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Chihayafuru et l'étincelle d'un regard

HR

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2801 mots - 14 minutes

Les séries que je suis chaque semaine se font rares, surtout parce qu’une quantité astronomique de séries terminées m’attendent à bras ouverts. Ces derniers mois, aux côté de Mawaru Penguindrum que j’ai abordée juste avant, une autre série toujours en cours a captivé mon attention et m’offre de bons moments semaine après semaine : une petit histoire qi parle de jeu de cartes et d’accomplissement de soi, Chihayafuru. Sirius en a déjà parlé de son côté, avec cette démarche intéressante de s’intéresser à une facette de la série au fil de sa diffusion plutôt que de l’aborder dans son ensemble, probablement inspirée de la productivité de la sphère otaque anglophone (voir aussi son billet sur Hanasaku Iroha). Je me permet de l’imiter, en me tournant surtout vers la foultitude de choses qui passent par le regard des personnages. Billet plein d’yeux en perspective !

Chihayafuru Scr 1

A l’image du feuillage rouge intense qu’évoque le poème qui donne son nom à la série et son personnage principal, Chihayafuru est avant tout une hstoire de passion. De légitimité de la passion aussi, et sa réalisation au fil du temps. La série prend le parti de nous présenter les personnages lors de leur rencontre dès leur enfance : Chihaya est une jeune fille garçon manquée, caractérielle et sans véritable but dans la vie, Taishi un enfant gâté et fier qui ne supporte pas qu’onn’accède pas à ses désirs, et Arata un garçon solitaire qui vit sa passion quitte à tourner le dos aux enfants de son âge. Cette passion, c’est le Karuta, jeu de mémorisation de cartes plus largement pratiqué par une frange de population vieillie que par la jeunesse fringuante, ou seulement utilisé à des fins ludiques et stimulantes chez les plus jeunes. Pour exagérer la chose, c’est comme si je vous disais que je suis passionné par le jeu de billes de compétition en me confrontant à votre regard interrogateur venant d’apprendre qu’il existe des gens assez dérangés pour prendre ce passe-temps de cour de récré au sérieux.

Mais envers et contre tout, Arata y croit dur comme fer, il le tient de son grand père, au point qu’il transmet la flamme à la jeune Chihaya qui préfèrait jusqu’à maintenant admirer sa grande soeur. Taishi ne tarde pas à suivre, après avoir reçu la plus grande leçon d’humilité de sa vie : lorsque le regard admiratif de ta promise se pose sur un autre homme, maman ne peut plus rien pour toi, tu serres les dents et tu endures. Pourtant, malgré ce qui les oppose, une harmonie se forme au sein du trio qui commence à se rendre ompte de l’intérêt qu’il y a à se battre pour soi-même, et ils nous communiquent la chaleur de quelques-uns des moments les plus intenses de cette époque. Jusqu’au jour où Arata déménage en abandonnant Chhaya et Taishi. L’histoire commence vraiment quelques années plus tard avec nos personnages adolescents, avec les traits durcis et un parcours témoignant des dégâts du temps, de la chaleur nostalgique de ces moments passés. La seule à être restée fidèle à elle-même, c’est Chihaya : elle s’est jurée de pratiquer le Karuta pour retrouver Arata. Ses yeux brillent toujours de cette même flamme qu’à l’époque, comme le feuillage incandescent d’arbres à l’automne…

