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Un générique à la loupe #1 : No.6

HR

Temps de lecture :

2365 mots - 12 minutes

En lançant mon No.6 hebdomadaire, je me suis dit que l’opening avait de l’idée, et que ce serait sympa d’en parler. Et puis je me suis dit, pourquoi ne pas jeter un oeil à une sélection de génériques et digresser un peu sur le sujet ? Sitôt fait, boum, me voilà sur l’interface de Dotcleår, à écrire des phrases bien trop longues entassées en paragraphes bien trop serrés. Digressons, donc.

No.6

RAINBOW by 哔叽 via Pixiv. Vous ne pouvez pas vous imaginer le temps que ça m’a pris de trouver une illustration sans relation homosexuelle explicite, j’imagine déjà les amateurs de yaoi ripailler sur des doujins de lux(ur)e. Impliciter une relation interdite, c’est bien plus efficace que la montrer ouvertement : c’est le meilleur moyen d’enflammer l’imagination.

Les génériques sont un élément clé d’une série, assez expressifs pour capter l’attention du spectateur mais assez secret pour nous donner envie de voir ce qui suit. En grosso modo une minute trente, la séquence d’ouverture a pour objectif de nous donner un aperçu de ce qui nous attend pour nous laisser scotché devant notre écran, ça devient donc tout naturellement un espace où les réalisateurs/animateurs peuvent se faire plaisir dans l’esprit de la série, ce qui se traduit par une vraie petite vitrine technico-artistique qui répond à ses propres codes (quelque a déjà abordé le vaste sujet des repompes en série sur les génériques - je vous avais déjà dit que le début de l’op d’Haruhi est un copypaste de la première séquence de celui d’Escaflowne ? -). Son rôle est encore plus important sur le premier épisode puisqu’il introduit la série entière. Je dirais que dans la vie critique d’un amateurs d’animés, les premiers openings qu’on voit sont les plus importants : c’est avec eux qu’on comparera le reste de ce qui passera sous nos yeux, ça va de l’inoubliable au juste nah, en passant par le sympatoche, le nostalgique, le lacrymal et le juste épique (ou juste épique ?). Inutile de préciser le caractère subjectif du jugement donc.

L’ending, quand à lui, clos l’épisode d’une manière plus calme et permet surtout de caler les crédits complets quelque part, ce dont le spectateur se fiche royalement en général puisqu’il zappe/ferme son lecteur vidéo *kof kof* dès les premières notes (voir même dès les sempiternels fondus au noir et autres harmony cells qui concluent de la manière la plus rageante possible des cliffhangers savamment calculés). Les réalisateurs sont de petits malins : pour éviter ça, ils nous collent de plus en plus souvent des bouts d’épisodes derrière les endings pour qu’on reste jusqu’au bout, et ils offrent même des illustrations et clins d’oeils originaux sur les dernières secondes, histoire qu’on se tape aussi la preview du prochain épisode. Quand on vous dit que l’animation japonaise, c’est le mal incarné (une chance qu’Anders Breivik n’ait pas été un amateur d’animation japonaise). Comme l’op, ça permet parfois de jolis parti-pris que les patients ne manqueront pas d’apprécier.

Pour cette fois, on se penchera juste sur une série de la saison en cours vu la quantité de boulot en perspective, exercice que je pourrais bien pratiquer couramment vu que je ne prends plus le temps de rédiger des premiers coups d’oeil en bonne et due forme. Ça me permettra aussi de laisser mes impressions sur les séries en question sans que ça nous fasse un fichier Word de 25 pages, si vous voyez ce que je veux dire.

Musique : Spell (LAMA)

Excusez le vilain karaoke, ça devient difficile de trouver des génériques de bonne qualité en RAW sur Youtube…

J’aime bien les génériques qui ne se contentent pas de balancer la sauce, mais qui racontent quelque chose à propos de la série. Celui de No.6 se pose comme un bel exemple de réalisation qui a du sens et de l’idée. Le champ tombe au départ dans un ciel bleu immaculé au dessus d’un océan de nuages, puis un arc-en-ciel perce le centre de l’écran pour le transpercer comme une flèche. On s’enfonce dans la couche de nuages, le titre s’affiche en imprimé, puis on continue notre chute libre au dessus d’une ville aux airs utopiques entourée d’une verdure criblée de routes, le temps étant plutôt à l’orage ici-bas. Le générique enchaîne sans transition avec un défilement rapide d’images qui présentent le premier protagoniste de l’histoire, Shion, alias “la lopette”.

