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Koi☆Sento : Le Shuhei Morita frivole

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Tiens, et si je bloguais ?

Koi Sento Pic 1

KakuRenBo m’avait marqué il y a pas mal de temps grâce à son ambiance et sa réalisation CG qui ne piquait pas les yeux, pour une fois. Pour sa première production Shuhei Morita nous présentait un bagage artistique marqué, au point que le script était relayé au second plan et n’avait pour but que de servir les idées du bonhomme en terme de réalisation. Après cette mise en bouche agréable mais pas transcendante, principalement parce que l’ensemble était finalement assez creux, c’est avec la série d’OVA Freedom que l’auteur m’avait éblouit, en collaboration avec le Katsuhiro Otomo d’Akira, rien que ça. Si la petite série n’avait pas grand chose en commun avec le film mythique si ce n’est son charadesign et son univers high-tech doucement steampunk, la spectacle était déjà plus convainquant sur la technique, là où les entourloupes visuelles de KakuRenBo cachaient merveilleusement bien les limites du full CG, et on voit bien que le monsieur n’était pas seul à travailler sur le background de l’ensemble. Les scènes d’action bourrées de punch aidaient, même si on avait encore l’impression d’assister à un spectacle de marionnettes par moments. Avec l’OVA Koi☆Sento, Shuhei Morita remet encore une fois le couvert sous l’aile de Sunrise et tente toujours de prouver que l’animation entièrement modélisée peut aussi bien faire que le pur 2D (lui aussi entièrement computerisé aujourd’hui de toute manière, l’effort devient un peu vain).

De sortie aux EU chez Sentai Filmworks sous le petit nom “Coicent” (je voyais bien Koi Sent, “Envoyé par l’Amour” à la base, mais soit), l’OVA est accompagné d’une autre production toute de CG vêtue, Norageki!, OVA réalisé par Hiroaki Ando manifestement inspiré par son travail sur l’épisode 5 de Freedom et quelques autres productions utilisant du CG comme Princess Arete, Tobira wo Akete, et notamment les longs métrages Steamboy et Metropolis (toujours crédité sur les CG). Mais on ne s’intéressera qu’au premier OVA ici, et à la filmographie plus humble de Morita.

Summer Wars meets Le Cinquième Élément

Première chose qui saute aux yeux lorsqu’on jette un oeil aux visuels de Koi Sento (vous ne m’en voudrez pas de m’épargner un copypaste en supprimant l’étoile du titre) : les visuels sont directement inspirés du Summer Wars d’Hosoda Mamoru, l’utilisation des CG renvoyant du coup de très près au travail de Takashi Murakami lors des longues séquences de délire visuel du monde virtuel d’OZ. Une patte artistique qu’on retrouve aussi dans l’humour omniprésent de ces vingt minutes où les évènements et éléments incompréhensibles s’entassent sans qu’il faille chercher à y comprendre quoi que ce soit (le cerf albinos hilare, le Buddha qui nous gratifie d’un signe V de la main, les méchants au design… hum, pittoresque). C’est là que derrière les inspirations évidentes de Shuhei Morita, on retrouve sa patte : il n’y aura pas grand chose à tirer de ce visionnage si ce n’est une expérience visuelle plus ou moins convainquante, les bons sentiments ne suffisant pas à donner suffisamment de corps à l’ensemble, même si on notera qu’il y a bien volonté de donner un semblant de morale au spectacle cette fois-ci. D’ailleurs le pauvre Morita n’est pas vraiment doué en la matière, puisqu’il nous l’envoie dans la figure en toutes lettres à la fin de l’OVA, comme si la douce innocence de l’épisode ne débordait pas déjà assez de saccharose. Je crois que je préfère encore l’obscurantisme facile de KakuRenBo, au moins il y avait matière à réfléchir. Passons.

Koi Sento Scr 1

J’ai comme un sentiment de déjà vu…

Au rayon des références curieuses, je n’ai pas pu m’empêcher de tracer un parallèle entre la scène d’évasion d’Himiko et celle de Lilou dans notre bon vieux Cinquième Élément. Ça peut paraître tiré par les cheveux, mais le script (aussi signé Morita) est très similaire : Himiko est un être artificiel traité comme un rat de laboratoire qui rencontre notre héros en lui atterrissant sur le pif après être tombé du flanc d’un immeuble dont elle est sortie par une voie d’aération dans une ville futuriste (remplacez le taxi par un cerf volant… non, ce n’est pas une blague, et vous obtenez la scène du dit film made in Hollywood plan pour plan). L’héroïne de Koi Sento a aussi son petit surnom qui vient écourter un prénom à rallonge : “Toto” (rien à voir avec la tête) pour Yamatototohimomosohime (à lire d’une traite), de son vrai nom Himiko, princesse de Yamato.