Chihayafuru Scr 2

Plus que du jeu de Karuta en lui-même, un principe simple qui distille ses complexités au fil de la série, c’est la détermination des personnages qui est sur le devant de la scène, c’est peut-être pour ça qu’on s’étonne d’être à fond dans un échange on ne peut plus inintéressant d’un point de vue extérieur. Et c’est bien sur ça que repose tout l’intérêt d’une compétition de Karuta, de Go ou de tout autre jeu oriental aux règles obscures pour un occidental néophyte. Même si on n’y pompe rien tout du long, l’implication des personnages fait qu’on accroche aux affrontements comme si l’avenir du monde en dépendait. Tout est dans la mise en scène, et la manière qu’a la série de nous persuader que c’est bel et bien le cas, que le monde se résume au petit bout de subjectivité qui réside dans la tête du personnage. Je suis d’ailleurs persuadé qu’il en est de même pour les séries sportives ou abordant les jeux de hasard façon Kaiji : l’important n’est pas la pratique en elle-même, elle n’est qu’une excuse pour pousser le personnage jusqu’à ces derniers retranchements (le Karuta est d’ailleurs bien plus physique qu’on pourrait le croire). C’est particulièrement palpable dans Chihayafuru, puisque je surprends à longueur de temps à être très impliqué dans les affrontements pour tout ce qu’ils mettent en jeu. La réalisation bourrée d’empathie et de puissance aide forcément, avec quelques morceaux de musique très bien placés (encore une preuve qu’on peut avoir la meilleure BO du monde, c’est avant tout l’usage qu’on en fait qui compte dans une série animée). Le Karuta ressemble à un passe-temps de viellards, mais après tout tout y est : la précision du regard, l’effort de mémoire conséquent, l’endurance, la vélocité et la précision d’un geste. Mais ce qui me captive à chaque épisode, c’est la puissance des regards qui en disent autant qu’un millier de poèmes sans une seule ligne de script.

Chihayafuru Scr 3

Chihaya a les yeux ovales, ouverts. Ils exposent ses pupilles entières, survolés de sourcils incisifs qui soulignent leur détermination. Couleur noisette, leur teinte se métamorphose en un bel orange boisé face à ses concurrents les plus attentifs. Expressifs à l’extrême, ils connaissent de fréquentes montées de larmes, plus souvent provoquées une joie intense, puisqu’ils préfèrent avancer que stagner dans la tristesse. La détermination franche devient combativité tranchante face à un opposant, qui perdrait à sous-estimer la puissance qui sommeille derrière les cheveux blonds qui coiffent une demoiselle aux airs de jolie fille. Après avoir brillé de toute leur puissance, et s’être momentanément perdus dans le vide lorsqu’ils ont atteint la transe par l’intermédiaire d’un vif coup de bras, ces yeux flamboyants consumés s’éteignent pour offrir à Chihaya un repos du guerrier bien mérité. Jusqu’au prochain combat, qui animera à nouveau ce regard de feu comme un phénix renaît de ses cendres. Je trouve ça bien plus “moe” que n’importe-quelle loli en tenue bien trop courte pour son âge, perso…

Dans Chihayafuru, le regard d’un personnage en dit long sur ce qu’il est, ça donne quelques scènes bien téléphonées mais une manière toujours très efficace de mettre en image les émotions des personnages, dans la pure tradition du genre shōjo. Chihaya est fonceuse, mais sa témérité lui fait souvent oublier de prendre en compte ceux qui l’entourent, son domaine étant celui de l’action précipitée. Mauvaise tacticienne, elle doit sa classe A à sa détermination sans faille et ses instincts. Chihaya a une approche viscérale du Karuta, c’est pourquoi elle s’implique entièrement dans ses parties au point d’être handicapée par cette subjectivité enivrante. Instinctive mais prévisible, elle est aisément désarçonnée par ses adversaires les plus tactiques, mais la flamme passionnée lui garantit la victoire se joue aux réflexes plus qu’à la stratégie. Côté relationnel, sa volonté l’aveugle quelque peu aux sentiments de son entourage direct, mais ce dernier voue une admiration inconditionnelle à tant de fureur de vaincre. Chihaya ne se laisse jamais démonter, considérant la défaite comme une épreuve de plus à surmonter pour accéder au sommet.

