais bien le perso justement, j’aurais aimé le voir un peu plus sur le devant de la scène. Et puis on voit bien des soldats adultes dans Hellywood alors qu’on ne suit que les enfants, sans compter qu’on pourrait encore s’attarder sur le passé du roi fou (ce qui l’a conduit à cette folie, la liaison Abélia/Hamdo).

Enfin, je dis tout ça, mais ça ne m’a pas empêché de beaucoup apprécier la série comme elle est, ce ne sont que des délires de fanatique frustré. Pour ce qui est d’en apprendre plus sur l’univers : désert, désert, désert à parte de vue, moui (d’autant plus qu’on sait plus ou moins que c’est la Terre dans un futur lointain). La faune locale ferait baver un biologiste par contre… N’est-ce pas ? (Je plaisante va, ne te sens pas obligé de répondre)

Ryu Ryu ·  02 juin 2012, 22:34

Excellente critique, comme d'habitude, même si je te trouve un peu dur avec la série. Personnellement, j'ai accroché dès le début, et cela faisait d'ailleurs bien longtemps qu'une série n'avait pas réussie à me faire enchainer tous les épisodes d'une traite (mais bon, on m'avait déjà un peu parlé de la série avant, donc je savais à quoi m'attendre, et donc j'ai pas eu les mêmes appréhensions que toi sur l'épisode 1, c'est peut être aussi pour ça...).
Je suis également étonné quand tu dis que tu as trouvé la série "assez peu bouleversante". Personnellement, on ne peut pas dire que ce soit une série dont je sois sorti indemne... (pourtant, j'avais aussi déjà vu Texhnolyze avant.)
C'est devant ce genre de série que je me dis que la catharsis grecque n'était finalement pas si absurde. En tout cas, j'ai peine à croire que si chacun voyait cette série, il y aurait encore des guerres dans le monde (mais je suis surement encore trop optimiste...).

Gen' Gen' ·  03 juin 2012, 17:56

Je dirais que les personnages sont moins empathiques que leur situation en elle-même, parce que c'est évidemment dur de ne pas avoir une boule au ventre lorsque Sara rejette sa grossesse, lorsqu'on apprend ce qu'il advient des villages pillés ou que Sis se fait injustement lapider. Le seul personnage que j'ai réellement apprécié au delà des stéréotypes, c'est Nabuca, qui est assez complexe dans sa manière de se battre à contre-coeur dans l'espoir de retourner chez lui et refuse d'offrir sa gratitude à Shu pour l'avoir sauvé. Après, je trouve globalement que les personnages manquent d'approfondissement, comme pour Lala-Ru, ce qui rend son sacrifice moins touchant que ce à quoi on aurait pu s'attendre, ou Hamdo qui est tellement extrême qu'il en devient guignol (heureusement qu'Abelia est là pour apporter un peu plus de subtilité au personnage). Dommage que les rapports avec la vie dans notre monde n'aient pas été développés pour Shu aussi, beaucoup d'éléments du premier épisode se perdent et le détachement du personnage vis à vis de sa vie passée est difficilement compréhensible à mes yeux.

Mais tout ça, c'est du détail, j'ai quand même largement apprécié la série dans sa globalité, merci d'avoir laissé un petit mot ;)

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