Autre rapprochement que j’ai trouvé hilarant sur le coup, mais qui est plus dû à mon esprit tordu : à un moment, notre couple de personnages chevauche l’ami cerf volant dans le vent en pleine nuit, et passe devant une pleine lune, dans un moment rappelant bizarrement le E.T de Steven Spielberg (comme précédemment, remplacez l’animal par un vélo…). Bref, globalement Koi Sento donne l’impression de piocher dans toutes les oeuvres à succès pour avoir droit à son heure de gloire, il en ressort plus une impression de melting-pot timide que de réalisation personnelle à l’identité plus marquée et convainquante. Difficile d’attribuer quoi que ce soit à Shuhei Morita quand on se rend compte que les principales qualités de son Koi Sento sont un bête copié/collé de sources diverses, c’est bien dommage, surtout que l’auteur ne manque pas d’inspirations et d’idées originales à côté de ça. Comme pour sa première production, il donne l’impression de s’entourer d’un bagage esthétique conséquent sans vouloir lui donner plus de profondeur qu’une vitrine technique, ce qu’était littéralement KakuRenBo à l’époque.

Même constat au niveau des personnages, qui jouent leur stéréotype sans chercher à l’approfondir : le héros, Shinichi, est un idiot de premier choix maladroit et timide, copie froide du Kenji de Summer Wars, l’héroïne ressemble à Natsuki tout en étant votre cruche mystique lambda, et je préfère oublier le copain crétin de Shiniji qui n’est là que pour faire son plus one et remplir le vide, et réussi l’exploit d’être encore plus stupide que notre héros, ce qui en dit long sur les profondeurs abyssales qu’on atteint. Le meilleur et le pire des bons sentiments, avec des méchants aussi crédibles et effrayants que la Team Rocket dans Pokemon. La vieille peau qui sert de grand boss rappelle même un peu les grands-mère enragées à la Ghibli, en particulier la sorcière du Voyage de Chihiro. Là aussi, on ne peut pas dire que l’originalité et la prise de risque soient légion, même si le résultat reste efficace pour peu qu’on cherche le simple divertissement. On voudrait volontiers en savoir plus sur cet univers et nos personnages, mais il ne faudra pas s’attendre à être satisfait de si tôt. Shuhei Morita aurait de toute façon bien mieux à faire, comme… réaliser des OVA convainquants sur le fond comme la forme, par exemple, quelque chose de plus personnel et approfondi que Freedom.

Koi Sento Scr 2

Rape or not to rape, here is the question.

Buddha, Tourisme et Japon des temples

Là où on retrouve largement l’identité de Morita, c’est dans l’imagerie bouddhiste très présente de cette ville futuriste uchronique où Nara n’aurait jamais cessé d’être la capitale éphémère du Japon, et la légendaire reine Himiko régnerait toujours sur le pays, réduite à un pastiche de royauté comme notre bonne vieille Elisabeth II (et à la descendance assurée à grand coups de manipulation génétique, d’après ce que j’ai compris - pas celle de la Reine d’Angleterre hein, vous regardez trop Doctor Who -). L’intrigue se déroule dans une partie touristique de la capitale où s’entassent symboles culturels et architecturaux japonais, tous ces temples entourés de couleurs chatoyantes font clairement plaisir à voir et invitent au tourisme. C’est au point que l’OVA a presque un air de publicité affichée pour les monuments de la région de Nara, qui ne manque pas de mettre en avant ses qualités culturelles, naturelles et son artisanat pour inviter l’amateur de culture nipponne à visiter ses murs, dont un certain nombre sont inscrits à juste titre au patrimoine mondial de l’UNESCO.