Chihayafuru Scr 4

Aux antipodes de l’animalité du regard de Chihaya, on a les yeux rectangulaires de Taishi. Résignés, les pupilles tronquées, ils reposent davantage sur la logique froide que les émotions qui deviennent même parasites lorsque les parties les plus intenses font appel à l’instinct plus qu’à la tactique et aux calculs. Tout comme Taishi a renoncé silencieusement à Chihaya éberluée par Arata, il a renoncé à ses émotions dans la pratique du Karuta, ce qui lui vaudra de cuisantes défaites. Mais son jeu tactique n’a pas que des désavantages, puisqu’à froid il a le potentiel de remporter un duel haut la main, bien plus mesuré que Chihaya. C’est lui qui saura modérer ses ardeurs pour lui remettre les pieds sur terre lorsque la situation l’exige, il ne doit ses victoire à aucune forme de génie ou d’instinct mais plus à un travail constant sur lui-même. Il en découle un équilibre chaud-froid entre les deux personnages qui peut se révéler être particulièrement prolifique durant les affrontements, où l’un pourra toujours placer l’autre dans le bon état d’esprit.

Cette différence de caractère est due aux relations compliquées qui lient les deux personnages : enfant, Taishi exhibait les mêmes yeux ronds et fiers que Chihaya, mais la frustration d’une attirance platonique l’a conduit à se refermer sur lui-même au fil des années, et il continue à se mentir sans jamais pouvoir se résoudre à abandonner Chihaya. Ça donne une situation de friend-zonage passif pas forcément plaisante aux yeux des spectateurs vu la réputation du personnage, mais ça fait aussi partie de l’humanité de Taishi, je trouve le personnage attachant et son évolution particulièrement plaisante à suivre. Après tout, un bon personnage n’est pas un personnage qu’on aime, mais un personnage suffisamment crédible pour qu’on souhaite le voir dépasser sa misère. Je me sens plus proche d’un personnage posé en proie au doute que d’une pile sur pattes tellement engagée qu’on a du mal à la suivre, en tout cas. Et surtout, Taishi doit changer à un moment ou à un autre s’il veut évoluer, alors que Chihaya n’a qu’à se laisser porter par son ambition pour concrétiser son rêve, ça me semble être terriblement plus proche de ce qu’on est au quotidien, avec toutes les formes négatives de rejet que ça implique. Ce regard détaché, bloqué sur une velléité lointaine, m’est trop familier pour que je puisse y être indifférent. L’étincelle traverse parfois le regard de Taishi, mais ce n’est que temporaire, puisqu’elle embrase ses yeux d’une émotion contradictoire, destructrice.

Chihayafuru Scr 5

Les yeux d’Arata sont peut-être ceux qui en disent le plus long… encore faut-il les apercevoir. Le personnage fait aussi face à ses démons, mais tandis que Taishi feint le bonheur en adoptant une position passive vis à vis de Chihaya, Arata a choisi d’être actif : problème, au contraire de Chihaya il avance dans le mauvais sens. Arata a préféré fuir pendant toutes ces années au lieu de se confronter au rapport intime qu’il entretient avec le Karuta, et son grand père mourrant par extension. C’est lui qui lui a enseigné son amour pour le jeu et la compétition, comme il l’a lui-même enseigné à Chihaya et Taishi sans en avoir conscience. On se questionnait en début de série sur la légétimité de l’amour de Chihaya pour le Karuta, qui peut être considéré comme une autre passion usurpée à l’image du rêve de sa soeur. Mais l’histoire d’Arata ne prouve-t-elle pas qu’un rêve peut bel et bien se transmettre sans perdre en authenticité ?

