Gen's Stream

Forêt Primordiale v.4.4

Aller au contenu | Aller au menu | Aller à la recherche

"

Gen's Stream v.4, la route continue

HR

Temps de lecture :

2258 mots - 11 minutes

Pic 1

Et un bloganniversaire de plus…

Et voilà, deux ans se sont déjà écoulés depuis le passage en v.3, il est temps de changer d’air, dites bonjour aux nouveaux blog, design et hébergeur. Adieu Free, j’aurais quand même passé de bons moments en ta compagnie… non, pas tant que ça en fait. Et merci à Johann/Tchyo qui me permet de continuer l’aventure sur un support plus confortable. L’adresse du blog change donc et devient enfin raccord avec le nom du blog, elle restera telle quelle en attendant que je me paye un nom de domaine digne de ce nom :

https://genstream.fr

Flux de suivi des billets : Atom - RSS 2.0

Que ceux qui ont eu l’infinie générosité de m’ajouter à leur blogroll/sidebar/gibet de potence public n’oublient pas de modifier leur petit lien ! Je vous invite à jeter un oeil à la blogroll et à me huer/frapper/balancer des tomates si vous estimez que je vous ai oublié (entre nous, si je vous oublie, c’est déjà pas bon signe.. oui, voilà, servez-vous de cette rage contre moi).

La version Free reste disponible en attendant que je me fasse violence pour mettre à jour toutes les images des anciens billets, et c’est pas gagné. Je n’ai fait que des retouches basiques de mise en page, c’est normal si ces derniers piquent encore un peu les yeux par rapport aux billets récents. Et puisqu’on parle de mise en page, cette nouvelle version apporte son lot de résolutions (à défaut de révolutions) : je tenterai d’écrire des billets moins longs et plus aérés, quitte à expérimenter une ligne éditoriale plus abordable. Je crois avoir torturé assez de lecteurs innocents jusqu’à maintenant, en particulier le jury des Sama Awards, qui n’avait pas vraiment le choix en se tapant le plus long billet publié sur ce blog (comprenez bien qu’à la base, je ne l’ai pas rédigé en vue du dit concours), mais après tout j’ai été bien classé, de quoi je me plains.

La page d’accueil a changé du tout au tout puisque j’ai adopté un modèle magazine “upgradé” par mes soins, vous pouvez cela dit afficher la liste habituelle de billets en entrant une astérisque dans le module de recherche en haut à droite (comme ça). C’est une méthode un peu artisanale, mais faudra s’en contenter, je vais voir si je peux pas quand même me débrouiller pour afficher une liste classique sur ce thème. De toute façon, les derniers billets sont disponibles juste en haut sur l’accueil (avec en dessous, les derniers billets de chaque section). Au passage, l’ami Google ne m’a pas épargné question mots-clés abracadabrants avec des joyeusetés comme “dans tes fesses hentai”, “hentai pieds”, “gifs seins qui gonflent hentai” (merci Ladies VS Butlers et B Gata H Kei), “film avec des enfants morts qui dévorent” (euh… what ?), “le viol d’une jeune fille douce streaming”, “xxx streaming horreur tentacul”, “violent anime fucking”, “photo hentai collant” (ouin, pourquoi tant de haine ?), “je suis foncièrement atteint de procrastination” (Google Psy ?), et j’en passe.

En termes de menus et de navigation, ça devrait être beaucoup plus clair que sur l’ancienne version où je m’étais bien éclaté à perdre mes lecteurs, et la sidebar est moins encombrante, j’avais de plus en plus de mal à supporter l’ancienne. Mais attention, un faux pas et c’est l’erreur 404… dérangeante. J’ai gardé ma proposition de lecture musicale, vous trouverez un petit lecteur prévu à cet effet à droite des icônes d’affiliation (j’utilise SoundManager2, le lecteur n’est pas du flash, seule la musique est gérée par un “moteur” flash invisible, fallback à l’appui). Mais j’ai l’impression que c’est surtout la disparition de la fameuse clochette qui vous fera sauter au plafond, adieu petite fūrin, sans rancune !

N’hésitez pas à me faire part de vos impressions et commentaires relatifs au design et à la navigation, je laisse la grosse pancarte “en chantier” quelques temps (c’est une image bien sûr, ne la cherchez pas des yeux), histoire d’avoir une version finale qui plaît un peu à tout le monde. Et si vous avez des suggestions à faire niveau mise en page/lisibilité des billets, c’est le moment ou jamais ;)

Illustration d’accroche par Oropi via Pixiv.