Scr 1

Le personnage marche vers la gauche, des immeubles en noir et blanc se dessinent derrière-lui et apparaissent en flash des scènes clés de son quotidien : un bracelet magnétique (qui sert à le pister et le soumettre), une salle de classe où il est plus captivé par les fenêtres que son cours de mécanique quantique avancée (oui, le QI de l’ensemble de la ville est apparemment surhumain, c’est un génie, ce qui est plutôt banal dans ce contexte), un trophée avec des silhouettes au large sourire en arrière-plan et un Shion au rire frustré au premier, le même trophée renversé dans un fond de couleurs rouges plus sombre (toute une métaphore de la scolarité ça, attentes, fierté et déceptions autour d’un élève qui a plutôt envie de vivre sa vie, et aussi syndrome d’échec scolaire de l’enfant précoce), un Shion tête en l’air qui admire les oiseaux suivi d’un Shion qui pose un regard blasé sur un oiseau dans une cage (si y’a pas une analogie à faire avec la liberté là-dedans…), le même en train de contempler un champ de fleur derrière un grillage (ça se confirme, les fleurs derrière le grillage sont une image récurrente, l’accès aux plaisirs de la vie lui est interdit), Shion la tête en l’air pour changer qui contemple le morceau de ciel qui survit aux immeubles (Shion contemple beaucoup, il est même très passif dans cette société un peu trop parfaite et aseptisée à son goût), puis un Shion résigné qui fais dos à un feu d’artifice, les yeux fermés (comprendre : “tu passes à côté de ta vie, mon gros”). Fondu enchaîné/zoom arrière : hop, on sort des yeux du Shion pour le retrouver l’air penaud, les yeux baissés, et surtout couvert de toute une mosaïque d’images qui composent sa vie bien morne, alors qu’il marche sous la pluie sur un fond d’alvéoles en noir et blanc. A noter que ces flash sont parés des couleurs de l’arc-en-ciel, et que la figure du dôme métallique en alvéoles qui trône au centre de la ville est omniprésente en arrière-plan.

Scr 2

Hop, sans transition, on passe au défilement de Nezumi, alias “le brut, le vrai, le tartare”. Le décor citadin laisse place à des arbres, qui cette fois semblent s’écrouler au passage du personnage qui courre à toutes jambes. Nezumi est expressif, il s’étonne, il hurle sur un fond de feux d’artifice alors qu’une croix tombale apparaît brièvement (comprendre : “je côtoie la mort, je souffre, je vis, j’explose”), il titube replié sur lui-même dans une rue où les passants l’ignorent ou le méprisent (Shion est proche de sa famille, aimé, Nezumi est seul au monde, rejeté), des bras tentent de le saisir dans sa course, il tombe (poursuivi par son passé, rapport à son background encore mystérieux ?), une arme à feu se pose sur sa tempe (elle est tenue par une main gantée qui n’est pas la sienne si on en croit son orientation), il dévoile un visage haineux alors qu’il est enfermé derrière des barreaux et des bras en silhouette tentent de s’en extirper (il est l’oiseau derrière la cage que contemplait Shion : il saisit tous les drames de la vie à pleine mains, il se bat et agit), il arbore encore un regard menaçant (Shion subit sa vie, Nezumi se déchaîne pour la conserver), et saisit fermement un couteau qu’il n’a manifestement pas destiné au bon déroulement d’un concours Top Chef. Et on recommence, fondu enchaîné/zoom arrière qui dévoile un Nezumi au visage plein de rage couvert d’une mosaïque de souvenirs, les cheveux longs à la mode sauvageon, qui titube à bout de souffle pour avancer sur un fond blanc et une pluie toujours présente (depuis qu’on est passé sous les nuages, en fait).