L’amour d’Arata pour le jeu de carte est le miroir de l’admiration qu’il voue à son grand père, en perdant ce dernier il rejette de facto le Karuta. Dans son sillage, son regard tranchant et dur a emporté Chihaya, ses yeux gris-bleu en olive cachés derrière des lunettes se confrontent à l’orange vif et expressif de ceux de Chihaya, l’eau face aux flammes. Le caractère d’Arata est un peu comme ça, aquatique, il fuit constamment, passe entre les doigts, mais répond à un besoin vital pour Chihaya qui a réussi à faire fondre l’eau glacée dans le regard d’Arata. Taishi, avec ses yeux jaunes proches de ceux de Chihaya, mais qui brûlent d’une flamme frustrée, est le réel antagoniste d’Arata, avec une relation qui tient surtout de la rivalité. Vous pariez qu’à un moment donné dans la série, un match opposera nos deux chevaliers servants, qui mèneront un duel symbolique pour conquérir le coeur de Chihaya ? C’est prévisible, mais je ne peux pas m’empêcher d’attendre ce moment avec impatience, puisque la série en profitera comme d’habitude pour nous en mettre plein la vue… Au final, le point d’ancrage de la série est bien l’amour, mais le triangle de nos protagonistes tend de plus en plus à s’effacer pour laisser apparaître le jeu comme un peu plus qu’une excuse à la romance : Chihayafuru parlera alors bien d’amour, mais d’amour du Karuta.

Chihayafuru Scr 6

Le cliché est hilarant, mais si la romance était l’excuse au Karuta, plutôt que l’inverse ?

Au fil des épisodes, la relation entre nos trois personnages principaux évolue, et de nouveaux personnages joignent le casting pour faire s’aventurer la série sur un terrain plus intéressant que le simple triangle amoureux stéréotypé. La petite équipe que forme notre club de Karuta devient attachante d’épisode en épisode tandis qu’ils dévoilent leurs facettes, et surtout le approche personnelle du jeu de Karuta : Tsutomu Komano, alias “Desktomu”, est le nerd de l’équipe, planqué derrière ses carreaux rectangulaires qui lui donnent un air comique. Il s’intéresse au jeu parce qu’il lui permet d’exploiter ses capacités intellectuelles au maximum, et se rallie à l’équipe lorsqu’il découvre que le succès n’est pas affaire de talent inné, mais de travail de tous les jours à la sueur de son front, travail qu’il ne pouvait jusqu’à présent que retranscrire dans son succès scolaire qui lui vaut son surnom.

J’aime aussi le personnage de Kana et son approche très personnelle du Karuta : elle s’intéresse quand à elle davantage aux poèmes qui se cachent derrière les cartes et à leur valeur sensible et artistique, ce qui entraîne de jolis caprice lorsqu’on réduit le jeu à la compétition pure. La voir organiser ses cartes selon ses ressentis durant un épisode, avec des cartes classées par saison plutôt que par prononciation, avait un petit quelque chose qui lui donne un charme fou, ses grands yeux ronds ouverts sur le monde flanqués sur un large front reflétant une grande curiosité doublée des connaissances qui en découlent. Un peu naïve sur les bords, ses valeurs apportent un plus indéniable à l’équipe de Chihaya, son refus de limiter le jeu à un sport froid en évoquant les auteurs des poèmes et leur romances édulcorées permettent aux personnages de ne pas oublier que le Karuta est affaire de tradition autant que de compétition, et que c’est peut-être en combinant efficacement les deux qu’ils atteindront le sommet. Chihayafuru, c’est aussi quelque part une manière de vanter les mérites de l’esprit d’équipe, chacun a des qualités et des défauts qui lui sont propres, mais tous s’équilibrent naturellement parmi les membres du club. Au bout du chemin, les rêves de chacun, des idéaux mis à rude épreuve qui trouveront peut-être la consécration si les personnages persévèrent et vont de l’avant. Les chutes, les révélations, la passion, tout se joue en un clignement de paupières…

Chihayafuru Scr 7

Gen'

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Sirius Sirius ·  31 janvier 2012, 20:29