Tempus fugit, et caetera

Natsu no Arashi!

Natsu no Arashi! nous rappelle que le temps qui file s’oppose à la force du souvenir.

Deux ans… Même en l’écrivant noir sur blanc, j’ai du mal à me faire à l’idée que le temps file à une telle allure. Cet été, j’ai fêté mes 24 ans. Le temps où j’étais un enfant plein de rêves et d’espoirs pour ma vie future me semble être tout proche, et pourtant je ne peux porter qu’un regard détaché, absent sur ce que j’ai finalement réalisé. Je me sens parfois étranger à ce rythme fou de l’existence, comme si j’observais un train filer à toute allure alors que je m’acharne à avancer à une allure contemplative, à vouloir discerner dans tout ce qui m’entoure le sens des choses. J’aime vivre, mais je refuse de le faire à 100 à l’heure en passant à côté de l’essentiel.

Oh! Edo Rocket

Oh! Edo Rocket nous assure que certains combats doivent être menés.

Et paradoxalement, c’est ce qui m’en distance parfois, à m’en arracher les tripes. J’aime saisir les petits instants de la vie, ces moments où l’univers nous rappelle que le monde entier est hors de notre contrôle, de manière abrupte ou engageante, et pourtant il m’arrive de bêtement passer à côté de telles expériences. Dans ces moments là, il n’est plus temps de réfléchir et de se poser des questions, on sait ce qu’il nous reste à faire, la vie devient d’une évidence touchante, bouleversante.

C’est un peu ce mouvement qui motive ce blog, le partage des pépites d’existence rares et essentielles qu’on néglige trop souvent. Un carrefour de sensibilités uniques, subjectives, qui vous forgent une vie entière. Une porte parmi tant d’autres vers des univers intérieurs étrangers fascinants, et en même temps un petit voyage initiatique au fond de soi-même.

Asatte no Hōkō

Asatte no Hōkō témoigne de ce que veut dire “grandir”.

Le virtuel rapproche les individus autant qu’il les éloigne. S’il permet aux internautes du monde entier de se rencontrer, d’échanger et de transmettre des cultures variées sur un support commun, il leur permet aussi de se libérer d’un des facteurs les plus handicapants de la communication irl : l’apparence physique. C’est comme si internet nous avait enfin permis de nous émanciper de notre corps encombrant pour voyager, rencontrer et découvrir tout en prenant l’apparence qui nous convient. Le terme “avatar” est un peu à l’image de ce constat, imaginez quand même qu’un avatar est à la base le réceptacle terrestre d’un esprit de nature divine dans la mythologie hindoue. Alors voilà, grâce au web (ou cloud comme on dit de nos jours) nous accédons au statut de dieux et contrôlons l’intégralité de notre environnement direct, tout va bien dans le meilleur des mondes ?

Haibane Renmei

Haibane Renmei nous conte que la vie est le petit purgatoire subjectif de chacun d’entre nous.

Pas vraiment, puisque comme le dit le certain oncle d’un personnage de comics, un grand pouvoir implique de grandes responsabilités. Et si les responsabilités étaient livrées en recommandé avec le pouvoir, ça se saurait. Une tripotée de grands méchants ne tenteraient pas d’assujettir le monde à la première occasion déjà. Le joyeux bordel du net est un peu à l’image des hommes, incontrôlable et instinctif, ce qui lui vaut toute sa controverse, et ce qui fait tout son intérêt, comme un monde vierge foudroyé par les guerres de conquête. Un monde dans lequel on peut se débarrasser de nos petits défauts et de ces complexes qui nous encombrent, sans avoir conscience qu’ils font aussi partie de nous. On oublie les jugements arbitraires qu’on peut porter sur nous, et on se rapproche des centres d’intérêts qu’on apprécie envers et contre tout.

Finalement, le virtuel, aussi réel que vous et moi ? En partie, c’est ce qui explique qu’on s’y laisse emporter encore plus facilement que dans un fantasme purement imaginaire. Il reste cependant limité par les media avec lesquels il nous permet de jongler : du texte et de l’image, une infime partie de ce que transmet une expérience pleine et entière. Il y a un fossé entre regarder des photos ou vidéos d’une destination de rêve et s’y rendre réellement. Pourtant on n’aurait probablement pas idée de s’y rendre sans cette première approche.