Koi Sento Scr 3

Lorsque Morita s’inspire de Minority Report, ça donne de l’anticipation façon Nirvana…

Dans ce futur rêvé, le bouddhisme qui fut un temps religion d’état au Japon serait aussi resté d’actualité au détriment du shintoïsme, de ce fait on voit des statues aux traits bouddhiques un peu partout, parfois sous les formes de statues colorées transformées en véritables robots pour défiler lors du festival dédié au transfert de la capitale. Même Himiko adopte les traits d’une femme entourée de velours dans une imagerie ésotérique toute chinoise. Le monument le plus imposant qui apparaît dans l’épisode est est le Grand Bouddha du temple de Tōdaiji, qui s’anime pour l’occasion. Serait-ce surinterpréter de considérer les biches/cerfs et ce cerf volant albinos qui ricane comme des représentations d’un mouvement shintō qui tape silencieusement dans les pattes de l’omniprésence bouddhiste, ces animaux étant des symboles des racines et de la nature primaire (et évoquant largement des kami) ? Ou sont-ils juste là parce que les biches sont un spectacle courant dans les parcs de la ville de nos jours ? Ce n’est pas Shihei Morita qui nous le dira, vu qu’il se borne à un fil rouge léger et unidimensionnel au possible durant tout l’OVA, qui ne nous dit pas grand chose à propos du pourquoi et du comment de cette vision atypique de l’avenir.

Le Syndrome de Gepetto

Si la forme marque encore un pas en avant dans l’utilisation de personnages entièrement modélisés, certains détails gênants viennent encore noircir le tableau, et il est toujours difficile de se séparer des problèmes majeurs de cette technique : l’animation des expressions des visages, pour commencer. Comme mentionné plus haut, l’utilisation des masques dans KakuRenBo permettait de contourner brillamment le problème du réalisme et de la fluidité des expressions, qui peut très vite transformer des personnages en glaçons pas humains pour un sou. Sur Koi Sento, si certaines expressions sont très réussies, et que le le cell-shading est à en confondre la réalisation avec des techniques plus habituelles sur capture d’écran, la rigidité de l’animation tend toujours à me refroidir. Sur certains plans, on note par exemple facilement que les sourcils et la bouche sont animés de manière indépendante, et le temps de déclenchement de l’animation est rigoureusement calculé, ce qui retire une bonne partie du caractère humain des personnages en gros plan (notamment au niveau du mouvement très strict des lèvres).

Dans la scène finale, Himiko frotte sa joue contre celle de Shinichi, et en dépit d’une bonne volonté évidente, l’illusion prend difficilement, on a du mal à “sentir” la chaleur de ce contact. A contrario, lorsque Shinichi nous fait son précoce et laisse exploser sa timidité en rougissant comme une tomate, on ne questionne pas une seconde son émotion toute moderne d’homme à croquer. Le visage d’Himiko frôle l’uncanny valley lorsqu’il essaie d’être mignon, alors que ses yeux sont en eux-mêmes très réussis et aussi communicatifs que ceux de n’importe-quel personnage de manga, soulignés par un joli bleu ciel à l’image des couleurs éclatantes et du brin de folie que les décors empruntent à Takashi Murakami. Ces derniers sont pour le coup sublimes et frôlent le sans faute, avec leur richesse de couleurs et de culture omniprésente. Et pour cause : ils témoignent d’un travail important sur les illustrations 2D, à l’inverse des personnages et autres éléments animés ajoutés en premier plan. Plus surprenant : si d’habitude les figurants sont intégrés en CG, cette fois-ci ce sont ces derniers qui son dessinés et contrastent nettement avec la modélisation des personnages principaux ! La Sunrise touch, à qui on doit peut-être aussi les Mecha-Buddha (à peine moins ridicules qu’une RoboGeisha) ?

Koi Sento Scr 4

Le travail sur l’expressivité des visages est particulièrement soigné, reste à insuffler autant de vie aux corps qui sentent encore un peu le Made in China.

Le problème suivant se situe au niveau du corps des personnages, et de leurs articulations. Un exemple explicite : prenez un poing serré en gros plan, ou plus généralement le sentiment qu’un personnage effectue un effort, se dépasse. La modélisation stricte d’un personnage en 3D, et les simples jeux de rotation géométrique qui constituent son animation, n’ont pas l’énergie et la naturel d’une animation en 2D moins fluide, mais plus libre dans ses mouvements. Encore que la question de la fluidité tend à disparaître lorsqu’on voit le soin qui est apporté aux sakuga dans l’animation moderne, et l’utilisation de CG rend le découpage key/in between encore plus flagrant sur les corps modélisés, avec un enchaînement de poses fixes et de transitions plus ou moins soignées. Autre différence notable : lors d’un mouvement rapide, l’animation de type “sakuga” déformera légèrement l’élément dans le sens de son déplacement pour accentuer l’effet de vitesse et fluidifier le tout, alors que les CG se bornent à leur forme d’origine avec un rendu plus abrupt pour nos yeux. Si les poses fixes sont naturelles, c’est lors du mouvement que la réalisation souffre encore du syndrome des marionnettes donc, en dépit de quelques séquences animées à la perfection comme celle du combat d’Himiko contre les deux brutes montées sur statues bouddhistes, qui tient plus de la chorégraphie avec une illusion impeccable du mouvement et du poids du personnage. L’interaction des corps modélisés avec les décors plats est aussi un problème courant, le secret est d’éviter de donner l’impression que les corps flottent sur un arrière-plan distant, quelques petits effets spéciaux comme de la poussière aident à faire passer la pilule, Koi Sento s’en sort plutôt bien à ce niveau là (surtout grâce à un travail sur la lumière irréprochable).