Gen' qui démontre par A+B comment les fameux grands yeux de Dumbo l'éléphant permettent d'attacher un caractère au personnage...
Toi aussi t'as été ensorcelé par le regard de feu de Chihaya!
N'empêche le plus intéressant reste le regard de Taishi qui a pris de la bouteille depuis le détestable voleur de lunettes. J'imagine d'ailleurs la horde de fujoshi qui fantasment sur le beau couple qu'il formerait avec Arata (ok, je suis HS là ^^')
En terme de passion démodée, ça compte ma collection de crèmes à café?
Sinon c'est gentil de faire ma promo ;)

Gemini Gemini ·  31 janvier 2012, 21:18

Pas un mot sur ce pauvre Porky ?
Sinon, je te rejoins : Chihayafuru est un anime à la fois palpitant et magnifique, qui mériterait sa place dans la noitaminA bien plus que certains titres récents...

Gen' Gen' ·  31 janvier 2012, 22:17

Je ne savais strictement pas quoi écrire sur ce cher Porky, surtout que son regard se limite à deux traits évasifs... je suis ouvert à toutes les interprétations pour ce que ça voudrait dire sur son jeu :p Bon, cela dit je l'aime bien, c'est un peu la force tranquille de l'équipe, celui sur lequel on peut compter mais qui n'hésite pas à te coller une rouste si tu roules de travers (exemple avec sa réaction face à l'initiative de Kana niveau placement des cartes).

Je crois que mon personnage préféré est Taishi pour le moment, même si j'ai un gros faible pour Kana côté waifu. C'est celui qui a le développement le plus intéressant pour le moment, et je suis curieux de voir comment il va se réconcilier avec ses sentiments pour Chihaya par la suite. J'apprécie le fait que toute la série ne repose pas sur cette relation cela dit, on est loin du drame pompeux qui se jouait au second épisode avec cette histoire de petite amie de secours.

Le manga adapté est apparemment classé Josei, ça explique aussi le rapprochement avec noitaminA. Sûr que ce serait plus sympa d'y trouver ce genre d'adaptations soignées que du BRS, et quand on voit ce qu'a donné le film on peut se poser des questions à propos de l'intérêt d'une série complète...

Jevanni Jevanni ·  02 février 2012, 22:25

Je n'adopte pas ton point de vue sur Taishi, il est presque à l'antipode du personnage chouchouté par sa famille et arrogant. Au contraire, il est/était tiraillé par une volonté de la part de sa famille à faire tout le mieux possible, ce n'est pas son désir, mais bien un devoir qu'il se devait de réaliser. La transition logique se fait d'ailleurs vers le milieu de l'animé jusqu'à encore dans les derniers épisodes, où il prend compte qu'il joue au Karuta non plus pour les autres mais pour lui-même, pour son intérêt propre. Puis je ne vois d'où tu as sorti son besoin d'accéder à tous ses désirs, j'ai l'impression d'avoir vu une version parallèle de Chihaya là. Sinon article intéressant, c'est une série qui bien que sans être exceptionnelle, a très bien réussi à utiliser les codes préexistants pour proposer un contenu accrocheur.

Gen' Gen' ·  02 février 2012, 23:16

Je parlais du personnage enfant, au tout début de la série, il a évidemment bien changé après quelques années. Le passage du vol des lunettes prouve bien que sa mère l'a conditionné pour la réussite, et c'est Chihaya qui l'a sorti de ce cercle vicieux en refusant ses "avances" (ou plutôt, en se montrant plus impressionnée par Arata que par lui). La découverte de l'importance de jouer pour soi-même, c'est valable pour tous les personnages, c'est comme ça qu'ils se réalisent petit à petit.

J'ai ressenti les choses de cette manière en tout cas, je ne prétends pas être à la place de l'auteur, tu as le droit de ne pas adhérer mais j'apprécierais que le ton reste aimable. Merci pour tes impressions qui enrichissent ce billet :)

inico inico ·  25 février 2012, 15:27

Jolie et originale approche de cette série que de l'aborder à travers les yeux et le regard des personnages.
Il est vrai que les orbites oculaires des personnages sont assez marquants dans le design des personnages, donnant à la série une coloration shojo que le récit dément.
De grands et beaux yeux, qui ont donc tous tant à révéler. Bravo pour ces interprétations pertinentes.