Scr 3

Séquence suivante : les alvéoles se déroulent, toujours en noir et blanc, pour former le dôme métallique qu’on suppose être la figure centrale de la série autour des deux personnages. Le dôme bouche le ciel, interrompt la pluie un court instant, nos deux personnages s’avancent l’un vers l’autre comme pour symboliser leur rencontre, et paf, la caméra se jette en l’air et perce le haut du dôme (comme un insecte qui a fini sa mue perce son cocon ?). Les nuages se dissipent et dévoilent un immense ciel bleu (mais il pleut à nouveau, une pluie rafraîchissante et bienfaisante cette fois, purificatrice même), et alors que notre Shion laisse son visage exprimer autre chose qu’une tristesse molle qui donne envie de lui coller des baffes, les images en mosaïque qui le recouvrent son soufflées en arrière, et la caméra s’éloigne pendant que les résidus forment des paillettes scintillantes dans l’air.

Même chose pour Nezumi, un peu moins expressif mais tout aussi affecté par l’évènement au vu de ses yeux écarquillés. A l’inverse de Shion, on part cette fois d’un plan large et ouvert pour se rapprocher de son visage, puis nos deux bonhommes de face s’observent la mâchoire pendante, l’un à droite puis l’autre à gauche, subitement passés de leur début de puberté à leur fin d’adolescence. Shion a d’ailleurs gagné quelques cicatrices et des cheveux blancs comme neige, effet secondaire brutal qui existe bel et bien de graves traumatismes nerveux (c’est assez rare, mais vos cheveux peuvent très bien perdre leur couleur en une nuit). Final : le champ englobe les deux personnages debouts sur une vaste étendue d’eau, pendant que l’arc-en-ciel du début coupe à nouveau l’écran en deux, et pare l’écran entier de ses couleurs lorsqu’il entre en contact avec l’eau. The end, la boucle est bouclée.

Scr 4

Si le contraste entre les deux personnages est évident, et qu’on aurait franchement envie de les baffer pour des raisons différentes (tous deux s’entêtent à rentrer dans un moule qui les étouffe), je salue la façon que ce générique a de montrer à la fois ce qui les sépare, très ouvertement d’ailleurs, la notion de contraste et mise en image de toutes les manières imaginables, et ce qui les réunit. Chaque image trouve son opposée dans l’autre au travers d’un effet miroir parfaitement mis en scène (Shion : sage, tête-en-l’air, cidatin sous contrôle, mélancolique, intelligent, “bon garçon” opposé à Nezumi : turbulent, pragmatique, vrai chien sauvage incontrôlable, enragé, instinctif, rebut de la société), mais en même temps le générique nous explique que s’ils n’ont rien en commun, ils sont aussi parfaitement complémentaires. On devine que derrière l’air ingénu de Shion se cache une force qu’il ne faudrait pas sous-estimer, et que Nezumi est plus fragile qu’il ne le laisse paraître. Leur rencontre les fera grandir et évoluer, puis chacun des deux trouvera un équilibre dans sa vie grâce à l’autre. L’arc-en-ciel, union du Soleil et de la pluie, et en lui-même le symbole de cette union, et s’il séparait l’écran en deux en tombant c’est tout l’écran qu’il englobe sur la toute dernière image. Si c’est pour avoir une relation sentimentale entre hommes de cette qualité, je dis OUI, je crois fermement que deux personnes qui s’aiment doivent se compléter, pas se ressembler. Pas forcément subtil, mais bigrement bien exécuté.

N’oublions pas de mentionner le morceau sympathique qui accompagne les images, Spell (oui, LAMA vient bien du nom de l’animal…) : un thème rythmé sur fond de guitare électrique et d’accords de synthé un peu retro qui soulignent l’orientation gentiment SF de la série. La voix de sucre glace de la chanteuse, aigüe et variable, participe à l’impression d’immaturité des personnages, qui se libèrent de leur frustration lorsqu’une voix masculine plus grave qui chantait en arrière-plan jusqu’alors prend la tête et fait décoller le morceau sur son refrain, avec le retour de la chanteuse sur un ton plus uniforme. Si la musique n’a rien d’inoubliable et que le ton de la chanteuse agace un peu, elle remplit là aussi parfaitement son office et accompagne naturellement les images, en plus d’être raccord avec la notion de croissance des protagonistes. Nice catch.