Dennō Coil

Dennō Coil nous parle intelligemment de la distance qui sépare le réel du virtuel.

L’humain est pragmatique, il doit ressentir et toucher, le confort d’une chaise et d’un écran trouvera toujours ses limites face à l’expérience véritable, mais l’internaute n’y est pas pour autant plus enfermé que lorsqu’il décide de se lever. C’est bien parce que l’inverse se produit souvent qu’on préfère l’utiliser pour se sortir d’un quotidien étriqué de métro-boulot-dodo.

Internet ne restera toujours qu’un outil, pratique mais limité, l’important c’est de relier les points de ce nuage désordonné. Lorsqu’on n’en abuse pas, ça reste un moyen d’apprendre et d’avoir du recul sur ce qui nous entoure, des facteurs qui ne sont ni quantifiables, ni palpables, mais qui sont nécessaires à l’épanouissement d’un individu.

Manabi Straight!

Gakuen Utopia Manabi Straight! nous certifie l’importance des rencontres et des liens tissés.

L’homme se complaît depuis la nuit des temps dans la fiction pour ces mêmes raisons : si le support est un outil, peu importe le forme qu’il prend, la finalité est qu’il éveille des émotions et sensations bien réelles en nous. Comme l’imaginaire reste l’univers symbolique intérieur d’une sensibilité à part entière, ce n’est pas tant la matérialité que l’efficacité de la pratique qui importe, le partage est la clé. Le voyage dans l’imaginaire est l’odyssée la plus fabuleuse qui puisse être, puisque son unique finalité, c’est nous-mêmes, mis à nus, entiers, vrais. La fiction, c’est un peu l’internet des siècles passés en fait, tout un tas de mondes fantasmagoriques qui nous parlent de nos origines et amours charnels.

Préparer la nouvelle version du blog a été l’occasion de revenir sur mes précédents billets pendant que je m’acharnais à régler les problèmes de mise en page et de tags. J’en ai profité pour en relire quelques-uns au passage, et quand je vois toutes ces impressions, ces ressentis viscéraux, agréables découvertes et déceptions, j’ai du mal à retenir mes émotions. J’ai envie de continuer à faire vivre cet endroit aussi longtemps que possible pour tout ce qu’il contient, que ça vienne de moi ou de ceux qui le parcourent. Il me reste encore tant de choses à apprécier, une vie entière ne suffira probablement pas à apaiser ma soif d’expériences sensibles. Ça fait mal, mais qu’est-ce que c’est bon.

Pour paraphraser Jude Law dans l’A.I de Spielberg, qui date de l’époque où ses films contenaient encore un peu plus que des effets spéciaux beaucoup trop coûteux : “Je suis, sexiste j’existe !”.

Spice & Wolf

Parce que l’espoir d’une troisième saison du voyage d’une certaine louve vit toujours…


Gen’s Stream durant ces deux années, c’était aussi :

- Princess Crown, l’épopée retro

- Arrietty, ou l’importance des petites choses

- Undercurrent, un manga en suspension

- Conan, le garçon du futur Hayao Miyazaki

- Ys, une légende bretonne sauce nippone

- Aquaria, exode en eaux profondes

- Final Fantasy XII, le malaimé

- Odin Sphere, un conte made in Kamitani

- Les grands mouvements religieux au Japon

- À la découverte des mythes scandinaves

- Quelques errances et découvertes musicales


Gen'

Gen'

Abonnez-vous au Flux RSS pour suivre les prochains billets de cette catégorie.

Sirius Sirius ·  22 août 2011, 12:20

Comme je parle de la première partie du billet en privé, je passe à la seconde (et je teste ce module de commentaires qui me rend sceptique en passant).

Quand tu dis deux ans, c'est dommage car on dirait que tu tires un trait sur ton passage sur Overblog, où demeurent d'ailleurs des billets oubliés. J'aime personnellement voir avec nostalgie comment j'ai évolué même si souvent j'ai honte ^^

J'ai bien tripé quand tu parles d'avatar comme réceptacle et d'Internet comme un moyen de s'émanciper de son enveloppe charnelle. Internet, c'est pour moi avant tout le seul moyen de parler de ce que j'aime comme l'otakulture est strictement underground dans ma région. Je ne pense donc pas tricher avec ce que je suis vraiment IRL.