C'est donc d'un œil attentif que j'ai visionné ton article.

J'ai pour ma part regardé les 4 premiers épisodes de cette série, qui m'ont hypnotisés. Et j'attends impatiemment sa fin afin de pouvoir en dévorer (des yeux) l'intégralité.
Ce sera alors pour moi l'occasion de relire ton billet afin de confronter nos regards.

Gen' Gen' ·  26 février 2012, 17:58

Belle manière de souligner la thématique du billet par le clin d'oeil ! C'est très juste d'affirmer que si le style est résolument shōjo, l'écriture est plus typée shōnen avec des personnages qui vont jusqu'au bout d'eux-mêmes et l'importance de l'esprit d'équipe.

Merci à toi, et n'hésite pas à repasser par ici si le coeur t'en dis.

inico inico ·  25 mars 2012, 23:09

Chihaya aux yeux qui sont le reflet du paysage automnal qui l'entoure. Comme tu le dis, d'un rouge orangé brûlant mais fragile, prêt à céder sous la passion.

Un personnage parmi tant d'autres de cette formidable série.
Un personnage stéréotypée comme les autres de cette formidable série.

Mais malgré et grâce à l'utilisation de ces stéréotypes qu'elle use et manipule, la série arrive à la fois à se ranger aux côtés de classiques du style et à imposer ses propres particularités.
Quoi de plus classique que sport 'n romance 'n amitié ?
Mais quoi de plus agréable quand cela est bien traité, bien amené comme c'est la cas ici.

Au regard de ce héros passionné qu'est Chihaya répondent donc celui des deux autres principaux protagonistes: Taïchi et Arata. Désignant ainsi au spectateur les personnages par lesquels va principalement circuler l'empathie
Bien que d'autres personnages, comme la formidable Kana (moi aussi j'ai craqué au charme de cette poétesse du Karuta ^_^) ne soient pas en reste.
Le premier de son regard résigné effectivement, et qui très souvent s'efface derrière une coupe de cheveux ayant tendance à lui tomber sur les yeux. Permettant de masquer sa tristesse et d'en épargner la vue.
Pour le second, c'est surtout leur côté adulte et sage qui m'a marqué. A l'opposé de Chihaya. Il dégage une impressionnante sérénité. Comme s'il avait déjà subi tant de malheurs qu'il était désormais prêt à affronter le monde.
J'attends de voir ces yeux bleus-gris s'ouvrirent à nouveau au monde et retrouver leur plaine expression.

Lors d'une rencontre sportive avec Chihaya ? Moi aussi j'en rêve :)

Pour terminer, une note toujours légère mais différente.
Alors qu'il manque effectivement aux deux autres garçons de l'équipe des yeux (Tsutomu retirera-t-il un jour ses lunettes, les joues de Nishida dégonfleront-elle quelques instants pour permettre à ses yeux de s'ouvrir ? Grand suspense), un autre point commun rapproche les menbres secondaires - pardon pour le terme un peu réducteur - de l'équipe.
Le nez : chez tous un joli plus ou moins gros nez retroussé.
Chihayafuru, le Karuta, pas une histoire de flair ?

Gen' Gen' ·  19 avril 2012, 01:34

Ta remarque à propos des personnages secondaires est intéressante, j'ai pas vraiment pris le temps d'y réfléchir mais on peut effectivement se demander pourquoi à l'inverse de nos personnages principaux, Tsutomu et Nishida n'ont pas d'yeux. Peut-être qu'ils sont moins instinctifs que notre trio ? Kana est l'exception qui confirme la règle avec ses ronds immenses et chaleureux, l'apanage d'une poétesse qui ne marche qu'aux émotions ? Et en effet, dans la karuta on dirait que ça ne sert pas à grand chose d'avoir du nez...

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