Gen'

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Ryuzaki Ryuzaki ·  05 août 2011, 13:34

Gen'... Tu es un génie! :o

J'ai regardé le générique une 1ère fois, et je me suis dit: "ouais pas mal". Et après t'avoir lu, je l'ai reregardé et là: "Wahou"! :o
Comment est ce que tu fais pour voir tout ça? Et pour écrire aussi bien? Est ce un don ou tu as fait des études littéraires? (Ou est ce les 2? ^^)
Bah oui, tu dis: "un Shion tête en l'air qui admire les oiseaux suivi d'un Shion qui pose un regard blasé sur un oiseau dans une cage (si y'a pas une analogie à faire avec la liberté là-dedans...)", je suis d'accord, c'est une analogie avec la liberté, mais pour moi, lorsque je l'ai regardé avant de te lire, je n'ai vu que shion en train de regarder un oiseau dans une cage! ^^"

Je dois pas être un artiste, c'est pour ça... :<

Gen' Gen' ·  05 août 2011, 13:37

Ryuzaki > Comme vous y allez très cher :o

Je dirais que c'est un don couplé à des études littéraires avortées, le don fauve et tapageur de toujours vouloir regarder au delà des apparences, quitte à partir en randonnée dans le joyeux monde de la surinterprêtation. Bon là pour le coup il n'y en a pas, lorsqu'on se penche sur les images le message est très clair, c'est pas comme si le sujet et l'approche étaient particulièrement originaux. Et ça n'a pas grand chose à voir avec le fait d'être un artiste.

Les génériques, c'est l'outil idéal pour s'entraîner au kickboxing analytique en fait :)

Helia Helia ·  06 août 2011, 00:02

Lorsque j’ai regardé l’opening (que je ne connaissais pas) et lu l’article, j’ai trouvé ça très littéral et je me suis juste murmuré à moi-même : « Hunhun, même sans avoir vu la série ces éléments transparaissent clairement mais je suppose que c’est une bonne chose que quelqu’un fasse l’effort de mettre ça par écrit. Et puis ça peut être utile, même si à sa place j’aurais plutôt rangé ça dans une partie d’une critique complète sur l’anime, en réduisant un peu le volume ».

Maintenant le commentaire de Ryuzaki me fait beaucoup réfléchir. Ce que tu as dis me paraissait limite « évident » alors je me demande si ce sont les études littéraires qui effectivement occasionnent cette dérive « professionnelle » au point que ce genre de réflexions me paraît automatique et naturel ou si j'ai juste le cerveau saturé à force de trop l'utiliser :$.

@ Ryuzaki
« Comment est ce que tu fais pour voir tout ça? Et pour écrire aussi bien? Est ce un don ou tu as fait des études littéraires? (Ou est ce les 2? ^^) » = Il n’y a pas de secret : si tu veux savoir écrire et analyser, il faut...écrire et analyser. Les études littéraires sont le contexte qui s’y prête le mieux parce que tu es bien obligé de te prêter à l’exercice quotidiennement mais ce n’est pas un déterminisme, tu peux très bien t’entraîner tout seul de ton côté. L’écriture c’est comme la peinture, il faut s’y adonner régulièrement et acquérir des techniques par soi-même en lisant d’autres œuvres ou en expérimentant, tout simplement. Tu peux très bien avoir un « don » pour l’écriture ou la peinture, encore faut-il le découvrir et l’exploiter sinon il ne te sert à rien.
Tu dis ne pas être « artiste » comme si on devenait artiste, là, comme ça, soudainement, parce que les étoiles étaient alignées au bon moment. Ce n’est pas tout à fait comme cela que ça marche, hein ;).

Gen' Gen' ·  06 août 2011, 00:03

C'était une excuse pour toucher un petit mot sur la série, et pourquoi pas donner envie aux gens de s'y pencher, si c'est assez littéral j'aime bien la manière dont le générique est exécuté, j'ai trouvé ça sympa sur le coup. Pas de quoi pondre un essai philosophique non plus forcément, c'était pas le but.