Longue vie à cette v4! J'espère plein de futurs pavés et cafés forts :p

Gen' Gen' ·  22 août 2011, 15:42

Bon, le mail était déjà assez long, je vais éviter de refaire la même ici :')

Je ne rejette pas vraiment l'expérience Overblog, quand je dis deux ans je fais juste référence à l'anniversaire de la version 3. Tout ça grâce à Dotclear qui a mémorisé la date de création du blog, puisque je suis incapable de me souvenir quand j'ai démarré mon aventure sur Overblog. Disons trois ans supplémentaires ? Le première version était un foutoir innommable où j'entassais pelle-mêle tous mes centres d'intérêt (parce que oui, c'est pas forcément évident mais j'en ai sacrifié une bonne partie là).

"Internet, c'est pour moi avant tout le seul moyen de parler de ce que j'aime comme l'otakulture est strictement underground dans ma région. Je ne pense donc pas tricher avec ce que je suis vraiment IRL."

Tu dis de manière pragmatique ce que j'envoie par l'intermédiaire de toute un tas de concepts alambiqués. J'aime bien dire ce qui me passe par la tête de temps en temps, j'ai l'impression de relier tous les points de l'univers (comme dans ces vieux Mickey Magazine et compagnie, ça se fait peut-être encore aujourd'hui ?). Je suis incorrigible.

Des pavés oui, mais je vais essayer de penser à ceux qui les subissent et de la aérer un peu. C'est qu'un texte brut me comble de joie...

Ynini Ynini ·  29 novembre 2011, 22:32

Hola!

Cela faisait un petit bout de temps que je n'étais pas passer ici pour lire. Je passais régulièrement, mais pour être bien franc avec toi, je faisais une lecture très sommaire. Non pas que tes textes sont mornes et ennuyeux, mais c'était plutôt moi qui était morne et ennuyeux haha.

Il fait bien de se sentir chez soi. Je suis jeureux de voir ce blog évoluer au gré du courant. Tu t'es toujours laissé porter par le courant de ta vie. Overblog, free.fr et maintenant falena.fr.

Je te suis depuis maintenant quatre ans, je crois, et le plaisir est toujours au rendez-vous. Ta prose n'a de cesse de m'envoûter. On s'accroche aux phrases et on ne peut en décrocher. Comme une bonne histoire avec une intrigue prenante tes textes nous tienne en haleine jusqu'à la toute fin.

Maintenant que j'ai le temps de lire tes articles, je vais effectuer un petit peu de rattrapage et me mettre à jour.

Au plaisir mon cher! :)

Gen' Gen' ·  01 décembre 2011, 09:41

Merci pour ce petit message, ça me fait très plaisir. Et après tout, c'est normal que tu ne lises pas tout ce que j'écris, tous les sujets que je peux aborder ne t'intéressent pas forcément. Et mes billets sont qui plus est longs et demandent un certain investissement que tous les lecteurs ne sont pas prêts à fournir. Soit, j'en suis conscient, mais je reste bien incapable d'écrire moins s'il faut que je finisse frustré pour plaire à davantage de lecteurs. Mon rythme irrégulier me convient, et c'est aussi ce qui m'a permis de blogueur jusqu'à maintenant sans disparaître du jour au lendemain (jamais définitivement dumoins).

Je te souhaite de passer d'autres bons moments en ces terres isolées où le vent qui souffle raconte de drôles d'histoires, en tout cas :)

Les commentaires sur ce blog utilisent l'affichage Gravatar, enregistrez votre mail en quelques clics pour lier automatiquement votre adresse mail à un avatar de votre choix sur tous les sites compatibles. Cliquez ici pour en savoir plus.



Ajouter un commentaire Fil des commentaires de ce billet

Notice: Undefined index: c_question_hash in /var/www/gen/www.genstream.fr/all-blogs/plugins/accessibleCaptcha/class.dc.filter.accessible.captcha.php on line 55 Notice: Undefined index: c_answer in /var/www/gen/www.genstream.fr/all-blogs/plugins/accessibleCaptcha/class.dc.filter.accessible.captcha.php on line 61


Voir Également

Et Christophe Colomb découvrit les Indes...

(ou pas… ne soupirez pas, j’ai bien failli l’intituler “Croisade en Terre Sainte…”) Non, ce billet...

Lire la suite

Ombres chinoises

Une nomination surprise au concours Golden Blog, dont je remercie encore les sélectionneurs et...

Lire la suite


top