Koi Sento continue globalement dans l’amélioration engagée par Freedom, et c’est bien l’expressivité plus importante des personnages qui évite à la technique de se casser les dents. Shinichiro est un protagoniste intéressant pour Morita puisqu’il lui permet de travailler sur le visage de ses personnages, quitte à le rendre un peu agaçant sur les bords, souci qu’il avait choisi d’esquiver avec panache sur KakuRenBo avec les traits de Daisuke Sajiki, de retour sur le charadesign de cet OVA. La surenchère des expressions permet aussi d’équilibrer le côté impersonnel des animations CG, quelque part, c’est ce qui explique qu’Himiko, moins expressive, trahit plus facilement l’illusion de son personnage. Un rendu plus réaliste aurait était beaucoup plus délicat, et moins convainquant à tous les niveaux, on reste dans une tentative de contourner le problème sauf que cette fois-ci, nous n’avons pas affaire à des masques de Kitsune, mais à des émotions volontairement surjouées. Dans l’animation, quelque soit la forme qu’elle prenne et la technique qu’elle emploie, tout est question d’illusion. C’est aussi vrai pour le jeu des acteurs au cinéma, puisqu’un film tel qu’il soit repose sur ce qu’on appelle la “suspension consentie d’incrédulité” chez le spectateur, celle à qui on doit ce même débat au sujet de la saisie complète du jeu d’acteur via performance capture (Le Pôle Express, Avatar, dernièrement Tintin et le Secret de la Licorne), mais c’est une autre histoire.

Koi Sento Scr 5

Un sourire à la Füssli qui hantera longtemps vos pires cauchemars.

En résumé :

Si dans la technique ce Koi Sento permet à Shuhei Morita d’expérimenter une nouvelle fois et de progresser dans la technique pour nous offrir un rendu full CG plus convainquant qu’auparavant, même si toujours imparfait, cet OVA semble n’exister que pour cet unique exercice. L’épisode repose en grande partie sur le succès de Summer Wars, et pioche allègrement dans les références et clichés divers et variés sans chercher à approfondir son fond, se contentant d’une intrigue téléphonée et unidimensionnelle au possible, là où il y avait de quoi proposer quelque chose de sensiblement plus intéressant.

On reconnaît cependant la touche Morita très personnelle avec une très forte influence bouddhiste dans ce Japon futuriste trenscendé par son passé mythique. Un futur optimiste où les merveilles de l’Histoire du pays sont intactes et restituées dans leur pleine puissance auprès des générations futures, qui semblent plus désireuses que jamais de plonger dans leurs racines (ou au moins dans l’idole qui incarne ces valeurs, si je puis me permettre), là où l’intrigue aurait ressemblé à un voyage scolaire banal sur fond de râles et de torture psychologique si elle se devait d’être un tantinet réaliste. Ce qu’elle n’est heureusement pas, l’univers étant agrémenté d’un humour aussi déjanté qu’incompréhensible façon Takashi Murakami entre deux décors de grands temples nippons. Un voyage touristique qui n’a rien d’inoubliable ou de novateur, mais qui dans l’ensemble reste divertissant. Si l’on pardonne à l’OVA les imprécisions de sa technique toujours un peu expérimentale, il y a de quoi passer un bon moment, ou au moins baver devant les décors en 2D très colorés et travaillés qui mélangent habilement architecture ancestrale et modernité digne d’un univers de science-fiction. Shihei Morita souffre cependant toujours de cette manie qu’il a d’oublier le fond pour travailler sur la forme : amateurs de fraîcheur, d’intrigues à tiroirs et de character development s’abstenir.

Fiche de l’OVA sur Anime News Network/MyAnimeList

Coicent EU en commande sur le site Sentai Filmworks

En savoir plus sur le Projet Freedom, financé par la marque Nissin (anglais)

En savoir plus sur Nara en tant que capitale (anglais)

Un coup d’oeil sur Nara et le Temple de Tōdaiji en photos

Site officiel français de la préfecture de Nara


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