"même si à sa place j’aurais plutôt rangé ça dans une partie d’une critique complète sur l’anime, en réduisant un peu le volume"

Eh bien il se trouve que je suis chez moi, et que j'y fais ce que je veux, n'en déplaise, pouet. J'aurais dû attendre la fin de la série, et rien n'indique que j'aurai la même envie d'en parler à ce moment là :<

Ryuzaki Ryuzaki ·  06 août 2011, 14:34

C'est vrai que ma réaction peut paraitre exagérée par rapport à l'article... En fait, j'avais déjà été bluffé par d'autre articles, notamment celui sur Texhnolyze. J'avais adoré l'anime, pourtant, après avoir lu ton article, j'ai eu l'impression d'être passé à côté d'une multitude de choses que je n'avais pas vu lors de mon visionnage. Un peu comme avec cet opening... On va dire que cet article a été un peu la goutte d'eau qui a fait déborder le vase, si je puis dire. ^^"
En fait, en lisant tes articles, je suis à la fois émerveillé et un peu dégouté: émerveillé autant par le fond que la forme des article qui (selon moi) sont les meilleures critiques d'animes qu'il m'est été donné de voir. Et à la fois dégouté, car quand je lis une analyse d'anime (comme par exemple celle de Texhnolyze), j'ai l'impression d'être passé à côté de toute la série, de ne rien avoir vu. Un peu comme cet opening que j'ai l'impression d'avoir regardé les yeux fermés après avoir lu ton article.

Après, pour le pourquoi du comment, je pense que tu as raison Helia, et il s'agit "juste" de pratiquer, mais bon, n'ayant jamais été un grand littéraire (je ne lis pas beaucoup), je doute atteindre un jour ce niveau... :(

Helia Helia ·  06 août 2011, 14:35

Eh ben, tu prends ma phrase très au pied de la lettre. J’indiquais juste qu’on avait pas les mêmes méthodes, pas de quoi en fouetter un chat, si ? Surtout que ce n’était pas une critique à proprement parlé vu que je n’ai rien à dire tant sur le fond que sur la forme. Et si je mentionne le « à sa place », c’est bien que je sous-entend que tu as tous les droits chez toi, non :p ? Au final, tu préfères qu’on se dispute sur des détails plutôt que de converser sur les fondements de l’analyse littéraire et ses implications sur la société avec moi, snif =’(. Puisque c’est comme ça, je vais aller bouder dans mon coin, na !

« J'aurais dû attendre la fin de la série, et rien n'indique que j'aurai la même envie d'en parler à ce moment là » = Je sais bien que ton envie d’écrire est fluctuante mais on ne pourra pas dire que je n’ai pas essayé de te pousser dans tes retranchements :p.

« En fait, en lisant tes articles, je suis à la fois émerveillé et un peu dégouté: émerveillé autant par le fond que la forme des article qui (selon moi) sont les meilleures critiques d'animes qu'il m'est été donné de voir. Et à la fois dégouté, car quand je lis une analyse d'anime (comme par exemple celle de Texhnolyze), j'ai l'impression d'être passé à côté de toute la série, de ne rien avoir vu. Un peu comme cet opening que j'ai l'impression d'avoir regardé les yeux fermés après avoir lu ton article » = Gen, faut vraiment que tu le gardes ce petit. C’est juste un des plus beaux compliments du monde, je suis jalouse =<.

« Après, pour le pourquoi du comment, je pense que tu as raison Helia, et il s'agit "juste" de pratiquer, mais bon, n'ayant jamais été un grand littéraire (je ne lis pas beaucoup), je doute atteindre un jour ce niveau... » = Il ne s’agit pas « juste » de pratiquer, il s’agit de pratiquer tous les jours comme si t’étais un sportif. Je ne dis pas que c’est facile mais si tu as la motivation et le goût de la lecture, ce n’est pas impossible ^^. Évidemment si tu ne lis presque jamais et que tu ne te laisses jamais une occasion de gribouiller tes pensées dans un coin, ça va être compliqué... L’analogie écriture/peinture me fait penser que ça fait des années que je ne dessine plus et qu’il faudrait que je m’y remette un jour, peut-être é_è (j’ai toujours voulu savoir dessiner mais malheureusement ce genre de talent ne tombe pas du ciel et je suis une grosse quiche).

Gen' Gen' ·  06 août 2011, 14:37

Je ne suis pas sûr que le billet se prête vraiment à une étude de l'exercice d'analyse, j'ai préféré réagir avec un trait d'humour doublé d'une réaction de mâle alpha (tu sais, du genre "pas touche, c'est mon territoire ici"), fu fu fu.

Je suis un peu comme toi pour le dessin, j'aime bien dessiner, mais c'est vraiment pas facile de passer du stade "je dessine pour le plaisir" à "je veux progresser et prends l'activité au sérieux". J'ai l'impression d'être arrivé à un niveau où je stagne, pour passer au stade supérieur faut que la pratique prenne la forme d'un vrai boulot quotidien, ce qui n'est pas de la tarte.

Et merci à toi Ryuzaki, ça me fait très plaisir de savoir que mes billets plaisent et te font découvrir ou redécouvrir sous un nouveau jour toutes ces oeuvres :)

Ryuzaki Ryuzaki ·  07 août 2011, 19:58

"Gen, faut vraiment que tu le gardes ce petit. C’est juste un des plus beaux compliments du monde, je suis jalouse =<." : je suis pas petit! Sinon, si t'as aussi un blog, je suis preneur, et je te ferais peut être même des compliments! xD En fait, c'est tellement dur de trouver un bon blog d'anime que je suis étonné que ton blog soit si peu fréquenté... (en fait, nan ça m'étonne pas vu que la plupart préfèrent les blogs "je kiff tro naruto lol il é for! mdr" , enfin bon, ça c'est une autre histoire.)
Sinon, pour le dessin, étant plus petit, je dessinais assez bien (aussi bien que ma soeur, qui elle fait maintenant des études d'art). Mais cela fait très long que j'ai rien griffoné, d'ailleurs faudrait que je réessaye pour voir si j'ai beaucoup perdu...

Helia Helia ·  07 août 2011, 19:59

« Je ne suis pas sûr que le billet se prête vraiment à une étude de l'exercice d'analyse » = Dit celui qui passe du coq à l’âne dans ses mails et me soutenait mordicus il y a quelques mois qu’il n’y avait pas de problèmes à cela :p. Je pourrais presque me vexer de me voir refuser ainsi un tel privilège ; le partageras-tu un jour ;) ?

« j'ai préféré réagir avec un trait d'humour doublé d'une réaction de mâle alpha (tu sais, du genre "pas touche, c'est mon territoire ici"), fu fu fu.» = Le trait d’humour était donc contenu dans le ‘pouet’. J’ai encore beaucoup de choses à apprendre, il semblerait. Notamment sur le comportement du Gen à l’état naturel. Permet que j’apporte mon calepin et mes jumelles, j’ai des lacunes à combler :p.

« J'ai l'impression d'être arrivé à un niveau où je stagne, pour passer au stade supérieur faut que la pratique prenne la forme d'un vrai boulot quotidien, ce qui n'est pas de la tarte » = C’est aussi ce que je pense et comme l’écriture demande de même, il est arrivé un moment où j’ai dû choisir. Ce qui a été évident. J’écris depuis que j’ai 6 ans, je ne vais pas arrêter maintenant =D.

Gen' Gen' ·  07 août 2011, 20:00

Bah disons que par mail on s'en fout un peu, on peut passer du coq à l'âne sans se priver, et même passer par l'agneau et le dindon pour enchaîner avec toute la basse-cour, soyons fous. Sache que le Gen' est une espèce en voie de disparition, il te faudra de la patience et un dévouement sans faille pour le cerner :o

Le très lourd billet Texhnolyze était un peu mon dernier coup d'éclat niveau pavés illisibles, maintenant j'essaie de faire quelques efforts pour aérer le tout. La nouvelle version est aussi orientée vers une lecture plus agréable, je me rends compte que même les anciens billets rendent bien mieux. Et je réapprends à passer régulièrement à la ligne, toute une histoire.

Ryuzaki Ryuzaki ·  07 août 2011, 21:25

"Tu vois mon pseudo ? Tu cliques dessus et hop, magie, tu y es :p" = Une fille qui aime les Hentai?! Ca commence à m'intéresser! :D
Je regarderais ça de plus près quand j'aurais un peu plus de temps! ^^

Sinon, pour Gen', ses pavés ne m'ont jamais géné... (mais je dois être maso, c'est pour ça... ^^)
Par contre, j'avouerais que la clochette est un peu énervante au bout d'un moment! xD

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